Quitter le monde

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

quitter le mondeQuitter le monde

Douglas Kennedy

Mai 2009

 

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Douglas Kennedy, où le romancier maître du héros-pas-de-bol avec une descente aux enfers sans fin. On pense que le personnage a touché le fond, mais non, il peut encore tomber plus bas. Le destin qui s’acharne en quelque sorte…

 

Plonger dans un roman de Douglas Kennedy, c’est presque toujours l’assurance de passer un agréable moment de lecture (je dis presque, car j’exclue La Femme du Vème).

 

Quitter le monde, c’est l’histoire de Jane qui a grandit au milieu de parents qui se déchirent, avec un père qui claque la porte du jour au lendemain et avec une mère qui n’aura de cesse de faire porter la responsabilité à sa fille. Et c’est parti pour le cercle vicieux de la culpabilité, thème réccurent de ce roman.

 

Jane grandit, devient malgré tout une brillante étudiante de Harvard et ensuite une enseignante reconnue en littérature (l’univers décrit de ce microcosme universitaire m'a par moment fait pensé à du David Lodge).

 

Mais tout ce que touche Jane finit par lui échapper, et souvent de la manière la plus brutale qui soit. On suit avec avidité les rebondissements de sa vie, les coups dans le dos que son entourage lui fait. Peut-être un peu trop caricatural je pense : Jane la gentille droite dans ses bottes, le reste du monde contre elle.

 

Un petit bémol pour la dernière partie « policière » du roman qui aurait largement pu ne pas exister et qui m’a semblée un peu incongrue…Quel est le rapport avec le reste ? Où l’auteur veut-il nous mener ?

 

En conclusion, oui, Kennedy est un auteur dit « facile », mais Quitter le monde un peu moins que les autres, plus fouillé probablement. On frise peut-être parfois les réflexions « café de commerce », les facilités narratives et rebondissements « gros sabots », mais on se laisse néanmoins emporter très facilement, pour peu qu’on n’en attende pas plus qu’un agréable moment de lecture.

 

 

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Ikebukuro 12/12/2010 08:43


J'en ai lu pas mal à un moment et puis je me suis un peu lassée, notamment avec La femme du Vème. Il faudrait que je refasse une tentative... J'ai trop tendance quand j'aime un auteur à lire tous
ses livres et du coup je frôle l'overdose. C'est encore pire avec les policiers car en plus on finit par connaître toutes les ficelles...