L'enfance d'un chef

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

sartre2.jpgL'enfance d'un chef
Jean-Paul Sartre
130 pages
1939

4ème de couverture :

Fils de famille, Lucien Fleurier est à la recherche de lui-même : d'une enfance dorée et confortable aux révoltes de l'adolescence, de la bohème aux milieux d'extrême-droite, le jeune homme tente de connaître l'homme qui émerge en lui.

Mon avis : 4.gif

Cette nouvelle, écrite en 1939, est extraite du recueil "Le mur".

A la fois parodie du roman d'apprentissage typique de l'époque et véritable réflexion sur l'existence, nous sommes en plein dans le thème cher à Jean-Paul Sartre.

Nous suivons l'espace d'une centaine de page l'évolution du jeune Lucien de son enfance à son entrée dans l'âge adulte.

Il se questionne, doute, se perd. Qui est-il vraiment à part le fils unique d'un riche industriel ? Son destin est-il limité à la reprise de l'entreprise de son père ? A-t-il l'âme d'un chef ?

Lucien est plutôt un grand nigaud qui va passer son temps à se laisser influencer par les autres, par ses rencontres., se retrouvant même dans le lit d'un homme sans pour autant en éprouver le désir. Oui, mais pourquoi l'a-t-il fait ? Est-il certain de ne pas être homosexuel ?

Vient ensuite avec l'âge les questionnement politiques. Il décide, également suite à une rencontre, que pour exister, il faut dire que l'on n'aime pas les juifs.
A aucun moment on ne le sent convaincu de ses propres pensées, mais pour lui, penser c'est exister. N'est-ce pas cela le but de la vie ? Exister ?

Enfin, c'est du bon Sartre, facile à lire mais qui ne fait pas moins l'objet de questionnement personnels une fois le livre refermé.

Et pour 2€ aux éditions folio, pas de quoi s'en priver !

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Lettre d'une inconnue

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

zweigLettre d'une inconnue
Stefan Zweig
Septembre 2009
106 pages

4ème de couverture :

Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l’ombre, n’attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d’un enfant, symbole de cet amour que le temps n’a su effacer ni entamer. L’être aimé objet d’une admiration infinie mais lucide. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d’une femme qui se meurt doucement, sans s’apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu’elle admire plus que tout. La voix d’une femme qui s’est donnée tout entière à un homme, qui jamais ne l’a reconnue.
Avec Lettre d’une inconnue, Stefan Zweig pousse plus loin encore l’analyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un cri déchirant d’une profonde humanité. Ici nulle confusion des sentiments : la passion est absolue, sans concession, si pure qu’elle touche au sublime.

Mon avis: 4.gif

Je pensais avoir tout lu de Stefan Zweig, et bien non ! Mon cher libraire a eu la bonne idée de dédier à cet auteur un présentoir et là, découverte !
Les éditions stock viennent de republier la nouvelle "Lettre d'une inconnue" avec une superbe préface d'Elsa Zylberstein.

A la fois horrible et sublime histoire d'amour, j'ai beaucoup aimé cette nouvelle. Zweig a le don de traiter une fois encore les sentiments les plus intimistes, les sentiments qui peuvent déchirer une vie.

L'histoire : une adolescente à peine sortie de l'enfance qui tombe amoureuse de son voisin de palier, et qui au fil des années va lui vouer un véritable culte en le considérant comme son unique amour, quitte à en tomber dans la quasi folie.

Lui, Don Juan, ne la remarque même pas. Leurs chemins vont pourtant se croiser à plusieurs reprises, mais elle ne sera à ses yeux qu'une belle femme parmi tant d'autres.

L'amour fait des ravages, jusqu'à en provoquer la mort.

Cette lettre, écrite sous forme de confession / testament est superbe. Elle attend, en silence, meurtrie et rongée par cet amour à sens unique. Un amour masochiste diront certains...


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L'échappée belle

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

l-echappee-belle.jpgL'échappée belle
Anna Gavalda
Novembre 2009


4ème de couverture :

Simon, Garance et Lola, trois frères et sœurs devenus grands (vieux ?), s’enfuient d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier dans un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s’offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d’adulte.
Léger, tendre, drôle, L’Échappée belle, cinquième livre d’Anna Gavalda aux éditions Le Dilettante, est un hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune.

Mon avis : 4-5.gif

Une très bonne petite nouvelle, parfaitement dans le style Anna Gavalda. Drôle, simple, tendre et émouvante.


Une petite gourmandise du dimanche après-midi à savourer avec le thé et les petits biscuits.

Trois frères et soeurs trentenaires doivent se rendre à un mariage mais une fois arrivés sur place, ils décident de ne pas y assister pour aller rejoindre le 4ème de la fratrie.

Une parenthèse enchantée va alors s'ouvrir pour ces quatre là l'espace d'une après-midi et d'une nuit, loin du quotidien et des préjugés.

Difficile d'en dire plus sans risquer de raconter toute la très courte histoire...Juste que la pharmacienne est à baffer !

De part le thème, cette nouvelle m'a un peu fait penser à "Une pièce montée" de Blandine le Callet. Il y avait aussi une Carine, une Lola, une Garance...

J'aurais juste aimé que la nouvelle se poursuive avec la réaction de la famille suite au retour de cette échappée, et tout particulièrement celle de Carine !

Je suis ainsi réconciliée avec Anna Gavalda qui si elle m'avait transportée avec "Ensemble c'est tout" m'avait profondément agacée avec "La consolante"...

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Bondues sans confession

par Virginie Moret

publié dans Romans policiers

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Bondues sans confession
Philippe Govart
277 pages
2009

4ème de couverture


En avril 2007, alors que les Français s’apprêtent à élire un nouveau président, Rainer Cloos est témoin du meurtre d’un conseiller municipal de Bondues. Ce jeune loup aux dents longues a été poignardé par un inconnu devant son domicile de la banlieue lilloise. Quelques jours plus tard, les journaux annoncent son décès, officiellement des suites d’une longue maladie…Rainer Cloos, qui a reconnu l’assassin, comprend que, dans le triangle Bondues-Mouvaux-Wasquehal, la vérité ne se trouve pas forcément au fond des urnes funéraires.

 


Mon avis : 2-5.gif


Lecteurs nordistes, ce roman est fait pour vous ! « Bondues sans confession » fait partie d’une collection  de romans policiers publiés chez « Polars en Nord » (déjà plus de 50 titres ont été publiés)
Il s’agit du 1er roman de Philippe Govart, quadragénaire marcquois, auparavant directeur marketing chez HP et ancien élève de l’ISA.

Evidemment, ce roman m’a attiré car l’intrigue se passe dans ma ville et qui plus est dans la rue d’à côté…Evidemment aussi, on n’échappera pas au cliché sur la ville de Bondues, mais bon, passons…

Le roman se passe également en grande partie dans les rues de Lille, Mons et Menin. Pour les lillois, cette aspect est jubilatoire ! Le Vieux Lille et ses bars, le quartier de la gare, la frontière belge…


Passons à l’intrigue elle-même. Aïe…Là, autant être franche, ce n’est pas le meilleur roman policier que j’ai pu lire, loin de là…
Les personnages sont intéressants, mais cela manque de rebondissements et de suspens. Ce n’est clairement pas le genre de roman à vous tenir en halène et à vous faire passer une nuit blanche. Le roman est pourtant bien écrit et assez rythmé, mais il manque le petit truc en plus. Dommage !


Donc en résumé, si vous n’êtes pas lillois, passez votre chemin !


Si par contre vous êtes nordiste, ce polar peut vous plaire de part l’environnement dans lequel il se passe.


Ah oui ! Le boucher de Bondues (le vrai !) ne ressemble en rien à celui du roman. Ouf !!


Pour aller plus loin, le site du roman :

http://www.bondues-sans-confession.fr


Et les autres romans de la collection Polars en Nord :
http://www.ravet-anceau.fr/catalogue.asp


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L'enfant de Noé

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

l'enfant
L'enfant de Noé

Eric-Emmanuel Schmitt
Avril 2004


4ème de couverture :

1942. Les rafles commencent. André, parce qu’il est juif, se trouve confié à des inconnus qui l’obligent à travestir la vérité. Virtuose du mensonge comme tous les enfants cachés, il apprend à taire son nom, son histoire, ses sentiments.


Mon avis : 3-5.gif

C'est avec joie que j'ai retrouvé un de mes auteurs chouchou. Ce court roman est dans la lignée parfaite d'"Oscar et la dame en rose".

Eric-Emmanuel Schmitt, au travers des yeux du petit André, aborde un sujet maintes fois traité dans la littérature : la 2de guerre mondiale, la traque des juifs et le rôle des"justes".

Le père Pons recueille au risque de sa vie des petits enfants juifs et les fait passer auprès de tous pour de "parfait petits catholiques". Il se donne en plus une mission de "sauvetage" de l'humanité en reprenant le principe de l'Arche de Noé en prévision d'une extermination totale des juifs.

Beaucoup de passages sont attendrissants (notamment la communion ou la douche) ainsi que la relation très particulière qui s'établit entre le prêtre et l'enfant.

Pourquoi par 5 étoiles alors ?
Et bien tout d'abord parce que le roman est trop court et reste un cran en dessous de tout ce que j'ai pu lire de cet auteur. Probablement un chouia de trop de bons sentiments et de prévisibilité.

Cela reste néanmoins un bon moment de lecture à conseiller !

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Confessions d'un banquier pourri

par Virginie Moret

Confessions d'un banquier pourri
Crésus
Avril 2009


4ème de couverture :

C’est l’histoire secrète du krach de septembre 2008. On y découvre les épisodes inconnus de la faillite de la désormais célèbre banque américaine Lehman Brothers. On y dévoile les noms des acteurs de cette tragi-comédie. Les vrais chiffres, aussi. On y suit les péripéties de la guerre larvée entre l’Europe et la Suisse autour du secret bancaire. Jamais on n’était allé aussi loin dans la démystification du métier de banquier. C’est enfin le récit, informé et minutieux, d’un «casse» mené de l’intérieur. L’auteur est un ancien dirigeant d’une grande banque française, qui a choisi l’anonymat pour des raisons évidentes.

Mon avis :

Ce livre m'a été envoyé dans le cadre de l'opération Masse Critique organisée par
Babelio

Pourquoi j'ai choisi ce document? Et bien tout d'abord par curiosité !  J'avais entendu parler à la télé et dans les journeaux de cet ouvrage, en raison notamment du mystère autour de l'auteur. "Crésus" se présente en effet comme un ancien numéro 2 d'une grande banque (oui, mais laquelle?? J'ai pas trouvé!!!) et à ce titre aurait été aux premières loges du krach boursier et de la faillite des grandes banques l'été dernier.

Selon les médias, il s'agirait en fait d'un journaliste ayant décidé de surfer sur la vague de la crise financière. Si tel est le cas, on peut cependant dire que ce prétendu journaliste s'y connait beaucoup dans l'univers bancaire et la finance. Ayant moi-même travaillé en banque, je trouve que l'ensemble tient la route et peut être tout à fait crédible.

Evidemment, on se rend compte que dans cette crise, tout est lié : les hommes d'affaire haut placés, les politiciens (dont notre président), les grandes banques. Pas trop de surprise pour moi de ce point de vue, sauf qu'effectivement, cela fait froid dans le dos et on prend conscience- si on ne l'avait pas déjà fait! - que nous sommes manipulés par des têtes pensantes avides de pouvoir et d'argent.

Bref, un essai documentaire en plein coeur de l'actualité écrit un peu à la manière de thriller financier. On connait la chute (la faillite des banques et la crise actuelle) mais l'auteur nous retrace jour après jour l'enchainement des évènements.

Voilà pour la partie "positive". Ce qui m'a cependant beaucoup moins plu, c'est l'impact d'une soi-disant prostituée ultra-cultivée et au courant de toute l'affaire qui alerte notre fameux "Crésus" d'élèments stratégiques dans la suite des évènements. Mouais...

Et puis le cliché du banquier pourri", froid et sans coeur, c'est quand même un peu facile et cela entretien le mythe que les médias alimentent déjà en grande partie. Certes, la finance est un monde à part, mais quand même...

Et enfin, étant donné l'anonymat de l'écrivain, on se demande parfois si tout cela est bien vrai. Si ce n'est pas le cas, effectivement, il n'y a pas trop d'intérêt hormis se faire de l'argent pour l'auteur !!!


Alors à lire si vous souhaitez avoir une vision particulière de la crise financière et bancaire mais à prendre certainement avec recul.
Remarque également : malgré le thème a priori brabant et ardu, ce livre se lit extrêment facilement.

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La fenêtre panoramique

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

La fenêtre panoramique
Richard Yates
Mars 2005
528 pages

4ème de couverture :

April et Frank Wheeler forment un jeune ménage américain comme il y en a tant : ils s'efforcent de voir la vie à travers la fenêtre panoramique du pavillon qu'ils ont fait construire dans la banlieue new-yorkaise. Frank prend chaque jour le train pour aller travailler à New York dans le service de publicité d'une grande entreprise de machines électroniques mais, comme April, il se persuade qu'il est différent de tous ces petits-bourgeois au milieu desquels ils sont obligés de vivre, certains qu'un jour, leur vie changera... Pourtant les années passent sans leur apporter les satisfactions d'orgueil qu'ils espéraient. S'aiment-ils vraiment ? Jouent-ils à s'aimer ? Se haïssent-ils sans se l'avouer ?... Quand leur échec social devient évident, le drame éclate.

Mon avis :

La fenêtre panoramique, où le désastre d'un couple qui pensait avoir tout réussi dans sa vie, comme ses voisins et amis de banlieux chics à la Desperate Housewives des années 50.
Le symbole de la réussite : une belle maison, de beaux enfants, des mondanités et promotions professionnelles. Mais un jours (crise de la trentaine?) ils décident de tout plaquer pour vivre leurs rêves, ou en tout cas ce qu'ils pensent être leurs rêves...
Alors autant vous le dire, ce qu'il va se passer ensuite dans leur couple est tout simplement horrible. Pas de meutre en vue mais une violence psychologique assez déroutante et qui ne va cesser de s'agraver au fil des pages.
Ce roman a été porté à l'écran il y a quelques mois avec Léonardo Di Caprio et Kate Winslet. Je ne l'ai pas vu, mais en tout cas, c'est grâce à cette adaptation cinématographique que le livre a été remis en avant dans les livrairies.
Enfin une belle découverte mais avec un thème que j'ai trouvé légèrement trop dur et pesant.

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Oui, je lis toujours !

par Virginie Moret

Amis internautes et bloggeurs qui passez par là, ne soyez pas inquiets ! Je suis toujours vivante et j'aime toujours autant lire...

Effectivement, ma dernière critique date du 9 avril...et nous sommes le 27 mai...Rrrrrrrrgh !


Ce qu'il s'est passé entre temps ?

Et bien changement de travail :



Et arrivée à la maison d'un objet tant attendu !



Il n'en fallait pas plus pour me faire oublier l'espace de quelques semaines l'existence de mon blog...

 


Alors à venir dans les prochains jours la critique de "La fenêtre panoramique" de Richard Yates.

A bientôt !

 

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La femme du cinquième

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

La femme du cinquième
Douglas Kennedy
septembre 2008
409 pages

4ème de couverture :

Jeté hors de chez lui par sa femme, loin de sa fille et renvoyé de son poste de professeur d'université, Harry Ricks n'a plus grand-chose à perdre. Réfugié à Paris, ses seules perspectives sont d'aller au cinéma et de tenir le plus longtemps possible avec ses maigres économies. Sans le sou, il découvre bientôt, lui l'intellectuel américain, une ville sordide, celle des marchands de sommeil, des clandestins et des combines louches. Aussi, quand il rencontre Margit, femme élégante et sensuelle, il plonge avec délice dans le jeu de séduction dont elle édicte les étranges règles. Un jeu troublant, plein de plaisirs, de mystères, et, ce qu'Harry ignore encore, de dangers…



Mon avis :

Pour moi, lire un Douglas Kennedy est un peu une sorte de valeur sûre lorsque l'on ne souhaite pas s'ennuyer dans le train à cause d'un mauvais choix de bouquin.

Comme à son habitude, Douglas Kennedy va nous raconter l'histoire d'un homme qui avait une vie de rêve et qui peu à peu va tout perdre pour ensuite rebondir. La descente aux enfers est, comme dans d'autres de ses romans, bien pire que ce que l'on peut imaginer.

On rentre très facilement dans le roman et le style est simple et percutant. Harry devient très vite un personnage attachant qui va peu à peu vivre les pires galères lors de son installation à Paris. Des mauvaises rencontres, des arnaques, des jobs asardeux...Un Paris très sombre s'offre à notre Américain (avec au passage quelques clichés sur la France...)
Puis vient enfin l'espoir avec la rencontre de cette femme énigmatique lors d'une réception mondaine.

L'histoire pourrait sembler totalement huilée et prévisible, sauf que rien ne se passe comme on s'y attend.

Et c'est là où je vais mettre un gros bémol. Autant j'ai beaucoup aimé la 1ère moitié du roman, autant la suite m'a plutôt laissée perplexe...Des invraissemblances et des rebondissements on ne peut plus tirés par les cheveux...Je ne peux pas en dire plus au risque de dévoiler la fin, mais pour le coup, je n'ai pas trop adhéré...

Dommage car l'histoire aurait pu être bien mieux en prenant un autre chemin. J'en ressort avec un sentiment mitigé et un pointe d'agacement...J'ai un peu l'impression de m'être fait "arnaquée".


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La trahison de Thomas Spencer

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

La trahison de Thomas Spencer
Philippe Besson
Janvier 2009
265 pages

4ème de couverture :

Ils ne sont pas frères, mais se disent jumeaux. Paul et Thomas sont, en effet, nés le même jour. Ce hasard les a rendus inséparables. Leur enfance se déroule à Natchez, dans le Sud des États-Unis, au fil de baignades inoubliables dans le fleuve Mississippi.
Les années 1950 sont, pour eux, un âge d or. La télévision, petite lucarne sur l extérieur, délivre les images toutes faites d une Amérique triomphante.
Les années 1960 ont le goût de la jeunesse. Paul et Thomas connaissent des heures inoubliables. Pendant longtemps, ils croient leur amitié inaltérable. Jusqu à leur rencontre avec Claire, une jeune femme libre. Donc dangereuse...


Mon avis :

Philippe Besson, bien que très connu, est pour moi une découverte. Un livre bien écrit, simple et prenant à la fois.
Nous suivons Paul et Thomas durant 30 ans, en filigrane de l'histoire des Etats-Unis durant cette même période.

Comme le titre l'indique, point de suspence : Thomas va trahir Paul. Et c'est justement cette quasi connaissance de l'inéluctable  qui rend d'autant plus forte cette histoire d'amitié masculine.

On pourra reprocher à l'auteur quelques facilités en reprenant comme trame de fond l'histoire des Etats-Unis et surtout la guerre du Vietnam, déjà tant traitée par de multiples auteurs et cinéastes. De ce point de vue, cela m'a un peu rappelé le film Forrest Gump...Mais ma foi, cela reste plaisant.

Une belle découverte qui me donne grandement envie de connaître le reste de l'oeuvre de Philippe Besson.

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