Le pianiste afghan

par Virginie

publié dans Littérature étrangère

le-piansite-afgan.jpgLe pianiste afghan

Chabname Zariab

Août 2012

 

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Chabname Zariab nous livre une petite histoire très courte et toute simple pour son 1er roman.

 

Dans les années 80, une petite fille afghane qui n’a jusqu’à présent connu que l’occupation et les bombes se trouve obligée de fuir son pays et de s’exiler en France, laissant derrière elle son papa.

 

L’arrivée à Montpellier est un véritable choc. Entre la barrière de la langue, la différence de culture et la nostalgie du pays natal, rien n’est simple.

 

Devenue jeune fille, l’envie lui vient de retourner en Afghanistan, à Kaboul, pour retrouver son ami d’enfance qui n’a jamais quitté son esprit.

 

Le 11 septembre 2001 est passé par là et le peuple afghan n’est plus ce qu’il était au moment de son départ. On a tous en tête les images véhiculées par les médias sur ce pays et la condition des femmes…et c’est à cela que la jeune fille va être confrontée.

 

Une seconde partie que j’ai trouvée très touchante et empreinte d’une grande sensibilité.

 

Une très belle découverte que je vous conseille vivement !

 

Et pour ceux à qui le titre et la photo de couverture feraient peur, non, ce n'est pas un roman qui parle de piano :-)

 

Ce roman a obtenu le prix Méditerranée des lycéens 2012.

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Le Japon n'existe pas

par Virginie

publié dans Littérature étrangère

Le-Japon-n-existe-pas.jpgLe Japon n’existe pas

Alberto Torres Blandina

 

Mon avis : 4.gif

 

Si je devais résumer en un seul mot cet ouvrage, ça serait INSOLITE. Alberto Torres Blandina, dont c’est le 1er roman, est à mon avis un auteur à suivre !

 

 Les premières pages m’ont certes un peu dérouté, voir ennuyé, mais passé ce cap, ce fut un très bon moment de lecture. Ce roman ne ressemble à aucun autre…

Salvador est balayeur dans un aéroport, mais un balayeur un peu particulier. En effet, il est très bavard et passe beaucoup de temps à parler avec les voyageurs en attente.

Il essaie de deviner leur destination, leur raconte des histoires, leur donne des conseils. Les histoires sont souvent à tiroir, à la manière des Contes de Mille et une nuits, parfois elles sont loufoques ou sans queue ni tête, mais elles ont comme point commun de nous tenir en haleine et de nous faire sourire.

 

Comment ça vous ne saviez pas que le Japon n’existait pas ? Quoi, vous n’êtes pas au courant du pacte secret des aéroports ? Et si Salvador vous racontait un peu le fonctionnement du fameux club des Désirs impossibles ?

 

Une mention spéciale pour la fin de ce petit livre : tout simplement délicieux !

 

Alors si vous prenez prochainement l’avion, pensez à glisser ce roman dans votre sac. Et si les vacances sont derrière vous, lisez-le quand même dans votre canapé pour un savoureux voyage immobile !

  

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Barbe bleue

par Virginie

publié dans Littérature française

barbe-bleue.jpgBarbe bleue

Amélie Nothomb

 

Mon avis : 3-5.gif

 

Amélie Nothomb, le marronnier de la rentrée depuis presque 20 ans…

 

Et oui, quand sonne la fin des vacances, il est temps d’accomplir le rituel de la rentrée : aller chez son libraire préféré et acquérir le dernier opus de la dame au chapeau noir.

 

Comme chaque année, on se retrouve avec dans les mains un ouvrage pas bien épais dont la quatrième de couverture est aussi laconique qu’énigmatique.

 

Comme chaque année, on se demande si la cuvée sera bonne. Va-t-on ENFIN retrouver ce qu’on avait adoré dans « Les Catilinaires » ou « Mercure » ?

 

Et bien oui, plutôt! Dès les premières pages, j’ai été contente de retrouver ce qui m’avait tant plu chez Amélie Nothomb. Son style, son imagination, l’incongruité des situations, tout est là (même les mots qu’on ne comprend qu’à l’aide d’un dictionnaire !) Bien sûr, on reste sur sa fin (comme souvent) mais dans l'ensemble, c’est plutôt pas mal.

 

Comme le titre l’indique, il s’agit d’une réécriture du conte de Perrault « Barbe bleue ».

Une jeune femme, Saturnine, répond à une annonce pour une colocation. Plusieurs femmes se présentent, mais plus par curiosité. En effet, une rumeur court sur le fait que ce riche propriétaire a multiplié les colocations avec des jeunes filles mais que celles-ci ont disparu les unes après les autres ! Alors elles veulent voir à quoi il ressemble. C’est Saturnine qui est finalement retenue par le propriétaire et elle accepte de vivre sous son toit, malgré ce qu’on raconte sur cet homme.

 

Commence alors un huis-clos entre ces deux personnages, avec des dialogues cinglants et fantasques. On se laisse porter par cette histoire surprenante, facile à lire.

 

Du Nothomb pur jus !

 

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Avant d'aller dormir

par Virginie

publié dans Romans policiers

avant-d-aller-dormir.jpg

Avant d’aller dormir

 SJ Watson

 

Mon avis : 1-5.gif

 

Que ce livre porte bien son nom !! Si vous cherchez un bon somnifère, « avant d’aller dormir » sera parfait !

 

Ce livre, je l’avais repéré de longue date en librairie et sur internet car souvent mis en avant comme « coup de cœur ».

Bon, là, c’est une énigme parce que dans le genre grosse daube, c’est plutôt une réussite (bon, ok, j’y vais peut-être un peu fort…) J'ai même lu qu'il était comparé à Shutter Island (?!???)

 

Alors l’histoire, c’est celle de Christine, une quadragénaire frappée d’une amnésie atypique depuis 20 ans, à la suite d’un accident.

 

Tous les matins, quand elle se réveille, elle a totalement oublié son état et pense toujours avoir 20 ans, être étudiante et célibataire. Elle n'a plus qu'une mémoire "court terme" que le sommeil efface (mais pas les siestes...)

 

Son mari doit chaque jour s’évertuer à lui expliquer qui elle est, où elle est, pourquoi elle est comme ça.

Et le lecteur n’est pas épargné !! A chaque chapitre, ça recommence, encore et encore. J’en suis arrivée à appréhender le moment où le chapitre se termine…en me disant, et m----, ça va recommencer, on va avoir droit une nouvelle fois à l’accident, l’amnésie, et blablabla…

 

Christine a cependant un nouvel espoir. Elle rencontre dans la clandestinité un médecin qui dit pouvoir l’aider (son mari lui a en effet interdit de rencontrer des médecins).

Ce médecin va lui proposer d’écrire un journal intime dans lequel elle consignera tous les évènements de la journée et il l’appellera chaque matin pour lui dire où est caché son journal.

Petit à petit, elle va constater des incohérences, des choses bizarres, et elle va finalement mener au travers de ce journal une sorte d’enquête sur son passé.

 

Bon, ça aurait pu être sympa :

 

-          Si c’était 3 fois moins long

-          Si c’était mieux écrit

-          Si la fin n’était pas si prévisible

 

Donc on oublie et on passe à autre chose !!

 

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L'écrivain de la famille

par Virginie

publié dans Littérature française

l-ecrivain.jpgL’écrivain de la famille

Grégoire Delacourt

 

 

Mon avis : 5.gif

 

Mon seul regret avec ce livre : Grégoire Delacourt n’a écrit que 2 livres, et je viens d’achever le 2ème

 

Cet ouvrage est en fait le 1er écrit par l’auteur, mais j’ai découvert Grégoire Delacourt grâce à l’excellent opus « La liste de mes envies ».

http://www.leslecturesdevirginie.com/article-la-liste-de-mes-envies-100457667.html

 

Ce livre m’ayant apporté une telle dose de bonheur que j’ai eu envie de lire autre chose de cet auteur. Expérience concluante, car dans un genre un peu différent, c’est également un gros coup de cœur pour moi !

 

Nous sommes dans les années 70, Edouard a 7 ans et après avoir écrit un petit poème enfantin de 4 rimes, se voit affublé du titre d’ « écrivain de la famille » ! Il n’en fallait pas plus pour sceller le destin du jeune garçon. Tout le monde croit en lui, d’abord ses parents, puis son épouse. Edouard, tu as un don, il faut écrire, écrire un roman. L’écriture est porteuse d’espoir pour ses parents et de gloire pour sa jeune épouse…

 

Les années passent, l’inspiration ne vient pas mais la vie, elle, continue. Edouard trainera cette impression d’avoir déçu tout le monde, de ne pas être à la hauteur. Ecrire des slogans publicitaires, ce n'est pas comme écrire un roman.

 

Les amours se délitent, les couples se rabibochent, les petits bonheurs croisent les grandes souffrances un peu à la manière d’une Anna Gavalda.

On est à Lille, au Touquet, à Valenciennes ou à Paris. On rit, on pleure. Les mots que l’on destine à ses proches sont parfois encore plus difficiles à dire qu’à écrire…

 

Un roman vraiment très touchant sur fond autobiographique, très bien écrit, en tout cas un auteur à découvrir ! J’espère qu’il ne s’arrêtera pas en si bon chemin et qu’il nous livrera rapidement un 3ème ouvrage !!

 

L’écrivain de la famille a obtenu le prix Marcel Pagnol en 2011, le prix Rive Gauche à Paris 2011 et le prix Cœur de France 2011.

 

Un petit lien vers son site web http://www.gregoiredelacourt.com/

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Robe de marié

par Virginie

publié dans Romans policiers

robe-de-mariee.jpgRobe de marié

Pierre Lemaitre

 

Mon avis : 4.gif

 

Sophie, la trentaine, est une jolie jeune femme à qui tout semble réussir. Un bon job, un mari beau et sympa avec une belle situation.

 

Mais petit à petit, cette vie paisible déraille…Sophie commence par avoir des pertes de mémoire inexpliquées. D’abord des choses anodines, puis des choses bien plus graves. Sophie panique, est désorientée, mais que lui arrive-t-il ?

 

Elle se retrouve impliquée dans des meurtres dont elle n’a aucun souvenir. Pourtant, c’est indéniable, c’est bien elle qui a fait ça…

 

On va ainsi suivre pendant la première partie la descente aux enfers que Sophie va vivre grâce à un style littéraire haché, haletant, névrotique.

 

Puis on passe à une seconde partie, totalement différente. Le lecteur commence à entrevoir les pistes et les explications. Et là on se dit « ah ouais, quand même ! »

 

Ce thriller psychologique est pour le moins efficace et on n’a qu’une envie : tourner les pages pour connaitre le dénouement au plus vite.

 

Sans que l’intrigue soit « prévisible », j’ai quand même trouvé que l’auteur laissait un peu trop souvent des indices qui permettaient d’entrevoir la suite.

 

Mais cela reste un bon choix pour emporter dans sa valise de vacances !

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Rosa Candida

par Virginie

publié dans Littérature étrangère

rosa-candida.jpg

Rosa Candida

Audur Ava Olafsdottir

 

 

Mon avis :5.gif 

 

Rosa Candida, ou la bouffée d’oxygène venue de l’Islande !

On connaissait de l’Islande les polards à succès d’Arnaldur Indriðason. On découvre désormais avec Rosa Candida le merveilleux univers d’Audur Ava Olafsdottir.  

Il s’agit du 3ème roman de cette auteure, couronné de deux prix littéraires dans son pays natal et finaliste en France pour le Prix Fémina et le Grand prix des lectrices Elle 2011.

 

On pourrait qualifier ce roman de conte initiatique dont la figure centrale est Arnljotur, un jeune homme candide de 22 ans.

 

Au démarrage de l’histoire, deux grands évènements viennent de se produire dans sa vie : la perte accidentelle de sa mère, dont il était très proche, et l’arrivée également accidentelle de son premier enfant…Il y a de quoi être déstabilisé !

 

Pour se remettre de tout ça, il décide de commencer un voyage, seul, en destination d’une roseraie mythique située dans un monastère lointain. Libre au lecteur d'imaginer le lieu !

 

Depuis sa plus tendre enfance, sa mère lui a en effet transmis le goût de ces fleurs et le monastère en question semble être parmi les plus réputé dans le domaine. Quel meilleur endroit rêvé pour planter la Rosa Candida, la fleur préférée de sa mère ?

 

Et puis le monastère, cela ressemble à un endroit idéal pour réfléchir et décider de son avenir.

 

Il quitte ainsi son pays, son père, son frère handicapé, sa fille âgée de quelques mois et la mère de celle-ci (qu’il n’a finalement connu qu’un quart de nuit comme il aime à le répéter !)

 

S’ensuivent des pages pleines de douceur et de délicatesse. Sa nouvelle paternité le titille et les grandes questions sur l’amour et les femmes sont au cœur de ses préoccupations.

L’arrivée à destination de son voyage ne signifie en rien qu’il est arrivé au bout du chemin ! Mais je vous laisse découvrir la suite…

 

Une vraie parenthèse enchantée, pure et douce, comme on n’en voit que très rarement.

 

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La pluie, avant qu'elle tombe

par Virginie

publié dans Littérature étrangère

la-pluie.jpgLa pluie, avant qu’elle tombe

Jonathan Coe

 

 

Mon avis : 4-5.gif

 

 

Ah !!! Jonathan Coe !! J’avais oublié que je t’adorais !!

 

J’ai découvert cet auteur il y a pas mal d’années avec le génial Testament à l’anglaise et la superbe Maison du sommeil.

Mais je ne sais pour quelle raison, je n’ai pas enchainé avec ses autres opus…oubli réparé avec ce roman au titre poétique et énigmatique « La pluie, avant qu’elle tombe ».

 

Il s’agit d’un roman-confession au caractère très intimiste. Rien à voir avec ce que j’avais pu lire de Jonathan Coe (plus accés sur la critique sociétale), même si on y retrouve bien sa plume et sa façon de faire avancer l’intrigue. Il a le don incroyable de réussir à captiver le lecteur dès les premières lignes.

 

Rosamond vient de décéder à l’âge de 73 ans. Mais sa voix résonne encore au travers d’un enregistrement audio, adressé à titre posthume à une mystérieuse Imogen que l’on sait aveugle. A l’aide de 20 commentaires de photos (qui constitueront les 20 chapitres du roman), elle laisse remonter les souvenirs de sa vie et de 3 générations de femmes. Il est question de relations complexes mère-fille, de secrets de famille, de non-dits, de souffrances et de joies.

 

Un roman vibrant d’émotion, sensible sans être mièvre. Un gros coup de cœur !

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Eroïca

par Virginie

publié dans Littérature étrangère

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Eroïca

Kosma Politis

 

Mon avis :2-5.gif

 

La Grèce, on en entend beaucoup parler dans les actualités financières ces derniers temps. Mais au niveau culturel et littérature, c’est beaucoup plus méconnu (à part Nikos Aliagas ;-)

 

C’est donc pour moi une découverte, à la fois de l’auteur (Kosma Politis) mais aussi de l’éditeur (Ginkgo). Pour cela, je tiens à remercier l’opération Masse Critique organisée par Babelio.

 

Kosmas Politis (1888-1974] est le nom de plume de Taveloudis Paraskevas.
Il est considéré comme la figure représentative de ce que l'on appelle «la génération années trente». Il a écrit cinq romans, dont le plus célèbre avec Eroïca et le Bois des citronniers.

 

L’histoire se déroule donc en Grèce, dans une ville qui n’est jamais nommée, mais que l’on sait au bord de la mer. Nous sommes au milieu du 20ème (probablement les années 30). Il est question d’un groupe de jeunes  adolescents, un peu turbulents et un peu potaches aussi. Ils s’appellent Loïzos, Alekos ou encore Monica…On sent dès les premières pages comme une espèce de « drame attendu ». Et c’est effectivement ce qui va se passer. L’un d’entres eux va décéder à la suite d’une erreur médicale. Une claque pour ces adolescents. Dans leur esprit, il faut et il doit y avoir un coupable !

 

Tout le roman est exploité sous la forme du souvenir, intégrant aussi les flous que la mémoire engendre. A vrai dire, c’est flottements et ces flous m’ont parfois fait perdre le fil de l’histoire et il a fallu à de nombreuses fois que je revienne quelques paragraphes en arrière pour me resituer.

 

En résumé, un livre bien écrit, intelligent, mais qui ne m’a pas transporté outre mesure.

 

 

 

 

 

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La vie d'une autre

par Virginie

publié dans Littérature française

la-vie-d-une-autre.jpgLa vie d’une autre

Frédérique Deghelt

 

 

Mon avis : 3.gif

 

En 1988, Marie a 25 ans, l’insouciance de la jeunesse et la vie devant elle. Elle vient de décrocher son 1er job et décide d’aller fêter cela avec un groupe d’amis.

Lors de cette soirée arrosée, son regard croise celui du bel argentin Pablo. Coup de foudre réciproque…ils termineront la nuit ensemble.

 

Le lendemain matin, à son réveil, Pablo est à ses côtés. Jusque là, tout va bien, à un détail près : Pablo semble un peu plus vieux que la veille…Normal, nous sommes 12 ans plus tard !! Marie ne se souvient de rien, trou noir !

 

Mais que se passes-t-il ? Quelle est cette mauvaise blague ? Comment peut-on s’endormir à 25 ans et se réveiller à 37 ans, mariée et mère de 3 jeunes enfants ?

 

Marie décide de ne rien dire à personne de cette perte de mémoire (un peu gros quand même à mon sens…).

Elle va ainsi mener l’enquête sur sa propre vie, dans l’espoir de comprendre l’origine de son amnésie soudaine. A l’aide de photos, courriers, rencontre d’anciennes copines, famille, Marie tente de comprendre qui elle est devenue. Pas simple de reconstituer le puzzle de 12 ans de vie !

 

Le roman est plutôt original dans son idée, mais je trouve qu’on tourne souvent en rond. On se doute quand même plus ou moins de ce qui a pu lui arriver et j’ai trouvé parfois que c’était sens surprise.

On se laisse quand même entrainer dans l’histoire et certains passages sont très émouvants (notamment lorsqu’elle cherche les souvenirs de la naissance de ses propres enfants)

 

Ce roman a été adapté au cinéma par Sylvie Testud avec Juliette Binoche dans le rôle de Marie. La bande annonce qui me donne bien envie :

 

http://www.cinemovies.fr/fiche_multimedia.php?IDfilm=21453

 

 

 

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