Les fleurs de l'ombre

par Virginie

publié dans Romans policiers

les-fleurs-de-l-ombre.jpgLes fleurs de l’ombre

Steve Mosby

 

 

Mon avis : 3-5.gif

 

La mise en abyme, vous connaissez ?

 

Et bien pour prendre une image toute simple, c’est un peu comme la vache qui rit : sur la boîte, on voit une vache qui porte des boucles d’oreilles représentant cette même vache avec ces mêmes boucles d’oreilles !

 

Dans son polar, Steve Mosby va user de ce procédé littéraire en plaçant à l’intérieur de l’intrigue principale un récit secondaire sous la forme d’un roman, lu par le personnage principal.

 

 

« Ce n’est pas l’histoire d’une petite fille qui disparaît. C’est l’histoire d’une petite fille qui réapparaît. Un matin, sur une promenade de bord de mer, venue de nulle part, une fleur noire à la main et une histoire atroce à raconter. »

 

Ainsi commence l’histoire des Fleurs de l’ombre, le roman dans le roman.

 

Mais ce roman n’est pas comme les autres. Il semble en effet que les personnages décrits aient un rapport avec les personnages réels. Il y comme une résonnance entre les deux trames.

 

D’un côté, Neil, dont le père vient de décéder mystérieusement et qui était en possession de ce roman avec justement une fleur noire glissée à l’intérieur.

De l’autre, Hannah, femme flic dont le passé semble faire écho à cette étrange histoire et qui mène l’enquête en parallèle.

 

Au milieu, un psychopathe…et un véritable puzzle qui se met en place.

 

Une histoire très bien écrite, très riche également et bien noire !

 

Les polars avec des psychopathes, on connait, c’est du archi-lu. Mais là, ça change. Le style narratif et la façon de faire avancer l’histoire, personnellement, je n’avais jamais vu. Alors au final, un bon moment de lecture, intelligent, qui tient en haleine comme il faut !

 

Néanmoins, je suis toujours à la recherche DU polar qui arrivera à me faire passer une nuit blanche !!

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1Q84 - livre 2

par Virginie

publié dans Littérature étrangère

1q841Q84

Juillet à septembre

Tome 2

Haruki Murakami

 

 

Mon avis : 3-5-copie-1.gif

 

Suite de l’épisode 1 : autrement dit, inutile de commencer par celui-ci sans avoir lu le précédent.

 

Pour ma part, j’ai attendu très longtemps pour enchainer sur le tome 2, sachant que le tome 3 ne sortait qu’en mars 2012 (éviter la frustration au max !!!). J’ai peut-être attendu un peu trop longtemps car j’ai eu beaucoup de mal à me remettre dans l’histoire !

 

On retrouve bien sûr les deux personnages déjà présents dans le tome 1, Aomamé et Tengo autour desquels le roman est centré. Nous sommes toujours dans une époque indéterminée : 1984 ? 1Q84 ? Il y a toujours deux lunes...

 

Nous continuons donc à suivre cette histoire un peu déroutante en en apprenant quand même bien plus que dans le tome 1. Les deux personnages sont voués à se rencontrer, mais où, quand, comment, pourquoi ? L’amour qu’ils ont l’un envers l’autre sans en avoir réellement conscience va guider leurs choix.

 

Murakami a le génie de nous emmener hors des sentiers battus, dans des romans plus qu’étranges mais qui emportent le lecteur on ne sait pas quelle magie. Rien n’est crédible, mais ça fonctionne !

 

Un bémol cependant : ayant lu pas mal de romans de cet auteur au préalable, j’ai beaucoup moins retrouvé cette fois-ci cette impression de « flotter » au-dessus de l’histoire, cet univers onirique qui lui est propre. Certains évoquent un problème de traduction…pourquoi pas…L’univers Murakami est bien là, mais le petit truc en plus a disparu…dommage.

 

Cela ne m’empêchera pas d’acheter le 3ème tome pour connaître le fin mot de toute cette histoire !

 

 

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La liste de mes envies

par Virginie

publié dans Littérature française

la-liste-de-mes-envies.jpgLa liste de mes envies

Grégoire Delacourt

Février 2012

 

 

Mon avis : 5.gif

 

Enorme coup de coeur !!! Ah, qu'est-ce que ça fait du bien de trouver un petit livre comme celui-ci...surtout quand il est acheté totalement par hasard et quand personne n'en parle ! Et puis ça se passe dans le Nord (et même qu'il y a souvent du soleil, si si !!)

 

Jocelyne, dite Jo, habite dans le Nord. A 20 ans, elle rêvait d'être styliste à Paris. Mais la vie en a décidé autrement, et elle est mercière à Arras.

 

Elle rêvait de rencontrer un homme qui lui parlerait d'amour comme dans les romans, mais elle a épousé un homme qui boit des bières et qui est très peu bavard.

 

Pourtant, elle l'aime son homme; sa vie aussi, malgré tout. Jocelyne fait partie de ces personnes qui se réjouissent des petits riens.

 

Oui mais voilà, un jour, elle gagne au loto. Et pas qu'un peu : 18 millions d'euros !!

 

Jocelyne n'ose rien dire. Que faire avec cet argent, tant d'argent ? Pourquoi vouloir changer une vie qui vaut ce qu'elle vaut, mais qui lui plaît ?

 

Jocelyne va alors commencer sa "liste des envies", des grandes choses et des petites choses...avant de décider ce qu'elle souhaite faire de cet argent.

 

Un livre malheureusement beaucoup trop court, à savourer comme un mets d'exception. Une heure de bonheur !

 

 

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Polina

par Virginie

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Polina

Bastien Vives

BD

 

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Chose rare sur ce blog (pour ne pas dire inédite !), voici une petite note sur une BD que je viens de terminer et qui je trouve sort pas mal de l'ordinaire !

 

Elle sort de l'ordinaire de par le thème (la danse), de par le graphisme (noir et blanc presque esquissé) et de par son nombre de pages important. Donc une agréable découverte !!

 

L'histoire est celle de Polina, 6 ans, petite fille aux oreilles décollées qui intègre une prestigieuse école de danse. Rigueur, professeurs exigeants, préparation au ballet...Le parcours d'une ballerine au talent remarqué.

 

Polina grandit, s'affirme, fait des choix pas toujours évidents. On suit avec plaisir ses évolutions et Bastien Vives dispose d'un talent assez remarquable pour nous faire partager en quelques dessins et quelques bulles les sentiments de cette jeune fille.

 

J'ai beaucoup aimé ses dessins assez épurés, parfois un peu floutés ou gommés. Quand on y regarde de plus près, on se rend compte qu'il n'y a pas beaucoup de choses dessinées, mais ce qui est dessiné exprime parfaitement les sentiments des personnages. L'histoire est solide, le scénario assez abouti, ce qui n'est pas toujours le cas dans l'univers de la BD. Enfin une belle réussite pour un artiste que je découvre et qui n'a que 27 ans !

 

Quelques extraits :

 

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Eux sur la photo

par Virginie

publié dans Littérature française

eux.jpgEux sur la photo

Hélène Gestern

Août 2011

 

 

 

Mon avis :4.gif

 

L’histoire commence comme une bouteille à la mer : Hélène, dont la maman est décédée lorsqu’elle avait 3 ans, cherche à en savoir plus sur cette femme dont personne ne parle.

Son seul indice : une photo d’un match de tennis publiée dans un journal local sur lequel elle figure.

 

Plusieurs semaines plus tard, un homme, Stéphane, lui répond. Non, il ne connait pas cette femme. Par contre, l’homme qui se tient à côté d’elle est son père…

 

Commence alors des échanges épistolaires entre Hélène et Stéphane. Ils vont peu à peu tenter de comprendre ce qui relie leurs deux familles. Le lecteur suit alors l’évolution de leurs investigations, leurs hypothèses échafaudées à partir des photos de familles retrouvées de part et d’autre.

 

La recherche de la vérité fera avancer leurs propres vies d’adulte, remplir le vide des secrets trop longtemps gardés.

 

Une belle histoire d’amour, une structure romanesque dynamique qui happe le lecteur dès la première page.

 

Même si l’impression de lecture est très positive, il manque juste ce je ne sais quoi pour en faire un livre excellent !

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La couleur des sentiments

par Virginie

publié dans Littérature étrangère

la-couleur.jpgLa couleur des sentiments

Kathryn Stockett

Septembre 2010

 

Mon avis :3-5.gif

 

 

Mississipi, dans les années 60.

 

Il y a d’un côté les Blancs, de l’autre, les Noirs. Les lois sur la ségrégation sont légion. Les femmes noires travaillent pour les riches familles blanches, s’occupent de leur maison, élèvent leurs enfants. Mais surtout, surtout, elles ne doivent pas utiliser les mêmes toilettes que leurs patronnes. Les Noirs, ça apporte des maladies…Incroyable !

 

Dans la ville de Jackson, une jeune fille issue d’une famille de riches propriétaires terriens décide dans le plus grand secret d’écrire sur ces « bonnes ». Elle-même a été élevée par une bonne noire, qui a mystérieusement disparu à son retour de ses 4 années passées à la fac.

 

Elle va ainsi recueillir les témoignages d’Aibileen, puis de Minny qui n'a pas sa langue dans sa poche, puis d’un tas d’autres femmes employées, ou plutôt exploitées chez les Blanches.

 

Roman polyphonique dans lequel on peut lire tour à tour la vision de Skeeter, la jeune blanche, d'Aibileen et de Minny, les bonnes noires employées chez ses amies.

Les personnages sont attachants, l’histoire bien menée et très agréable à lire.

 

Certes, le sujet n’est pas nouveau, mais le point de vue en parallèle des Blanches et des Noires est assez intéressant. Difficile de se dire que tout cela date d’à peine 50 ans…

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Rien ne s'oppose à la nuit

par Virginie

publié dans Littérature française

rien-ne-s-oppose.jpgRien ne s’oppose à la nuit

Delphine de Vigan

Août 2011

 

Mon avis : 3-5.gif 

 

Difficile de passer à côté de ce livre phare de la rentrée littéraire, qui fut sélectionné sur la liste des nominés au Goncourt.

 

Delphine de Vigan s’attaque à un vaste sujet personnel : sa mère, Lucile. Il s’agit d’une biographie romancée de la vie de cette femme fragile, qui n’aura trouvée d’issue que dans le suicide.

 

La construction du « roman » est très intéressante : on assiste en « live » à sa construction, avec les doutes et difficultés de l’auteur, les réticences à témoigner de cette famille meurtrie.

 

L’histoire de cette famille est en effet très dure, parsemée de drames et de secrets.

 

Lucile est un personnage attachant, à part, d’une beauté inouïe. C’est elle qui se trouve en photo sur la couverture du livre. Mais Lucile va sombrer petit à petit dans la drogue et dans la folie, sous les yeux de l’auteur et de sa petite sœur. L’anti mère parfaite, mais qui a fait de son mieux d’après ses propres termes.

 

Ce qui est le plus troublant dans cette histoire, c’est justement de se dire que c’est une histoire vraie. J’ai maintes fois regardé la photo de la couverture, à la recherche d’indices sur cette femme, ce qu’elle pouvait penser, ce à quoi elle pouvait rêver.

 

Alors je dirais que Delphine de Vigan se sort très bien de cet exercice littéraire et intimiste. J’ai longtemps hésité à acheter ce roman dont tout le monde parlait pour le simple fait que je me disais « mais qui ça intéresse l’histoire de famille de Delphine de Vigan ??? », cela doit être très voyeur, très Paris-Match larmoyant.

Finalement, non, c’est très prenant et très bien écrit, malgré je trouve quelques longueurs vers la fin. En tout cas, un bel hommage à sa maman.

 

Delphine de Vigan n’a pas eu le Goncourt, mais vient d’obtenir le prix du roman Fnac.

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Un heureux évènement

par Virginie

publié dans Littérature française

un-heureux-evenement.jpgUn heureux évènement

Eliette Abécassis

Février 2007

 

 

Mon avis : 4.gif

 

 

Dans mes lectures percutantes sur le « devenir maman », il y eu d’abord « Le conflit » d’Elisabeth Badinter, documentaire sur les difficultés à concilier le statut de femme et celui de mère.

Il y a désormais l’ouvrage d’Eliette Abécassis. Il n’est pas nouveau, mais il est remis en tête de gondoles du fait de la sortie de son adaptation cinématographique avec Louise Bourgoin dans le rôle principal.

 

Ce n’est probablement pas un grand roman, c’est probablement hyper pessimiste, mais j’ai eu l’impression que j’aurais pu en écrire bon nombre de passages !!

 

C’est l’histoire au combien banale d’un couple trentenaire, Barbara et Nicolas, qui donne naissance à une petite fille, désirée, attendue. Mais cet « heureux évènement » va transformer de manière radicale la vie du couple, les nuits écourtées, les cris, la fatigue, le poids de la responsabilité, cette impression que « plus jamais rien ne sera comme avant »…sans pour autant imaginer désormais la vie sans ce petit être.

 

J’ai trouvé ce livre très juste sur bien des points, sans tabous, et on se sent presque rassurée de le lire.

 

Je ne sais pas par contre s’il est à conseiller aux filles enceintes (elles ne vont plus vouloir accoucher !!)

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Du domaine des murmures

par Virginie

publié dans Littérature française

domaine-murmure.jpgDu domaine des murmures

Carole Martinez

Août 2011

 

 

Mon avis : 4.gif

 

Carole Martinez s’est fait connaitre en 2007 avec son ouvrage (que je n’ai pas encore lu) « Le cœur cousu » mais dont j'avais entendu beaucoup de bien.

 

Elle revient ici avec un livre dont l’histoire se déroule au Moyen-Age.

Esclarmonde, jeune fille de 15 ans, refuse le mariage qui lui est imposé par son père.

Seulement, à cette époque, on ne refuse pas un mariage, sauf si on décide de se vouer à Dieu.

 

C’est le choix que fera Esclarmonde, du haut de ses certitudes de jeune fille. Elle demande à se faire emmurer vivante dans une pièce de 4 mètres carrés au sein du château familial afin de se consacrer à la prière jusqu’à la fin de sa vie (pratique courante à l'époque paraît-il!!)

 

Son seul lien avec l’extérieur : une petite fenêtre à barreaux, à travers laquelle de nombreux pèlerins vont venir se confesser.

 

Mais Esclarmonde va grandir, mûrir, et les évidences de la Vie vont petit à petit remettre en cause son choix.

 

Carole Martinez a un vrai talent littéraire pour réussir à ne pas nous ennuyer par l’histoire de cette femme recluse.

 

L’histoire est belle, à la fois douce et violente et j’ai sincèrement été touchée par le destin de cette femme.

 

A noter que ce roman fait partie de la sélection pour le Goncourt 2011.

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1q84

par Virginie

publié dans Littérature étrangère

1Q841q84 

avril à juin, tome 1

Haruki Murakami

août 2011

 

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Plus de deux ans que j'attendais cette fameuse traduction de 1q84 !! Et là, l'éditeur nous impose le supplice de ne pas sortir les 3 tomes en même temps...rrrgh !! Quelle idée ! Le tome 3 ne sortira en effet qu'en mars 2012...

 

Mais revenons d'abord au tome 1.

  

Murakami, dont j'ai déjà partagé quelques coups de coeur sur ce blog, revient en force avec cet ouvrage au titre énigmatique qui est en tête des ventes de cette rentrée litérraire. 1q84, c'est la référence au très célèbre 1984 de George Orwell (le chiffre 9 se prononce comme la lettre Q en japonais)

 

L'histoire, ou plutôt les histoires, se passent donc à cette époque et nous suivons en alternance la vie de Tengo et d'Aomamé, tous deux âgés de 29 ans.

 

Tengo est professeur de mathématiques mais est aussi très doué pour l'écriture. Et ce don va l'entraîner dans une histoire troublante d'imposture littéraire.

De son côté, Aomamé est une sorte de tueuse professionnelle aux méthodes plutôt étranges...

 

Ces deux histoires sont bien évidemment imbriquées, mais la toile Murakami ne se dresse que petit à petit pour prendre au piège le lecteur qui n'a qu'une envie : connaître la suite !

 

Il faut cependant compter au moins 100 pages avant de se sentir "bien" dans cette histoire.

 

Murakami est un écrivain hors du commun, capable de manier très naturellement le passage du rêve à la réalité sans que son lecteur sache où il se trouve...

Et les évènements les plus surréalistes nous semblent presque normaux.

 

Par rapport à mes précédentes lectures de Murakami, je dirais qu'on a quand même une version plus "soft", plus grand public du style de l'auteur.

 

J'hésite (ou plutôt, je résiste) désormais à me lancer dans le tome 2...sachant que pour le tome 3 n'est pas tout de suite (à moins de me mettre au japonais lol)

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