Un chat nommé Darwin

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

Un chat nommé Darwin : Comment un chat de gouttière a transformé un scientifique en être humain
William Jordan
Avril 2005
248 pages

4ème de couverture :

Célibataire endurci, William Jordan est convaincu de n'avoir besoin de personne pour être heureux... Ses certitudes sont ébranlées et sa vie à jamais transformée le jour où un gros chat roux s'invite dans son jardin et lui mordille la main à l'ombre d'un bougainvillier. Lui, le scientifique qui a toujours considéré les animaux comme des objets d'étude, tombe sous le charme... II adopte le chat et le baptise Darwin. Hélas, William découvre bientôt que Darwin est porteur d'un virus fatal. A mesure que le lien affectif grandit et que la santé du chat décline, cet homme froid éprouve des émotions dont il ne se serait jamais cru capable. "Avec un chat, on ne communique pas mais on communie, se surprend-il à penser... Et peu importe aux neurones que l'être aimé soit un humain ou un animal, le mécanisme est le même. Cette déclaration d'amour d'un homme à son chat est un livre tendre, drôle et émouvant. Une véritable leçon de vie.

Mon avis :

Amateurs et heureux maître d'un chat, ce livre est fait pour vous !
Darwin, chat de gouttière, entre un jour dans la vie de William, un scientifique "sans coeur" pour qui les animaux sont avant tout des objets de laboratoire.

Mais ce chat va être plus fort et va réussir à s'imposer dans la vie de cet homme et tous les deux vont apprendre à s'apprivoiser. Le scientifique va surtout découvrir que l'on peut avoir des sentiments à l'égard des chats.

C'est drôle, touchant, émouvant et même parfois un peu triste.

Vous y reconnaîtrez certainement avec sourire le comportement de votre propre animal de compagnie. Pour vraiment apprécier ce roman, je pense qu'il faut avoir vécu dans l'intimité d'un chat ou alors être très sensible aux animaux !

Un petit clin d'oeil à mon chat Tigrou, qui lui aussi est roux comme le Darwin du roman


Ce livre a été lu dans le cadre du challenge "Nom de la Rose"

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Le treizième conte

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

Le treizième conte
Diane Setterfield
Décembre 2006
567 pages

4ème de couverture :

Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui, âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire. Et elle ne croit pas au récit de Vida. Dès lors, les deux femmes vont confronter les fantômes qui hantent leur histoire pour enfin cerner leur propre vérité...


Mon avis :

Peut-être parce que je n'avais lu que des avis très élogieux sur ce livre, j'ai eu une pointe de déception...
Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus époustouflant et incroyable. Car lorsqu'on y réfléchit, l'histoire est assez banale.
Néanmoins, j'ai beaucoup aimé l'atmosphère de ce roman très "romanesque", ambiance 19ème siècle.
Nous avons une grande demeure bourgeoise, des domestiques, des feux qui crépitent dans la cheminée d'une bibliothèque boisée remplie d'oeuvres des soeurs Brontë. J'avais juste envie de me trouver dans le salon de Vida Winter pour qu'elle me raconte son histoire à la place de Margaret, la biographe !
Ce livre m'a parfois fait penser à "L'ombre du vent" de Carlos Zafon.
Par contre, c'est bizarre, mais je suis persuadée que l'on apprécie encore mieux ce livre en plein hiver. Le côté sombre, froid et fantômatique donne envie de se mettre au chaud sous la couette...
Une chose est cependant certaine : ce livre vous déconnectera bien !

A ne pas louper, le superbe site consacré au roman (en anglais) On y retrouve toute l'atmosphère magique !
http://www.thethirteenthtale.com/

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Masse critique : le retour !

par Virginie Moret

Pour ceux qui ne connaissent pas l'opération Masse Critique, voici le résumé en quelques mots.

L'opération est lancée par le site Babelio, site de référencement des bibliothèques virtuelles des internautes.

Le principe : vous enregistrez les livres que vous avez (lus ou non), vous mettez une évaluation, comme chez Amazon (de 1 à 5 étoiles) et si vous le souhaitez, vous pouvez publier un commentaire tel que vous le feriez sur un blog.

Régulièrement, Babelio organise une opération "Masse Critique" qui consiste à s'inscrire, sélectionner un ou plusieurs livres sur une liste de livres proposés par des éditeurs (plutôt large :cela va du livre pour enfant au livre politique en passant par le roman policier)

Vous êtes ensuite tiré au sort et si vous êtes sélectionné, vous recevez gratuitement le ou les exemplaires choisis.
Pour ma part, lors de la précédente opération en mars, j'avais reçu deux livres.
En échange, vous vous engagez à effectuer une critique sur le site Babelio et sur votre blog.

L'opération est relancé ce moi-ci et a priori, il reste encore des livres à choisir. Alors ne tardez pas. Allez sur le site Babelio

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Corpus Christine

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Corpus Christine
Max Monnehay
août 2006
240 pages

4ème de couverture :

Un homme vit en position horizontale, séquestré et affamé dans son propre appartement par sa femme. Il décrit son martyre, la longue horreur des jours passés à tenter d'attraper une bouchée de pain en rampant sur le ventre, à se suspendre à la poignée d'un placard pour se saisir d'un légume. Elle, obèse, l'affame à rythme contrôlé, distillant l'agonie, lui supprimant toute possibilité d'attenter à ses jours. Puis un jour, elle disparaît totalement et la haine qu'il ressentait, qui l'alimentait se mue en une docilité d'animal domestique à attendre sa pitance du Mac Do qu'elle lui apporte de temps à autre. Quand elle revient et change de stratégie pour réveiller en lui une cruauté assoupie, lui, le squelettique reprend goût à la vie par le seul sentiment qu'il lui reste, le désir de meurtre.


Mon avis :

Je suis plutôt mitigée sur ce roman...Autant j'ai beaucoup aimé le début, très déroutant et très bien écrit, autant je me suis ennuyée à partir de la moitié, très répétitive et je n'ai que moyennement apprécié la fin qui selon moi ne répond pas à toutes les questions soulevées.

Le sujet est très étrange : un homme se retrouve vivre allongé comme un animal, privé de la mobilité de ses jambes pour on ne sait qu'elle raison, et surtout séquestrée par son énorme femme depuis 4 ans, affamé par celle-ci.

Chaque page nous apporte un peu plus de monstruosité et de dégoût mais néanmoins, on a une envie presque malsaine de continuer. Et l'auteur s'en amuse beaucoup en nous interpellant parfois.
L'histoire, racontée par le protagoniste lui-même, est construite autour de flash-back sur la vie du couple.

Peut-être pas sur l'écriture mais en tout cas sur le thème choisi et le "bizarre", Amélie Nothomb a trouvé sa petite soeur (Max Monnehay est en effet une jeune femme)
Dès les premières lignes, j'ai pensé à elle. Mais qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête de ces écrivains pour imaginer des histoires aussi todues ???
Mais la comparaison s'arrête là. La plume n'est pas aussi brillante.

J'attends quand même de lire le second roman de cette jeune écrivain (si second roman il y a) car il faut bien l'avouer, cette histoire a au moins l'avantage de sortir de l'ordinaire même si elle ne m'a pas pleinement convaincue.

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Shutter Island

par Virginie Moret

publié dans Romans policiers


Shutter Island
Dennis Lehane
Août 2003
393 pages

4ème de couverture :

Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston sur un îlot nommé Shutter Island, se dresse un groupe de bâtiments à l'allure de forteresse. C'est un hôpital psychiatrique. Mais les pensionnaires d'Asheclife Hospital ne sont pas des patients ordinaires. Tous souffrent de graves troubles mentaux et ont commis des meurtres particulièrement horribles.

Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule Ils sont venus à la demande des autorités de la prison-hôpital car l'une des patientes, Rachel Solando, manque à l'appel. II s'agit d'une dangereuse schizophrène qui a tué ses trois enfants dans un moment de crise et demeure convaincue qu'ils sont vivants. Comment a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée à clé de l'extérieur ? […] Sur Shutter Island les apparences sont trompeuses et Teddy se persuade vite qu'on ne lui dit pas toute la vérité.

Mon avis :

Ce livre fait parti des polars énervants, du genre qui vous baladent pendant 300 pages en vous laissant croire que vous avez tout compris et qui ensuite vous retournent comme une crêpe car en fait, vous n'avez rien compris du tout !! Un peu comme dans le fil Mulholland Drive pour ceux qui l'ont vu.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce roman noir, sorte de huit clos poisseux sur une île balayée par les tempêtes et ayant pour locataire des fous meutriers et leur équipe médicale.

L'auteur nous fait errer dans ce labyrinthe en nous faisant avancer au gré de la résolution des énigmes par le marshal Teddy Daniels. Mais bientôt, le livre prend une toute autre tournure et l'énigme de Rachel Solando n'est plus le point central de l'histoire.
Nous voguons alors en rêve et réalité, sans trop savoir démêler le vrai du faux, jusqu'au chapitre final, qui je dois l'avouer, m'a laissée perplexe et me fait encore cogiter !

Merci à Oriane de m'avoir offert ce livre dans le cadre du swap Noir c'est noir

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Les fantômes du palace

par Virginie Moret

Les fantômes du palace
Martha Grimes
384 pages
Février 2008

4ème de couverture :

Devenue une célébrité à Spirit Lake après avoir élucidé deux meurtres, la jeune Emma Graham, douze ans, est sollicitée par le journal local pour écrire un feuilleton narrant ses aventures. En proie au syndrome de la page blanche, fouillant le passé en quête d'inspiration, elle s'intéresse à un palace, le Belle Rouen, détruit dans un incendie une vingtaine d'années plus tôt. Elle découvre au fil de ses recherches que le bébé d'un couple de riches New-Yorkais y a été enlevé quelque temps avant le sinistre. Une affaire jamais résolue et dont, bizarrement, la presse a fort peu parlé à l'époque. Il n'en faut pas plus pour que le Sherlock en jupon se lance dans l'enquête, remuant ciel et terre pour retrouver des témoins, exhumant de vieux secrets de famille... Après Le Meurtre du lac et Le Crime de Ben Queen, le retour de la très futée Emma Graham, dont la sagacité pourrait en remontrer à Richard Jury, l'autre héros récurrent de la grande Martha Grimes, l'une des reines du roman policier à l'anglaise et habituée de longue date des listes de best-sellers.

Mon avis :

Ce livre m'a été offert par
Babelio à l'occasion de l'opération Masse Critique.

Tout d'abord, et pour éviter d'en décevoir certains qui seraient tentés par ce roman, il est à mon avis hautement recommandé de lire les 2 précédents romans de Martha Grimes...En effet, l'auteur fait souvent référence à des faits anciens dont il est probablement question dans les enquêtes précédentes sans nous expliquer très clairement de quoi il s'agit. Ensuite, les personnages sont très peu présentés et je me suis souvent demandé qui était qui.
C'est un peu comme si vous commenciez la série Harry Potter au tome 3 : vous comprenez l'histoire principale, mais vous ne profitez pas de tout ce qui va autour.
Concernant l'histoire, je dirais : mouais, c'est gentillet. Cette petite détective en culotte courte n'est pas toujours crédible quand même. Elle a douze ans, et tout le monde lui parle, lui confie ses secrets, lui ouvre sa porte pour répondre à ses questions.
C'est plaisant, sans plus.
Malgré tout, je pense que si je tombe un jour sur le 1er tome de la série, je le prendrai volontiers.

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La consolante

par Virginie Moret

La consolante
Anna Gavalda
637 pages
Février 2008



Résumé :
Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent.
«
Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant.
Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C’est fini.
C'est fini, tu comprends ?
»
Le problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas, vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tour se fissure en lui; Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir.

Mon avis :

Quelle déception !! J'avais adoré "Ensemble c'est tout" et j'étais très contente de retrouver la plume d'Anna Gavalda.
Et là, horreur, je ne sais pas ce qui est arrivé à l'écrivain...

Tout d'abord, le style : on ne sait pour quelle raison, mais tous les pronoms personnels ont été supprimés (voir l'extrait ci-dessus pour comprendre...) Mais qu'est-ce que c'est que cette coquetterie littéraire qui pour le coup n'apporte RIEN si ce n'est l'agacement du lecteur !!! Le style est haché, lourd et désagréable.

Quand bien même on essaie de passer au-dessus, l'histoire en elle-même est très lente à démarrer. Plus de 300 pages pour enfin entrer dans l'histoire. Ouf !! Mais 100 pages plus loin, tout retombe...
Il y a quand même quelques passages drôles et attandrissants, mais il faut les chercher !

J'avoue que j'ai peiné à le terminer et que j'ai fini par lire en diagonale pour arriver à une fin sans surprise...

Si vraiment vous voulez le lire, empruntez-le à quelqu'un ou attendez la sortie en poche, car franchement, 24,50 euros, c'est cher payé...

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Tous les chemins mènent à Compostelle

par Virginie Moret

Tous les chemins mènent à Compostelle
Jean-Yves Grégoire
255 pages
Octobre 2007

4ème de couverture :
Après des siècles de léthargie - et même presque d'oubli -, les vieux chemins de Compostelle se sont réveillés. Depuis une bonne décennie, ils répondent à un engouement qui ne se tarit pas et va en s'amplifiant au fil des ans. Pourquoi ? Nul ne le sait vraiment. Besoin d'espace et de vie plus vraie, sans doute. Le motif du départ répond le plus souvent à une soif culturelle, à un désir hédoniste ou à un défi sportif. En chemin, le voyage se transforme en échange avec les autres, en introspection, en quête spirituelle. L'homme découvre alors qu'il est parti à la recherche de sa vraie nature, dans un écart par rapport à lui-même.

J.-Y. Grégoire voyage depuis le milieu des années 1990 sur ces chemins du passé qui nous projettent sur les espérances du futur. Il tente d'en percer le mystère et de comprendre les raisons de ces nouvelles errances. Les chemins de Compostelle sont multiples, chacun réserve son éblouissante beauté, sa pureté, sa dureté. Intrinsèquement tous différents, et pourtant si semblables et tendus vers un même but... Car tous ces Chemins des Étoiles mènent à Compostelle.

Mon avis :
Tout comme Flo, j'ai sélectionné et reçu cet ouvrage dans le cadre de l'opération Masse Critique menée par Babelio.

Je ne suis pas du tout adepte des pèlerinage ni fervente pratiquante catholique. Néanmoins, cet ouvrage m'a attiré car j'ai autour de moi des personnes qui ont effectué un bout du chemin de Compostelle.
Alors j'étais curieuse d'en savoir un peu plus sur les motivations des pèlerins du 21ème siècle.

Sur ce point, et bien je n'ai pas vraiment eu la réponse dans ce livre. En effet, l'auteur nous parle des chemins menant à Compostelle certes, mais j'ai trouvé que le récit était plutôt composé d'une suite de villes et village ainsi que de descriptions de paysages plutôt que de ressentis personnels. J'avoue m'être parfois un peu ennuyée à la lecture de certains passages.

Par contre, j'ai vraiment apprécié les photographies. Il se dégage de ces photos une certaine quiétude, un apaisement, de la sérénité. La campagne française et espagnole est belle, les villages semblent hors du temps.


Alors rien que pour les images, ce livre vaut la peine.

Les textes parleront peut-être plus à ceux qui connaissent les lieux décrits.

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Les trophées de Constance

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Les trophées de Constance & autres objets de désir
Nathalie Cachin
129 pages
Janvier 2008


4ème de couverture :

Regarder les hommes vivre occupe une bonne partie de ma vie. Je m’attache aux détails, je les suis du regard, je m’accroche à leurs yeux, à leurs gestes, à leur corps, à leur démarche, à leur peau… Non, je ne m’accroche pas, je les aime libres.
Je les croise, je me mets, l'espace d'un instant, d'une heure, d'une nuit, à leurs côtés, parfois je ne les touche même pas vraiment, je les effleure, je les frôle.
Je ne leur cours pas après, je ne les vampe pas. Ils surgissent dans ma vie quand je ne les attends pas et ils y jettent le trouble.
Ces frôlements font trembler l’eau calme de ma vie de célibataire, puis ils disparaissent.


Mon avis :
Et bien, cela fait plaisir de découvrir des ouvrages comme celui-ci ! Les trophées de Constance, c'est un petit recueil de 18 nouvelles ayant pour thème central les rencontres hommes - femmes.
Un peu à la manière de tranches de vie sentimentales, parfois fleur bleues, parfois plus passionnelles, les objets de désir (autrement dit, les Hommes avec un grand H) de Nathalie Cachin s'enchaînent au fil des pages.
Si vous êtes une jeune femmes trentenaire, célibataire ou non, ce livre vous parlera forcément !
J'ai particulièrement apprécié l'écriture légère et enjouée. Et puis la ponctuation m'a également surprise. En effet, là où j'avais envie de mettre un point, la phrase rebondie à chaque fois avec une virgule, donnant ainsi un rythme des plus agréable. Enfin il faut lire les nouvelles pour comprendre !!
J'ai souvent regretté que la nouvelle s'achève déjà, triste de quitter l'héroïne de ces quelques pages...

Voilà pour le côté "littéraire" de la découverte !

L'autre point super important et qui pourra intéresser certains d'entre-vous, c'est que Nathalie Cachin a été révélée grâce à la "blogosphère".
Depuis un peu plus d'un an, elle tenait un blog dans lequel elle parlait d'elle et de sa vie parisienne. Chaque chronique avait ainsi un peu l'allure d'une nouvelle à elle seule.
Je vous laisse découvrir son blog : Chroniques parisiennes et d'ailleurs
Assurément, si vous lisez quelques chroniques (privilégiez les plus anciennes) et que vous souriez, vous aimerez Les trophées de Constance.
Elle a ensuite été repérée par un éditeur et le début de l'aventure commençait alors.

Pour parfaire la découverte, voici une interview de l'auteur faite par Anne-Sophie Demonchy de La Lettrine
Cliquer ici pour voir l'interview.

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Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

par Virginie Moret

publié dans Romans policiers

undefinedLes hommes qui n'aimaient pas les femmes
Millénium T1
Stieg Larsson
574 pages
Juin 2006

4ème de couverture :
Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.

A la fin de ce volume, le lecteur se doute qu'il rencontrera à nouveau les personnages et la revue Millénium. Des fils ont été noués, des portes ouvertes. Impatient, haletant, on retrouvera Mikael et sa hargne sous une allure débonnaire, et Lisbeth avec les zones d'ombre qui l'entourent, dans :
Millénium 2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette ;
Millénium 3 - La Reine dans le palais des courants d'air.

Mon avis :undefined

Contrairement à la plupart des critiques que j’ai lues sur les blogs concernant ce policier, je ne dirais pas qu’il est génialissime, mais juste (enfin c’est déjà pas mal) très bien.
Tout commence d’ailleurs assez lentement, au point que pendant les 150 premières pages je me suis demandé ce que les lecteurs pouvaient bien trouver à ce roman…
Cependant, l’envie de connaître la suite était quand même plus forte !
Une fois passé ce 1er cap, impossible de s’arrêter. J’ai été comme happée par l’intrigue et surtout les personnages. 
Le roman est dense, bien construit, l’enquête est minutieuse et les personnages sont aussi énigmatiques que l’intrigue (surtout Lisbeth)
C’est à mon sens ce qui change de la plupart des romans policiers dans lesquels seuls l’action et les rebondissements sont importants.
Ici, on s’attend plus ou moins à ce qui va arriver, mais c’est tellement bien mené qu’on se laisse prendre au jeu. 
Rien ne m’a semblé tiré par les cheveux, tout se tient. Et puis l’idée du huis clos sur l’île contribue très certainement à l’atmosphère générale. 
En résumé, de l’action, de la psychologie et une ambiance !
 
J’ai vraiment envie de continuer la trilogie, ne serais-ce que pour retrouver les personnages.
Une mention particulière pour la couverture si intrigante ainsi que pour le titre très approprié !

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