Une forme de vie

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

nothomb-copie-1.jpgUne forme de vie

Amélie Nothomb

Août 2010

 

Mon avis :1.gif

 

Comme chaque rentrée, Amélie ne déroge pas à la tradition de nous offrir une nouvelle publication.

 

Alors de mon côté, c'est devenu depuis plusieurs années une sorte de rituel : il y a l'achat du nouvel agenda, et l'achat du nouveau Nothomb.

 

Sauf que depuis plusieurs années, c'est un peu la soupe à la grimace et des ouvrages en demi-teinte...

 

Et bien cette année, c'est le pompon !! Mais c'est quoi cette daube ?!?

 

Sur le thème du courrier des lecteurs, Amélie nous sert un roman ennuyeux, répétitif, même pas drôle.

J'ai souvent eu envie de lui écrire car elle a la réputation de répondre à tous ses courriers. Après la lecture de son livre, je n'ai plus du tout l'intention de le faire.

Certes, c'est un "roman", mais j'ai trouvé pas mal de ses propos méprisants vis-à-vis de ses lecteurs. Et on la sent exaspérée par ce trop plein de courriers "sans intérêt". Bah oui Amélie, la rançon de la gloire...Désolée, nous n'avons pas tous des vies aussi palpitantes que la votre.

 

Mais si l'on revient au thème central du roman, un échange épistolaire avec un soldat américain basé à Bagdad, et bien rien de bien folichon quand on connait l'imaginaire dont est habituellement capable Amélie. Je n'ai presque pas retrouvé son univers, sa loufoquerie qui fait son charme. Seule la fin réveille un peu le lecteur, et encore...

 

Allez, pour finir sur une note positive : le roman est très court, et en une heure, le supplice est terminé. A l'année prochaine Amélie, en espérant pouvoir mettre cette fois 5 belles étoiles...(enfin a fait quand même plusieurs années que j'ai envie de les mettre, en vain !)

Voir les commentaires

Les Belles endormies

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

belles endormiesLes Belles endormies

Yasunari Kawabata

1961

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Etrange découverte !

 

Conseillé par un ami et trouvé à La Fnac dans le rayon "Littérature érotique", je ne savais pas trop à quoi m'attendre...

Je n'y ai pas trouvé ce que mon imagination m'avait initialement laissé penser

;-)

 

"Les Belles endormies", ce sont 4 nuits d'un homme de 67 ans, M Egushi, passées dans une maison très très particulière.

Une sorte de maison close très spéciale qui n'accueille que les vieillards (les soixantenaires apprécieront !), ou en tout cas, les "hommes de tout repos"...Pas besoin de faire un dessin, vous aurez compris !

 

Les hommes passent alors une nuit auprès d'une jeune fille, endormie au préalable par de puissants narcotiques qui "dorment d'un sommeil de mort".

 

La régle du jeu est simple : vous pouvez toucher, caresser, contempler, sentir, mais en aucun cas avoir de rapport sexuel avec elle. Terriblement frustrant, non ? Pervers ?

 

Lors de ces nuits particuières, Egushi se laisse cependant aller à ses souvenirs amoureux, une sorte de bilan de sa vie retracé au travers des femmes qui ont croisé sa route. Chaque adolescente lui inspire un puissant souvenir.

 

Alors, plus qu'un roman érotique, je dirais que c'est un ouvrage très mélancolique, très poètique aussi.

C'est langoureux, sensuel, lent sans être ennuyeux.

Plus que le désir sexuel, c'est la réflexion sur la vieillesse et l'approche de la mort qui sont les thèmes majeurs.

 

Seule la fin m'a sur le coup un peu déçue, mais finalement, cela ne pouvait être autrement ! 

 

Je me suis cependant demandé si ce genre d'endroit pouvait réellement exister...

 

A lire, mais il faut bien choisir son moment, son lieu. Probablement pas sur la plage...Enfin je pense !

Voir les commentaires

La chambre rouge

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

La chambre rouge

 

La chambre rouge

Edogawa Ranpo

Années 20

 

Mon avis : 4.gif

 

Incroyable découverte ! Edogawa Ranpo, anagramme d'Edgar Allan Poe, est considéré comme le fondateur du roman policier japonais.

 

5 nouvelles nous sont proposées dans cet ouvrage, (presque) toutes aussi étonnantes les unes que les autres (un petit bémol pour la dernière que j'ai moins aimée).

 

On a peine à croire que ces nouvelles ont été écrites au début du siècle dernier tellement l'écriture semble moderne.

 

Dans ces nouvelles, pas de policier en uniforme, mais du suspense et des histoire très bien ficelées avec des chutes dignes de ce nom.

 

La première nouvelle "La chenille" est de loin ma préférée : un mélange de cruauté, d'érotisme, d'ambiance si typiquement japonaise.

 

La seconde nouvelle "La chaise humaine" est également incroyable. Empreinte de fantastique et d'improbable. Un homme tellement laid décide de vivre à l'intérieur d'un fauteuil qu'il a fabriqué lui-même afin de pouvoir sentir et caresser les courbes des femmes qui s'y installent. Tout un programme !

 

Par certains côté, j'ai pensé effectivement à Edgar Allan Poe, à Roald Dhal mais aussi, de manière surprenante, à Amélie Nothomb. Cela ne m'étonnerait pas qu'elle se soit inspirée de cet auteur (surtout lorsqu'on connaît son passé japonais).

 

A lire !

 

Voir les commentaires

Boomerang

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

boomerang.jpgBoomerang

Tatiana de Rosnay

Avril 2010

 

Mon avis : 2-5.gif

 

 

Autant le précédent livre de cet auteur m'avait fortement marqué ("Elle s'appelait Sarah"), autant "Boomerang" appartiendra probablement à la liste des bouquins aussitôt oubliés la dernière page tournée.

 

L'intrigue commence pourtant très bien. Antoine et Mélanie, frère et soeur quadra, s'offrent un week-end sur les traces de leur enfance. Sur la route du retour, Mélanie décide de révèler quelque chose à son frère lorsque survient l'accident.

 

Mélanie se retrouve dans le coma. Antoine va alors décider de renouer avec son passé et part sur les traces de la mort de leur mère, alors âgée de 35 ans.

 

On découvre une famille avec ses secrets, ses non dits, ses ados qui ont grandi trop vite, ses divorces, ses blessures. Une vie ordinaire comme chacun pourrait la connaître avec LE secret en plus.

 

J'ai trouvé le tout un peu plat, manquant de rythme avec une chute sans éclat. On dirait du Anna Gavalda fatiguée....

 

 

 

Voir les commentaires

Parents ? Au secours

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Nico.pngParents ? Au secours

Nico

Editions Volpilière 2010

 

 

Mon avis : 3-5.gif

 

Dans le cadre de l'opération "Masse critique" de Babelio, j'ai cette fois-ci décidé de choisir une BD au titre évocateur pour moi en ce moment !

 

Je suis en effet maman d'un petit lardon de 4 mois, et oui, j'avoue, j'ai eu plein de fois envie de crier Au Secours !!!!!!!!!!!!

Mais si mais si, c'est le plus grand bonheur du monde, mais parfois, on aimerait qu'il y ait un bouton stop...

 

Alors me voilà avec cette BD, enfin plutôt ce livre de dessins humouristiques, très (très!) rapidement lu.

 

Dessins en noir et blanc un peu grossiers, textes un peu lourds parfois, surtout dans l'évocation de la grossesse (c'est bien un mec qui a écrit ça, pas de doute!!!)

 

Par contre, je me suis délecté de toute la partie "post accouchement" : l'arrivée de l'enfant à la maison et sa série de ouin ouin !

 

C'est très bien vu et je me suis reconnu dans pas mal de passages.

 

Alors à ne surtout pas offrir à de futurs parents au risque de les démoraliser mais plutôt à ceux qui sont passés par là et qui se souviendront avec émotion de ces fabuleuses premières semaines...

Voir les commentaires

La délicatesse

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

la-delicatesse.jpgLa délicatesse

David Foenkinos

201 pages

Juin 2009

 

Mon avis 4.gif

 

Que j'aime les romans comme celui-ci ! Belle écriture, belle histoire, le tout agrémenté d'une pointe d'humour.

 

J'avais déjà découvert l'auteur avec le surprenant "Le potentiel érotique de ma femme", que je conseille également.

C'est avec autant de bonheur que je retrouve sa plume dans son nouveau roman.

 

L'histoire, c'est celle d'un amour brisé, celui de Nathalie. Alors qu'elle filait le parfait amour avec François, celui-ci meurt brutalement, renversé par une voiture.

 

La tranquille Nathalie pour qui l'avenir semblait tout traçé se retrouve du jour au lendemain seule. Jamais elle n'aura d'enfant avec cet homme, jamais elle ne se souviendra du dernier mot qu'il lui a glissé à l'oreille.

 

Alors elle se plonge dans son travail chez Ikéa, gravit les échelons, mais tel un automate encore abasourdi par le choc de la perte de François.

 

Cependant, Nathalie est une belle femme et elle ne tardera pas à être courtisée.

 

Elle n'a plus la tête à ça, jusqu'à la rencontre d'un homme improbable qui saura la surprendre et l'extirper de son long sommeil affectif, tout en délicatesse.

 

C'est doux, c'est charmant et rafraîchissant.

 

Voir les commentaires

Quand souffle le vent du nord

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

quand-souffle-copie-1.jpgQuand souffle le vent du nord

Daniel Glattauer

Avril 2010

 

Mon avis :4.gif

 

Voilà un bon bouquin, simple, efficace. Pas de la grande littérature, certes, mais des personnages attachants auxquels on pense encore une fois le livre fermé.

 

Tout commence par un mail de résiliation d'abonnement à un magazine envoyé par Emma Rothner. Sauf qu'elle se trompe d'adresse et le mail atterrit par erreur chez un certain Leo Leike. Madame, vous vous êtes trompé, ah OK, désolée, merci de me l'avoir signalé. L'histoire aurait pu s'arrêter là, sauf que lors d'un mail groupé à l'occasion des voeux de la nouvelle année, Emma va de nouveau envoyer par erreur un mail à ce Leo. 

Zut, vous vous êtes encore trompé madame, décidemment ! Emma va répondre mais cette fois-ci, un dialogue va peu à peu s'instaurer avec des mails piquants, subtils.

 

Emma est mariée, Leo séparé. Les échanges de mails vont devenir de plus en plus fréquents, suscitant une certaine exitation réciproque. L'un et l'autre deviennent dépendants de cette petite enveloppe qui s'affiche au bas de l'ordinateur.

Quand il ne répond pas à ses mails, elle s'inquiète, s'énerve. Ils s'ont tout simplement en train de tomber amoureux l'un de l'autre par le simple pouvoir des mots...Est-ce de l'infidélité cette relation virtuelle ?

 

Ils décident de se rencontrer mais ne vont pas cesser de repousser cette fatidique rencontre physique. Et s'ils n'avaient rien à se dire ? Et s'ils devaient juste garder cette relation épistolaire, cette annexe dans leur vie ? Où cela peut-il les mener ?

 

C'est beau, c'est bon. Leo, tu voudrais bien aussi m'envoyer des mails comme ça ?

Voir les commentaires

Chaque femme est un roman

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

alexandre-jardin.jpgChaque femme est un roman
Alexandre Jardin
Avril 2008


4ème de couverture :

Parfois, il me semble que les femmes sont des tremplins vers le fabuleux.

Écrivaines pour la plupart non pratiquantes, elles produisent de la prose intérieure destinée à tromper leurs déceptions et à soigner leurs rêves. Changent-elles de métier, d'amant ou d'opinion ? C'est d'abord une césure, un rebond de style, un chapitre qui se tourne. Adressent-elles une oeillade à un passant ? C'est un best-seller qui débute. Depuis mon plus jeune âge, je sais que chaque femme est un roman. Voici en quelque sorte mes études littéraires, blondes et brunes.


Mon avis : 3.gif

Ce livre m'a été offert par les éditions Grasset dans le cadre de l'opération "Masse Critique" de Babelio.

Alexandre Jardin et les femmes, c'est traditionnellement tout un roman. Dans ce livre, Alexandre Jardin va achever sa trilogie familiale (le "Zubial", roman dont le thème est son père et "Le roman des Jardin" centré autour de sa famille)
Ici, il va s'agir en quelque sorte des femmes de sa vie, de celles qui ont jalonné son parcours, depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte.

Le livre est décomposé en 6 catégories : ce qu'il croyait savoir de l'amour, hors du carré, oseries &cie, les délires bienfaisants, vaccins contre le pire, ce qu'elles m'ont appris en me blessant.

Chaque femme est un roman, autrement dit, chaque rencontre fait l'objet d'une sorte de petite nouvelle, de quelques lignes à quelques pages.

On reconnaît bien le style "Jardin", mais justement, il faut je pense bien connaître le style Jardin pour apprécier ou même comprendre ce livre. A mi chemin entre l'autobiographie et l'imaginaire.

Je pense que ce livre n'est pas à lire d'une traite, mais plutôt par petit morceaux, un peu chaque jour, en piochant par hasard au gré des envies et du temps.

Certains portraits de femmes sont très touchants, d'autres très barbants...
J'ai particulièrement apprécié le portrait de cette banquière qui vivait par procuration la vie de la famille Jardin au travers des relevés de carte bancaire !

Néanmoins, ce n'est pas le meilleur Alexandre Jardin, mais ça se laisse lire...
 

Voir les commentaires

Les crimes du docteur Watson

par Virginie Moret

publié dans Romans policiers

watson.jpgLes crimes du docteur Watson
Duane Swierczynski et Conrad Hansen
septembre 2009

4ème de couverture :

Après la destruction par les flammes du 221 B Baker Street et la découverte d'un cadavre dans les décombres, le docteur Watson est arrêté et incarcéré. De sa cellule, il décrit les événements mystérieux qui ont précédé le drame. Alors que son ami Sherlock Holmes a disparu, englouti dans les chutes de Reichenbach, et que l'empire criminel du sinistre professeur Moriarty s'étend sur l'Angleterre, le docteur Watson ne cesse de recevoir d'étranges missives. Dans une dernière tentative désespérée pour se justifier, le docteur Watson a rassemblé douze indices qui permettront peut-être de prouver son innocence.


Mon avis 4.gif:

Un livre interactif à offrir ou à s'offrir si vous vous sentez l'âme d'un détective en herbe
!

Si vous avez envie d'allier une agréable lecture à un moment de jeu pour adulte (ou adolescent), foncez !

Le but est de trouver le coupable à l'aide les indices laissés au fil des pages: une page déchirée d'un livre, une boîte d'allumette, un télégramme, un catalogue d'objets érotiques, un rapport d'arrestation...
Vous avez chacun de ces indices dans des petites enveloppes toutes les 2 ou 3 pages de lecture avec un effet surprise assuré.

Autant d'indices que va recevoir et rassembler le docteur Watson dans le but de s'innocenter et dont le lecteur a connaissance.

J'ai adoré l'ambiance londonnienne victorienne ainsi que le côté très ludique de ce bel ouvrage.
Cela m'a fait penser aux livres dont vous êtes le héros de mon enfance...

Ai-je réussi à résoudre l'énigme ? Hélas non... Pas assez perspicace ! J'ai donc du décacheter l'enveloppe à la fin du livre pour avoir la solution, mais qu'importe, c'est encore plus drôle et cela m'a donné l'occassion de parcourir de nouveau les indices pour me dire "ah oui, évidemment!"

Elémentaire mon cher Watson ;-)

Voir les commentaires

Un léger passage à vide

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

rey.jpgUn léger passage à vide
Nicolas Rey
182 pages
janvier 2010

4ème de couverture :

Camarade lecteur, amie lectrice, heureux de te retrouver. Franchement, si on m'avait dit que l'on se reverrait un jour, toi et moi. Bon, tu sais comment les choses se passent. Je ne vais rien t'apprendre. Entre notre date de naissance et notre date de décès, il y a quelques moments dingues, des mauvaises passes et puis tout le reste. J'ai retiré tout le reste pour t'offrir rien que des moments dingues et des mauvaises passes. Et des moments dingues, aussi. Et des mauvaises passes. Et ainsi de suite. Bien à toi. NR

Mon avis : 1.gif

Première entrée dans l'univers de Nicolas Rey...et probablement dernière !

En tête de gondole chez mon libraire, jolie couverture, premières pages qui m'interpellent...Et voilà comment je me suis retrouvée à débourser 17€ et à me précipiter chez moi, convaincue de passer un excellent moment de lecture...

Hélas non ! Ce livre est un condensé de tout ce que je déteste dans la littérature contemporaine.
Pas de véritable histoire, un héro/auteur névrosé évoluant dans un monde parisien où alcool et drogues dures son légion.

Il tente de s'en sortir avec l'arrivée de son premier enfant, cure de désintoxication, arrêt de l'alcool. Mais cet homme est déjà trop abimé par la vie.

Les chapitres d'à peine plus de deux pages s'enchaînent sans véritable logique ou progression, on titube, on se perd dans ces élucubrations égocentriques.

Quelques passage sont touchants, certaines phrases percutantes, mais globalement j'ai eu de la peine pour cet homme paumé incapable de prendre en main sa vie.

Le grand vide dans sa vie aboutit à un grand vide littéraire...

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>