Corpus Christine

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Corpus Christine
Max Monnehay
août 2006
240 pages

4ème de couverture :

Un homme vit en position horizontale, séquestré et affamé dans son propre appartement par sa femme. Il décrit son martyre, la longue horreur des jours passés à tenter d'attraper une bouchée de pain en rampant sur le ventre, à se suspendre à la poignée d'un placard pour se saisir d'un légume. Elle, obèse, l'affame à rythme contrôlé, distillant l'agonie, lui supprimant toute possibilité d'attenter à ses jours. Puis un jour, elle disparaît totalement et la haine qu'il ressentait, qui l'alimentait se mue en une docilité d'animal domestique à attendre sa pitance du Mac Do qu'elle lui apporte de temps à autre. Quand elle revient et change de stratégie pour réveiller en lui une cruauté assoupie, lui, le squelettique reprend goût à la vie par le seul sentiment qu'il lui reste, le désir de meurtre.


Mon avis :

Je suis plutôt mitigée sur ce roman...Autant j'ai beaucoup aimé le début, très déroutant et très bien écrit, autant je me suis ennuyée à partir de la moitié, très répétitive et je n'ai que moyennement apprécié la fin qui selon moi ne répond pas à toutes les questions soulevées.

Le sujet est très étrange : un homme se retrouve vivre allongé comme un animal, privé de la mobilité de ses jambes pour on ne sait qu'elle raison, et surtout séquestrée par son énorme femme depuis 4 ans, affamé par celle-ci.

Chaque page nous apporte un peu plus de monstruosité et de dégoût mais néanmoins, on a une envie presque malsaine de continuer. Et l'auteur s'en amuse beaucoup en nous interpellant parfois.
L'histoire, racontée par le protagoniste lui-même, est construite autour de flash-back sur la vie du couple.

Peut-être pas sur l'écriture mais en tout cas sur le thème choisi et le "bizarre", Amélie Nothomb a trouvé sa petite soeur (Max Monnehay est en effet une jeune femme)
Dès les premières lignes, j'ai pensé à elle. Mais qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête de ces écrivains pour imaginer des histoires aussi todues ???
Mais la comparaison s'arrête là. La plume n'est pas aussi brillante.

J'attends quand même de lire le second roman de cette jeune écrivain (si second roman il y a) car il faut bien l'avouer, cette histoire a au moins l'avantage de sortir de l'ordinaire même si elle ne m'a pas pleinement convaincue.
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sybilline 07/06/2008 13:14

Sincèrement, je trouve triste qu'une belle plume se contente d'un aussi pitoyable thème! C'est une histoire sordide, à ne pas lire!

Virginie Moret 07/06/2008 14:31


Oui, un livre qui me laisse encore perplexe !! Et pourtant, on en a tellement parlé à sa sortie !!!


florinette 21/05/2008 09:30

Ce coup-ci, je passe mon tour !! ;-))

Virginie Moret 07/06/2008 14:37


Oui, c'est préférable !! Rien à perdre...


Georges F. 13/05/2008 17:22

Oui, je vois, c'est le genre de roman à lire tard le soir, après un bon dîner un peu trop copieux, pour être sûr de faire de beaux cauchemars. Et qui peut-on appeler si on ne parvient pas à se rendormir ?