Le terrier

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

terrier

 

Le Terrier

Franz Kafka

 

Mon avis : 3.gif

 

Ce livre m'a été offert par Babelio dans le cadre de l'opération Masse Critique.

 

Le terrier est une nouvelle inachevée, l’un des derniers écrits de Kafka. Etrange, très étrange nouvelle.

Une petite bête dont on ne connaît pas trop la nature a construit un terrier pour se protéger des ennemis potentiels. Ce terrier est un véritable labyrinthe constitué de multiples galeries, de ronds-points et d’une place forte. Le narrateur (la petite bête) a peur en permanence de l’attaque, sauf que personne ne vient jamais ! Le moindre bruit lui fait peur, le sommeil l’angoisse. Enfin bref, il en devient paranoïaque.

A mon sens, le texte brut tel qu’il nous est livré est d’un intérêt moyen. Certes, Kafka sait très bien nous faire ressentir la quasi folie de son narrateur, le dédale dans lequel il s’est lui-même engouffré.

Pour apprécier à sa juste valeur cette nouvelle il faut je pense aller un peu au-delà et mettre en parallèle la vie de l’auteur. Il semblerait que le Terrier puisse être interprété comme une nouvelle très autobiographique. Kafka se comparaît semble-t-il très souvent à une bête dans un terrier, en proie au désespoir. De même, l’ennemi dont il est sans cesse question dans cette nouvelle peut être interprété comme une métaphore de sa maladie, la tuberculose (dont il est mort) et qu’il avait coutume de nommer  ainsi.

Alors je reste convaincue que cet ouvrage est à réservé à ceux qui veulent aller un peu plus loin sur l’auteur ou qui connaissent déjà bien l’univers kafkaien, sinon, on risque de passer à côté !

 

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Céline 19/10/2010 14:57


J'ai lu ce texte dans le même cadre que toi, grâce à Babelio, et sans rien connaître de Kafka. C'est le premier texte de cet auteur que je lis, et pourtant, j'ai énormément apprécié ce texte très
'brut' comme tu le dis.
Je trouve qu'il décris très bien les fantasmes et les angoisses d'une imagination malade. Comme un fil qu'on déroule, rien ne vient interrompre son monologue, et pourtant son délire nous emmène de
la paix (certes précaire) à l'apocalypse. Je trouve ça terriblement réussi.