Du bout des doigts

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

du-bout-des-doigts.jpgDu bout des doigts
Sarah Waters
750 pages
janvier 2005

4ème de couverture :

Londres, 1862. À la veille de ses dix-huit ans, Sue Trinder, l'orpheline de Lant Street, le quartier des voleurs et des receleurs, se voit proposer par un élégant, surnommé Gentleman, d'escroquer une riche héritière. Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d'un genre tout particulier. Enveloppée par une atmosphère saturée de mystère et de passions souterraines, Sue devra déjouer les complots les plus délicieusement cruels, afin de devenir, avec le concours de la belle demoiselle de Briar, une légende parmi les cercles interlopes de la bibliophilie érotique. Héritière moderne de Dickens, mais aussi de Sapho et des Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine de l'Angleterre victorienne, un envers du décor où les héroïnes, de mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on l'attendrait. Un roman décadent et virtuose.

Extrait :
"En ce temps-là je m'appelais Susan Trinder. Les gens me disaient Sue. Je connais l'année de ma naissance, mais pendant longtemps j'ai fêté mon anniversaire à Noël, faute de savoir le jour. Je suis orpheline de père et de mère, autant que je sache. Ma mère en tout cas est bien morte. Je ne l'ai jamais connue, je ne me souciais pas d'elle. J'étais la fille de Mme Sucksby, ou c'était tout comme, et pour me tenir lieu de père il y avait M. Ibbs, serrurier à Land Street dans le Borough - "le Quartier", comme on disait -, sur la rive droite de la Tamise, au bord de l'eau."

Mon avis :undefined  undefined
Sur fond d'Angleterre Victorienne, ce roman nous entraîne dans les bas quartiers londoniens, repaire des délinquants et des escrocs. On y retrouve une atmosphère à la Dickens.
L'intrigue est excellente, les rebondissements en pagaille. On ne s'ennuie pas une seconde dans ce roman pourtant volumineux (ne pas se laisser décourager par l'épaisseur du livre cela en vaut la peine!)
Les personnages y sont diaboliques et machiavéliques. Tout y est manipulation. Mais qui manipule qui ?
Le roman est construit de manière binaire où chacune des protagonistes, Maud et Sue, nous apporte à tour de rôle son angle de vue.
On retrouve également l'atmosphère romantique des romans classiques du 19ème siècle grâce à une écriture élégante et aux comportements des personnages.
A noter également une touche de sensualité et d'homosexualité, bien que ce ne soit pas là l'essentiel du roman.

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Anaïs 19/02/2013 15:01

moi aussi j'ai beaucoup aimé ce roman, mais peut-être pas autant que Ronde de nuit !

http://mespetitsbouquins.blogspot.fr/

Minou 23/04/2012 17:53

Comme annoncé, je reviens : nous avons quelques lectures en commun apparemment. J'ai moi aussi beaucoup aimé ce roman et ai été bluffée d'un bout à l'autre par ces jeux de manipulation. Il faudrait
que je le relise un jour et que je découvre d'autres de ses romans.
Je suis ravie que mon blog soit dans tes favoris, merci pour tes visites et ton dernier commentaire. :)

Noémie 05/03/2012 19:06

Rien que la couverture me donne envie..!
J'ai lu du Jane Austen et j'ai adoré. Ceci dit, je ne connais pas cette auteure.

Virginie 12/03/2012 10:48



Il faut foncer ! C'est un très bon souvenir de lecture !



émilie 25/11/2008 21:01

Tous les livres de Sarah Waters sont du même tonneau : manipulation, ambiguïté... Je suis une fidèle adepte, elle sait nous tenir en haleine et son écriture est superbe. Très peu d'auteur contemporain ont un univers aussi abouti. J'adore!!!

Virginie Moret 27/11/2008 10:25


C'est une bonne nouvelle alors s'ils sont tous comme ça! J'ai hâte d'en découvrir d'autres.


Karine 21/10/2007 14:03

Ce livre fait partie de mon challenge 2008. J'ai bien hâte de le lire et j'espère autant aimer que toi!