La douce empoisonneuse

par Virginie

publié dans Littérature étrangère

la douce empoisonneuseLa douce empoisonneuse

Arto Paasilinna

Mars 2003

 

Mon avis : 3.gif

 

Linnéa est une vieille dame finlandaise, veuve et sans histoire, enfin presque…

Chaque mois, elle reçoit la charmante visite de son neveu de 30 ans ainsi que deux de ses compères.

Ils sont sans emploi, désœuvrés et alcooliques…et ne trouve rien de mieux à faire que de racketter la grand-mère de sa pension mensuelle !

 

Trop, c’est trop. Linnéa, à bout, décide de mettre fin à ses jours en se concoctant un poison qu’elle se jure de s’administrer à leur prochaine visite. Mais les choses ne se passent pas du tout comme prévu…

 

Les situations rocambolesques s’enchaînent, pour le plus grand plaisir du lecteur.

 

Ce que j’aime avec Paasilinna, que j’avais découvert avec le très bon « Le lièvre de Vatanen », c’est cet art de manier l’humour noir avec la tendresse, le tout dans un cadre assez dépaysant. J’ai juste un peu regretté le manque de « suspens ».

 

Un récit vite oublié cependant après la fermeture du roman, mais un moment de lecture somme toute très jubilatoire.

 

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La Ballade de Lila K

par Virginie

publié dans Littérature française

LilaK.jpgLa Ballade de Lila K

Blandine Le Callet

 

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Blandine Le Callet, je l'ai découverte avec l'irrésistible et jubilatoire "Une pièce montée". Je la redécouvre ici avec un roman qui pour le coup n'a franchement rien à voir, ni dans le style, ni dans le ton.

 

Nous sommes aux alentours de 2100, dans un monde assez proche du notre, à quelques détails près...

 

Lila, l'héroïne, vit dans une sorte d'internat, un Centre à mi chemin entre l'univers carcéral et l'hôpital psychiatrique. Enfant, elle a été arrachée à sa mère, sans en connaître les raisons et en ne gardant que de vagues souvenirs de cette période.

 

Dans le monde de Lila K, les livres sont considérés comme potentiellement dangereux et le papier toxique, nos anciennes banlieues ghettos d'hier, se sont transformés en "Zone", sorte de jungle urbaine. Tous les individus sont filmés en permanence même à leur domicile, on veille à ce que vous mangez. Refuser les injections de Botox désormais imposées par le gouvernement vous fait passer pour un dangereux provocateur...Bref, une projection bien pessimiste et froide de notre monde mais qui semble à la fois assez plausible.

 

Lila n'est cependant pas une petite fille comme elle autre. Elle est très intelligente mais aussi très perturbée. Elle n'a qu'une seule obsession : retrouver sa mère et comprendre d'où elle vient. Au fil des pages, nous suivons donc sa quête, jalonnée de rencontres déterminantes.

 

On pense bien sûr à « 1984 » d’Orwell ou à « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury pour cette vision du monde surveillé et policé.

 

Attention, c'est un livre très addictif ! J'ai littéralement dévoré ce roman, sans voir passer les pages. A conseiller vivement si vous souhaitez un livre « qui change ».

 

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Sans nouvelle de Gurb

par Virginie

publié dans Littérature étrangère

gurb.jpg

Sans nouvelles de Gurb

Edouardo Mendoza

Novembre 2006

 

Mon avis : 3-5-copie-1.gif

 

 

Voilà un petit livre (120 pages) complétement loufoque et déjanté…mais tellement drôle !

  

L’histoire se déroule à Barcelone. Deux extraterrestres débarquent sur terre. Gurb, le subalterne, se lance le premier et part découvrir la ville et les êtres humains. Pour cela, il se déguise en Madonna…Le ton est donné !

  

Le temps passe, son coéquipier commence à s’inquiéter. Sans nouvelles de Gurb, il décide de partir à sa recherche en tenant un carnet de bord qui fait office de « rapport d’étonnement » comme on dit dans les entreprises…

  

Les situations rocambolesques s’enchaînent. Pauvre extraterrestre ! La vie au milieu des humains n’est pas un long fleuve tranquille et tout n’est pas nécessairement très logique…

  

Cette vision de nous, les êtres terrestres, est souvent cocasse et rigolote. On sourit, on s’amuse, on se détend.

A suivre : la prochaine lecture des « Aventures miraculeuses de Pomponius Flatus » du même auteur, gentiment offert par un collègue livrovore, elle aussi.

 

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Tuer le père

par Virginie

publié dans Littérature française

tuer le père

 

 

Tuer le père    

Amélie Nothomb

150 pages

Aoît 2011

 

 

Mon avis : 3-5-copie-1.gif

 

Comme chaque année, la rentrée littéraire ne peut se faire sans le nouveau "Nothomb", et comme chaque année, telle une lectrice addict, je me précipite le jour de la sortie du livre pour l'acheter. 15 ans que ça dure cette histoire de tic de la rentrée !!

20ème roman de notre belge loufoque préférée, quand même !

 

Cette fois-ci, je pense que le charme à un peu opéré sur moi. En effet, voilà quelques années que les crus nothombiens étaient plus que décevants, pour ne pas dire nuls (cf cru 2010...)

 

Tuer le père, c'est une histoire un peu tordue à la Nothomb, avec un personnage central, Joe, mis dehors par sa mère à l'âge de 15 ans. Ce qui le sauvera, c'est sa passion pour la magie. Un homme, éminent magicien, va le prendre sous son aile et le considérer petit à petit comme son fils...Difficile d’en dire plus sans révéler trop de chose de cette (courte) histoire aux accents freudiens.

 

Mais pour ma part, j’ai trouvé ça plutôt sympathique. C'est bien ficelé et on a envie de connaître la chute. On retrouve bien le style de l’auteur, ses touches d’humour, mais je trouve qu’elle s’est considérablement assagie (ou affadie ?) avec les années

 

 

 

 

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La septième vague

par Virginie

publié dans Littérature étrangère

septieme-vague.jpgLa septième vague

Daniel Glattauer

Avril 2011

348 pages

 

Mon avis : 4.gif

 

"La Septième vague" est la suite de "Quand souffle le vent du nord", grand succès d'il y a un peu plus d'un an de l'auteur Allemand, Daniel Glattauer.

 

Ecrire une suite à un grand succès, pas évident ! Mais le pari est réussi à mon sens !

 

On retrouve tous les ingrédients du précédent roman : des personnages toujours aussi attachants et irrésistibles, une histoire simple mais efficace et une envie de connaître la suite à chaque page !

 

C'est sûr que "Quand souffle le vent du nord" nous avait un peu laissé sur notre faim...

On avait envie que cette romance épistolaire des temps modernes entre Leo et Emmi ne s'arrête jamais...

 

Alors ici on reprend l'histoire plusieurs mois plus tard, lorsque Leo rentre des Etats-Unis. D'abord quelques mots échangés, puis des révélations, des aveux, des je t'aime moi non plus...Et la rencontre, cette fameuse rencontre ? Ne risque-t-elle pas de briser l'idylle épistolaire?

 

Un petit bémol pour la fin, qui sans être décevante, et un peu surprenante...

 

Mais franchement, un très bon livre qui vous décroche de nombreux petits sourires et qui sera d'autant plus apprécié pour ceux qui ont déjà entretenu ce genre de relation par messageries interposées .

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Auprès de moi toujours

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

ishiguro.jpgAuprès de moi toujours

Kazuo Ishiguro

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Nous sommes en Angleterre, dans les années 90. La narratrice, Kath, nous raconte alors son enfance et adolescence dans un pensionnat "idyllique" avec ses deux amis proches, Ruth et Tommy.

 

Dans ce pensionnat, les enfants sont sur protégés et leur bien-être prime avant tout. Ils sont décrits et considérés comme des êtres à part. Mais le lecteur le devinne rapidement, il y a quelque chose qui cloche dans tout ça.

 

Qui sont ces enfants? Pour quelle raison les a-t-on réunis là?

 

Difficile d'en dire plus sans dévoiler le fond de l'histoire, qui nous sera révélé petit à petit, par petites touches.

 

Ce n'est pas du tout un roman construit comme un livre à suspens, mais à chaque page, j'ai été avide de connaître la suite.

 

Il y a finalement peu d'action, mais on ne s'ennuie pas une seconde.

 

Le livre est extrêmement bien écrit et la construction mêlant flash back, reconstitution de la mémoire et vie actuelle est admirable.

 

On en sort quand même pas mal dérouté, perplexe devant cette vision de l'Homme qui nous est exposée.

 

A noter que si l'auteur porte un nom japonais, il rien a rien de japonais dans ce roman puisque l'écrivain est un pur produit britanique.

 

Un film a également été adapté de ce roman sous le titre de "Never let me go".

 

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Neige

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

neige.jpgNeige

Maxence Fermine

 

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Nous sommes au Japon, à la fin du 19ème siècle. Yuko est un jeune déterminé.

Il ne sera ni prête ni guerrier comme le souhaite son père, mais poète. Il veut écrire des haikus, ces poèmes en 3 vers et 17 syllabes.

Il va parcourir un long voyage à travers les montagnes du Japon pour se former auprès d’un maître renommé.

La neige le fascine et tous ses poèmes sont blancs, limpides. La rencontre avec le maître va le mener petit à petit vers la couleur, lui étendre son horizon.

L’histoire est simple et pour tout dire, il ne se passe pas grand-chose. Mais qu’est-ce que c’est beau, aussi bien dans le fond que dans la forme.

Une pause lecture totalement zen !

Il paraît que "Le violon noir" du même auteur est très bien également

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Le voisin

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

le-voisin.jpgLe voisin

Tatiana de Rosnay

Avril 2010

 

Mon avis : 4.gif

 

De Tatiana de Rosnay, je connaissais "Elle s'appelait Sarah", que j'avais adoré et "Boomerang" qui m'avait franchement ennuyé.

Comme quoi il ne faut jamais rester sur une impression négative !

 

"Le voisin" est un roman hyper captivant, très bien mené et que l'on dévore littéralement en quelques heures. Un bon thriller psychologique, même si parfois les ficelles sont un peu grosses.

 

Colombe est une jeune femme mariée, mère de jumeaux de 11 ans, un peu engluée dans une vie "petite bourgeoise". Elle travaille à mi-temps en temps que "nègre" chez un éditeur et passe le reste de ses journées dévouée à sa petite famille, en s'oubliant largement au passage.

Son mari n'est pas souvent là, pris par ses nombreux déplacements professionnels.

 

Tout bascule le jour où la famille aménage dans un nouvel appartement. L'appartement est charmant mais dès les premiers jours, l'enfer va commencer pour Colombe. Les nuits, enfin juste les nuits durant lesquelles le mari de Colombe n'est pas là, le voisin du dessus va se livrer à du tapage nocturne répété. Musique à fond, meubles qu'il déplace...

Colombe va en perdre le sommeil. Personne ne la croit, puisque ce voisin médecin est "si adorable" ! Et son mari ? Il la prend pour une folle car il n'entend jamais rien...

 

Sa vie tranquille et monotone est définitivement rompue...

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Apprendre à prier à l'ère de la technique

publié dans Littérature étrangère

Apprendre-a-prier-a-lere-technique.jpgMon avis : 5.gif

 

Grand auteur, grand roman, grande découverte ! Surtout ne pas se fier au titre pas très fun et encore moins à la quatrième de couverture.

Tavares est quasi inconnu en France, si ce n’est par ce roman, qui a obtenu le prix du meilleur livre étranger Hyatt Madeleine  2010. Et chez les deux principaux libraires lillois, il faut soit le commander soit faire preuve d’une très grande souplesse dorsale pour trouver le précieux tout en bas des rayons…

 

« Apprendre à prier à l’ère de la technique », est en fait le dernier tome d’une quadrilogie intitulé « Le Royaume », mais l’on peut tout à fait lire ce roman sans connaître les autres, ce qui est mon cas.

Un mot me vient après cette lecture : saisissant !

Lenz Buchmann est chirurgien dans un pays non identifié (Allemagne ?) à une époque non précisée (probablement au 20ème siècle). Mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est Lenz lui-même, homme froid, largement dépourvu de sentiments, avec des comportements hors de toute « bonne » morale. Il opère avec sa main sacrée, mais ne venez pas lui parler de remerciement de patient lorsqu’il a sauvé une vie. Opérer, c’est pour lui un acte purement technique, le corps est une machine qu’il arrive à dominer avec jubilation.

Et puis un jour, à un enterrement, une évidence lui saute aux yeux : le maire de la ville est une personne hautement respectée, à qui tout le monde va serrer la main, qui d'office se place au-dessus des autres. C’est décidé : il fera de la politique. Le corps deviendra le peuple et il se lancera dans une stratégie minutieuse pour arriver à ses fins.

L’image du père militaire servira de guide, ne pas être faible comme son frère aîné ou sa mère sera ce qu’il faudra bannir. Etre au dessus du lot, être digne de porter le nom des Buchmann.

Seules la technique et la maîtrise ont grâce à ses yeux ; mais la nature n’est cependant jamais loin…

Tavares a le génie de contenir cette violence latente, de placer le lecteur en spectateur sans jamais juger. Seuls les titres de chapitre, sous forme d’aphorisme, nous orientent vers un commentaire possible.

Un livre d’une construction étonnante, qui se laisse lire très facilement et qu’on ne peut lâcher. Mais surtout un roman qui amène à réfléchir et que je considère un peu comme un OVNI littéraire !

En cours de lecture, le précédent roman de cet auteur : « Jérusalem »

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En cas de bonheur

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

9782290353622En cas de bonheur

David Foenkinos

190 pages

2007

 

 

Mon avis : 3.gif

 

Ce n’est probablement pas le livre de Foenkinos que j’ai préféré, mais il faut dire que la barre est haute avec "La Délicatesse" ou "Nos séparations" lus récemment.

Claire et Jean-Jacques vivent ensemble depuis 8 ans. Ils ont une petite fille, Louise. Histoire banale cependant d’un couple dont l’amour passion s’est érodé avec le temps.

Jean-Jacques trompe Claire, Claire le découvre, ils se séparent. Mais de toute façon, cette séparation aurait eu lieu.

David Foenkinos a beaucoup d’humour, mais dans ce livre un peu moins que dans les autres. C’est parfois un peu plat ce qui est dommage car l’histoire est sommes toute plutôt déjà lue.

Un gentil vaudeville tel qu’on pourrait le voir dans une pièce de théâtre de boulevard ou dans une série télé.

Agréable, facile, divertissant. Mais c’est tout. Enfin c'est déjà pas mal !

 

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