Tentation

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

Tentation
Twilight tome 2
Stephenie Meyer


4ème de couverture :

" Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé. " Rejetée par celui qu'elle aime passionnément, Bella ne s'en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourrait-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Pourtant il faut vivre. Mais Bella n'a de goût pour rien, sinon le danger : alors elle entend la voix d'Edward, et éprouve l'illusion de sa présence. Comme s'il ne l'avait pas abandonnée, comme s'il tenait encore à elle. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ? A quel prix ?

Mon avis :

Autant le 1er opus de Twilight m'avait tout simplement ensorcelé, autant ce 2ème tome m'a un peu laissé perplexe...et m'a profondément ennuyé !

La magie n'a pas opéré cette fois-ci et je me suis dit "bien fait, tu n'as qu'à pas t'embarquer dans des romans pour adolescentes!" J'exagère un peu, mais c'est ce que j'ai ressenti.

Le scénario est pour moi tiré par les cheveux, les états d'âme de Bella s'éternisent pendant des pages et des pages.

Et le fameux Edward, qui à mon sens fait l'essentiel de l'intérêt de cette série, n'apparaît que très très tardivement. On se prend quand même un peu d'affection et de pitié pour Jacob, qui occupe une place majeure dans le roman.

Mais à part ça, bof bof.

La question est : vais-je ou non continuer la série après un 1er tome aussi génial et un second aussi décevant ?? A voir...Ceux qui ont lu la suite pourraient peut-être me dire si cela vaut la peine !

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Le Chat et les pigeons

par Virginie Moret

publié dans Romans policiers

Le Chat et les pigeons
Agatha Christie
1959
255 pages



4ème de couverture :

Que de remous dans ce pensionnat de jeunes filles renommé qu'est Meadowbank : des professeurs y trouvent la mort dans des circonstances qui dépassent l'entendement. Le coupable est-il un sadique, ou un membre du personnel ? Les crimes sont-ils liés à la présence d'une jeune princesse orientale ? Y a-t-il une corrélation entre eux et un certain petit paquet de grande valeur qu'on n'arrive pas à retrouver ?


Mon avis :

Aussi incroyable que cela puisse paraître à certains, je n'avais lu aucun Agatha Christie jusqu'à présent ! Un petit tour dans ma librairie préférée et une réédition dans la collection Livre de Poche auront été l'occasion pour moi de combler cette (grave) lacune.

Le Chat et les pigeons est le 4ème roman écrit par Agatha Christie.
Le cadre : un collège anglais pour jeunes filles de la haute société. L'environnement est on ne peut plus British !

L'histoire commence tel un roman d'espionnage, loin du pensionnat : le prince Ali Yussuf est tué au Moyen-Orient. Celui-ci n'ayant pas d'héritier et craignant pour sa fortune en cas de mort, avait pris soin de confier à son pilote privé, Bob, une partie de sa fortune sous forme de diamants. Le pilote lui-même prend soin de cacher dans les affaires de sa nièce, Jennifer, elle-même en voyage d'été au Moyen-Orient, le précieux trésor.
A la rentrée, Jennifer arrive au pensionnat. Dans les semaines qui suivent, les crimes vont commencer.
L'enquête peut alors débuter !

Peut-être parce qu'on est habitué depuis à des intrigues beaucoup plus haletantes, je n'ai pas été franchement emportée par le roman. L'histoire manque un peu de dynamisme et j'ai eu peine à entrer dans l'histoire.

De plus, l'intervention du fameux "Hercule Poirot" arrive à mon sens un peu comme un cheveux sur la soupe...

Cependant, j'ai été surprise par l'issu de l'intrigue. A aucun moment je n'avais démasqué le tueur !

Je renouvellerai pourtant avec plaisir l'expérience Agatha Christie, peut-être avec un roman un peu plus connu et reconnu.

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Histoire de l'oubli

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

Histoire de l'oubli
Stefan Merrill Block
janvier 2009

4ème de couverture :

Histoire de l'oubli raconte, des années 50 à la fin des années 90, l'histoire d'une famille frappée de génération en génération par une forme précoce de la maladie d'Alzheimer. Seth, un adolescent surdoué, conscient que ses parents lui ont toujours caché les secrets du passé familial, se lance dans une véritable enquête sur ses origines. A quelques centaines de kilomètres de là, Abel Haggard, un vieil ermite bossu, ne vit plus que de souvenirs, attendant le retour de sa fille dont il n'a plus de nouvelles depuis plus de vingt ans. Et si la rencontre improbable de Seth et Abel parvenait à rompre l'engrenage de la malédiction? Fait de tragédie mais aussi d'humour et d'espoir, un grand livre plein d'émotion, qui ne vous lâche pas.




Mon avis :

Voilà un roman comme je les aime : dense, intelligent et émouvant.

Le thème principal de ce roman concerne la maladie d'Alzheimer, et plus particulièrement une variante très peu connue qui touche les jeunes adultes à partir de 30 ans.

Cependant, l'histoire telle qu'elle nous est livrée n'est absolument pas morbide.

Le roman est articulé autour de l'alternance de chapitres sur Seth, le jeune adolescent dont la mère tombe malade; l'histoire d'Abel et de son amour impossible pour sa belle-soeur; l'histoire d'Isidora, ce pays imaginaire dont la légende se transmet de génération en génération; les informations scientifiques sur la maladie collectées par Seth.

J'ai beaucoup aimé chacune de ces parties, même si parfois, on aimerait que cela avance un peu plus vite.

L'histoire d'Abel est très poignante et le comportement de Seth prêt à tout pour sauver sa mère est remarquable.

Et puis par dessus tout viennent se mêler les lourds secrets de famille tels qu'on peut les retrouver dans les grandes sagas. Le lecteur comprend peu à peu quels sont les liens qui unissent les personnages, mais le tout est subtilement amené.

Une bonne découverte pour ce roman écrit par un tout jeune romancier de 26 ans...


J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique, organisée par Babelio.

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Fascination tome 1

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

Fascination, tome 1
Stephenie Meyer
Novembre 2005
525 pages

4ème de couverture :

Bella, seize ans, décide de quitter l'Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère, délurée et amoureuse, pour s'installer chez son père, affectueux mais solitaire.

Elle croit renoncer à tout ce qu'elle aime, certaine qu'elle ne s'habituera jamais ni à la pluie ni à Forks où l'anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edward, lycéen de son âge, d'une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable, aux humeurs si changeantes ? A la fois attirant et hors d'atteinte, au regard tantôt noir et terrifiant comme l'Enfer, tantôt doré et chaud comme le miel, Edward Cullen n'est pas humain.

Il est plus que ça. Bella en est certaine. Entre fascination et répulsion, amour et mort, un premier roman... fascinant.

Mon avis :

Un roman qui pour le coup porte très bien son titre ! C'est franchement fascinant !

Je n'ai pas réussi à décrocher pendant 3 jours tellement j'ai été captivée par l'histoire, mais surtout par les personnages.

Ce Edward Cullen arrive à envoûter la jolie Bella, héroïne du roman, mais également le lecteur (on en tombe presque amoureuse, mais chut!!!!)

Je n'en dirai pas plus sur le personnage d'Edward car je pense qu'il est plus agréable pour le lecteur de découvrir par lui même.

J'ai aimé me retrouver dans l'univers de Bella : un vrai coup de jeune ! Ca pourrait ne pas plaire à certains car nous sommes quasi uniquement dans un univers d'ado : lycée, cours, copains, bal, sorties...

La chose amusante concernant ce livre est que je l'ai acheté sans savoir de quoi il s'agissait. Je l'ai juste pris car il se trouvait en tête de gondole et que la couverture était belle.

Je me suis ensuite rendue compte que le roman était publié par Hachette jeunesse et qu'il y avait un véritable phénomène autour de cette série (4 tomes) L'adaptation cinématographique est d'ailleurs sortie cette semaine (Twilight) !

Enfin si la lecture d'un Harry Potter vous a plue et que vous avez gardé dans le coin de votre tête une âme d'enfant, vous devriez apprécier Fascination.

Une seule chose à dire : vite vite, il faut que je lise à suite !!!!

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Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi
Mathias Malzieu
Mars 2005
169 pages


4ème de couverture :
Mathias, un jeune homme d'une trentaine d'années, vient de perdre sa mère. Sur le parking de l'hôpital, il rencontre un géant qui l'aide à accepter de vivre malgré cette disparition et l'invite à un voyage fantastique dans le pays des morts. Cette évasion dans l'imaginaire lui permettra de passer d'un monde enfantin peuplé de super héros rassurants au monde plus cru et cruel des adultes.

Mon avis :

Les critiques de ce roman, écrit par le chanteur de Dionysos, sont excellentes partout (Fnac, Amazon, blogs...). Cependant, je n'ai franchement pas trouvé de réel plaisir à la lecture de cet ouvrage.

L'histoire est triste et lugubre au possible et jamais on n'en sort. La libraire m'avait pourtant prévenue, mais là c'est trop.

Je m'attendais à me retrouver plongée dans un roman magique dans l'esprit "Edward aux mains d'argent", mais en fait non...Nous sommes bien dans un roman à cheval entre imaginaire et réalité avec l'intervention du géant mais dans un thème bien trop grave et triste pour me faire rêver.

L'écriture est cependant très poétique et très belle, pleine de métaphores pour exprimer la douleur de la perte d'un être cher.

Comme cette écriture m'a quand même interpellée, je lirai probablement plus tard le second roman de Mathias Malzieu "La mécanique du coeur", en espérant qu'il soit moins déprimant !

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Sur la plage de Chesil

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

Sur la plage de Chesil
Ian McEwan
septembre 2008
148 pages


4ème de couverture :

«Ils étaient jeunes, instruits, tous les deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible…» Le soir de leur mariage, Edward Mayhew et Florence Ponting se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais en 1962, dans l'Angleterre d'avant la révolution sexuelle, on ne se débarrasse pas si facilement de ses inhibitions et du poids du passé. Les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment très vite leur nuit de noces en épreuve de vérité où rien ne se déroule selon le scénario prévu. Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l'alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l'ambiguïté, et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d'une vie.


Mon avis :

Ils étaient jeunes, ils étaient beaux, ils sentaient bon le sable chaud...Sauf que l'idylle ne va pas être si romantique que prévue.

2 héros : Florence et Edward, 2 points de vue différents en alternance, 2 milieux sociaux opposés mais un seul but : la Nuit de Noce.

L'auteur va disséquer les sentiments, le passé, les appréhensions des 2 jeunes gens à une époque où le mariage consistait encore à unir deux personnes qui au fond ne se connaissent pas vraiment.

La tension monte au fil des pages jusqu'à l'arrivée inéluctable du moment fatidique. Florence et Edward n'ont finalement qu'un seul tord : ne pas se parler. Le lecteur est lui témoin de cette absence de dialogue et présume dès lors comment vont évoluer les choses.

J'ai beaucoup aimé ce roman même s'il est un peu dérangeant par moment. J'ai un peu moins aimé la fin que j'aurais aimé plus fouillée et plus détaillée...

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Brooklyn follies

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

Brooklyn follies

Paul Auster

Janvier 2007

363 pages

 

4ème de couverture :

 

Nathan Glass a soixante ans. Une longue carrière dans une compagnie d'assurances à Manhattan, un divorce, un cancer en rémission et une certaine solitude qui ne l'empêche pas d'aborder le dernier versant de son existence avec sérénité.

Sous le charme de Brooklyn et de ses habitants, il entreprend d'écrire un livre dans lequel seraient consignés ses souvenirs, ses lapsus, ses grandes et petites histoires mais aussi celles des gens qu'il a croisés, rencontrés ou aimés.

Un matin de printemps de l'an 2000, dans une librairie, Nathan Glass retrouve son neveu Tom Wood, perdu de vue depuis longtemps. C'est ensemble qu'ils vont poursuivre leur chemin, partager leurs émotions, leurs faiblesses, leurs utopies mais aussi et surtout le rêve d'une vie meilleure à l'hôtel Existence... Un livre sur le désir d'aimer.

Un roman chaleureux, où les personnages prennent leur vie en main, choisissent leur destin, vivent le meilleur des choses - mais pour combien de temps, encore, en Amérique ?...

Mon avis :

 

C'est le second roman de Paul Auster que je lis, et je peux dire que mon impression se confirme bel et bien !

Paul Auster va je pense entrer dans le panthéon de mes auteurs chouchous !

 

Peut-être un léger cran en dessous de "la Nuit de l'Oracle", quoique...

Ma légère déception vient du fait que j'attendais que l'histoire démarre avant de comprendre que l'histoire, centrée sur le destin des personnages, était commencée dès les premières lignes.

 

On assiste alors à une galerie de portraits avec des personnages tous aussi attachants et intéressants les uns que les autres. Tous se croisent, se confient les uns aux autres, rêvent, s'entraident...

 

Paul Auster est vraiment un magicien de la littérature. A partir d'histoires simples, de héros ordinaires et parfois pathétiques, il arrive à nous tenir en haleine et à nous transporter dans ses quartiers fétiches de Brooklyn.

 

En lisant Paul Auster pour la 2ème fois, j'ai de nouveau eu un sentiment d'être transportée, de flotter à la frontière entre l'imaginaire et le réel, comme envoûtée. 

 

Essayez, c'est une sensation très bizarre mais un vrai moment de bonheur !!

 

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Elle s'appelait Sarah

par Virginie Moret

publié dans Littérature française


Elle s'appelait Sarah
Tatiana de Rosnay
2006
404 pages

4ème de couverture :

Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv.
Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.
Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.
Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans vingt pays.


Mon avis :

ENORME coup de coeur pour ce roman ! Sensibilité, émotion, Histoire, rythme, culture...Tout y est.

Le roman est construit avec une alternance de chapitres narrant l'histoire de la petite Sarah, déportée en 1942 avec ses parents, et de Julia, journaliste américaine en charge de couvrir la commémoration de cette rafle, la rafle du Vél d'Hiv. Impossible de lacher cette histoire, à la fois si captivante et si effroyable.

Pour ma part (honte à moi...) je ne savais pas ce qu'était le Vél d'Hiv...Et bien il s'agit en fait du Vélodrome d'Hiver, à Paris, où la police française a parqué les juifs dans l'attente de les envoyer dans les camps de concentration.
Les conditions inhumaines nous sont décrites au travers des yeux de la petite Sarah, qui ne comprend absoluement pas la tragédie qui est en train de se jouer.
L'accent n'est cependant pas mis sur la vie des camps de concentration, comme c'est souvent le cas dans les romans traitant de cette période.
Je dirais que le roman est plutôt orienté sur le devoir de mémoire. Je me suis quand même posé une question en lisant ce roman : pourquoi n'ai-je pas appris ce passage de l'histoire de la France lors de mes cours d'histoire à l'école? Certes, ce n'est pas très glorieux pour l'état français... Mais d'autant plus ! Il faut que les gens se souviennent. J'avais vraiment l'impression d'être comme cette journaliste américaine qui découvre toute l'histoire et s'étonne que les français ne sachent rien.

Ce roman m'a vraiment donné envie d'en savoir plus sur cet évènement et la petite Sarah du roman m'a vraiment bouleversé. Ce livre devrait être conseillé au lycéens de terminale lorsqu'ils abordent la seconde guerre mondiale dans leur programme d'histoire...

Le site du roman : http://www.sarahskey.com/

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Où on va, papa?

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Où on va, papa?
Jean-Louis Fournier
Août 2008
150 pages

4ème de couverture :
Jusqu à ce jour, je n'ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ?
J'avais honte ? Peur qu'on me plaigne ?
Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c'était pour échapper à la question terrible : « Qu'est-ce qu ils font ? »
Aujourd'hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j'ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu'on ne les oublie pas, qu'il ne reste pas d'eux seulement une photo sur une carte d'invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n'ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d'ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d'une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d'eux avec le sourire. Ils m'ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j'ai eu des avantages sur les parents d'enfants normaux. Je n'ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n'avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu'ils feraient plus tard, on a su rapidement ce que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j'ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.

Mon avis :

Ce roman est un concentré d'émotions et d'humour. Noir, forcément...

Jean-Louis Fournier a joué à la loterie de la génétique comme il aime à le dire, et il a perdu. Deux fois.

D'abord avec Mathieu, son premier fils, diagnostiqué handicapé après quelques mois, puis avec Thomas, son deuxième fils handicapé également. Comment le sort peut-il s'acharner autant sur une même personne? Telle est la question que se pose sans cesse le papa de ces deux petits garçons qui ne liront jamais Tintin, qui ne se marieront jamais, qui jamais ne feront d'études ou ne joueront du piano.

Jean-Louis Fournier ne sombre cependant pas dans la pitié ou le misérabilisme. Non, il a choisi l'humour comme arme ultime à ce coup du destin. Au début, on se demande si on peut rire d'une telle histoire. Et puis oui, finalement, pourquoi ne pas en rire ? L'impertinence de l'auteur nous y invite sans aucun malaise pour le lecteur.  

Un très beau roman, très court, qui permet de relativiser beaucoup de choses...

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Les piliers de la terre

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

Les Piliers de la Terre
Ken Follet
janvier 1992
1049 pages

4ème de couverture :
Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Abandonnant le monde de l'espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l'intrigue, aux rebonds incessants, s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien: Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au coeur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d'une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu'elle n'ait pas de fin.


Mon avis :
Quel roman !!!! Ken Follet réussi le pari fou de vous emmener pendant plus de 1000 pages dans l'univers des bâtisseurs de cathédrales au Moyen Age. Certes, le thème pourrait probablement en rebuter plus d'un, mais il ne faut surtout pas se laisser impressionner.

Avec Ken Follet, on ne s'ennuie pas une seconde. Aucune longueur, des personnages très touchants et attachants, des descriptions toujours très intéressantes. C'est certain, le maître du roman d'espionnage a eu raison de se mesurer à la fresque historique.

Et puis, si comme moi vous mettez un peu de temps à avaler ce pavé, pas de problème ! Il y a régulièrement des petits résumés des épisodes passés pour ne pas se perdre.

Ce roman mêle habillement les histoires d'amours, les guerres de pouvoir, les tragédies, le suspense, les défis humains, la corruption, la moralité, l'aventure, le voyage...
Je n'aurais résolument pas eu envie de vivre à cette époque !!

Un roman très dense qui garde néanmoins une très grande facilité de lecture !

A noter la parution en français ce mois-ci de la suite de ce roman "Un monde sans fin".

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