Demain

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 Après un accouchement et durant un congé maternité, il y a un étrange phénomène qui se produit : le sentiment de « perte de neurones » et de difficultés à se concentrer…  Alors, depuis quelques semaines, impossible d’accrocher au moindre roman ! J’accumulais les abandons. 

A la sortie du rayon couches de Carrefour, je tombe sur une nouveauté de Guillaume Musso parue en format poche. Jamais lu de roman de cet auteur parce que franchement, pour moi, c’est le degré 0+ de la littérature (le 0 étant le roman Arlequin…) à égalité avec Marc Lévy. Je tente quand même.

Emma, une jeune sommelière de 32 ans, habite à New York. Célibataire, elle est à la recherche du grand amour. Matthew, jeune professeur charismatique de philosophie, habite à Boston, avec sa petite fille. Il a perdu sa femme dans un terrible accident.

Lors d’une brocante, Matthew achète un ordinateur. En l’allumant, il découvre les photos d’une jeune femme alors qu’on lui avait certifié que l’ordinateur avait été vidé. Avant de les supprimer, il décide d’envoyer un email à sa propriétaire, Emma. S’engage alors entre eux un échange à distance vif et piquant et très vite né le désir de se rencontrer.

Mais sur le lieu du rendez-vous, rien ne se passera comme prévu. Ils entrent dans le restaurant le même jour à la même heure, mais pourtant ils ne vont pas se croiser…

Ce rendez-vous manqué  n’est peut-être pas un hasard. Va alors commencer la recherche du « pourquoi » en alternant les points de vue d’Emma et de Matthew.

J’ai lu sur pas mal de blog que Guillaume Musso avait pour habitude d’allier dans ses romans suspens, paranormal, amour et sentiments. Je confirme qu’on retrouve tout cela dans son roman « Demain ». Mais c’est justement ce qui m’a gêné. Outre le côté littérature « facile », j’ai eu l’impression que l’auteur appliquait une recette bien rodée et que tout ça donnait un ensemble bien artificiel.

Néanmoins, soyons honnêtes, la recette fonctionne puisque j’ai réussi à terminer ce livre et que j’y ai pris un certain plaisir. Je n’exclue pas d’emporter cet été un autre roman de Guillaume Musso. Au bord de la piscine ça sera parfait !

   

 

 

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Les dieux voyagent toujours incognito

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Nous sommes ici à la frontière entre le roman et l’ouvrage de développement personnel. C’est en tout cas dans cette optique qu’il faut à mon sens aborder Laurent Gounelle.

Alan Greenmore s’apprête à commettre l’irréparable du haut de la Tour Eiffel quand un homme surgi de nulle part lui sauve la vie. En échange, il doit accepter de faire tout ce que cet homme lui demandera. Un drôle de pacte qu’Alan, qui n’a plus rien à perdre, accepte. Cet homme, Yves Dubreuil, va alors lui dicter sa vie, l’obligeant à agir comme il n’aurait jamais osé le faire jusqu’à présent.

Pendant tout le roman, le lecteur se demandera donc qui est cet Yves Dubreuil et pourquoi il fait cela (ça c'est pour la partie romancée). Mais tout l’intérêt de cet ouvrage repose pour moi sur les réflexions que va être amené à faire Alan Greenmore par le biais de son nouveau « maître ». Oser dire non, oser s’affirmer, prendre sa vie en main, telles sont les leçons qu’Yves Dubreuil va tenter d’apprendre à son élève. Cet élève pourrait être chacun d’entre nous car il y a de grandes chances que vous vous retrouviez dans bon nombre de situations évoquées par l’auteur.

Je reste quand même mitigée sur ce roman car oui, la lecture est plaisante et on peut en ressortir avec quelques trucs et astuces applicables dans sa propre vie. Mais je trouve qu’il y a quand même un petit côté « psychologie de bazar » et conseils un peu trop faciles…Enfin ça se laisse lire !

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La tête de l'emploi

par Virginie

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Retrouver la plume de David Foenkinos est toujours un réel plaisir. Une écriture fluide, légère, et bourrée d’humour !

Pourtant, le sujet est loin d’être drôle. Bernard, 50 ans, marié, un enfant, employé de banque, est le mec « normal » par excellence. Une vie plutôt planplan, avec un destin qui semblait pour lui tout tracé jusqu’à la fin de ses jours. Et puis il y a ce prénom. Bernard. 

Je ne résiste d'ailleurs pas à l'envie de vous mettre un petit passage du livre pour vous donner un peu le ton pour ceux qui ne connaissent pas l'auteur :

 

"le «Bernard» impose une sorte de familiarité tacite, pour ne pas dire immédiate. On n’a pas peur de taper dans le dos d’un Bernard. Je pourrais me réjouir de porter un prénom qui est une véritable propagande pour se faire des amis. Mais non. Avec le temps, j’ai saisi la dimension sournoise de mon prénom : il contient la possibilité du précipice. Oui j’ai toujours ressenti le compte à rebours de l’échec, dans cette identité qui est la mienne. Il y a des prénoms qui sont comme la bande-annonce de leur destin. A la limite, Bernard pourrait être un film comique. En tout cas, il était certain que je n’allais pas révolutionner l’humanité. »

En effet, l’histoire va dérailler et partir en vrille de tous les côtés, au point qu’il va être contraint de retourner vivre chez ses parents. Une situation qui ne sera bien sûre évidente pour personne mais qui va forcer notre Bernard à se remettre en question. 

Et bonne nouvelle pour les lecteurs : cette nouveauté est en vente au prix de 11 euros !

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Mon vieux

par Virginie

publié dans Romans policiers

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Canicule de l’été 2003. Alain Colmont, ancien professeur reconverti en scénariste de série télé, n’en finit pas d’enchainer les évènements tragiques. La malchance... 

Sa fille a été défigurée par un accident de scotter et il se ruine en opérations de chirurgie esthétique et en clinique de luxe.

Sa femme est décédée dans un accident de voiture et il s’en rend responsable.

Alors, quand surgit ce père Alzheimer, « son vieux », qui ne s’est jamais occupé de lui et dont il faut payer la dette à l’assistance publique qui l’a recueilli, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase…

A côté de cela, on suit une bande de clochards qui vit dans le quartier de Belleville. Entre misère, souffrance et violence, Thierry Joncquet dresse un tableau sans complaisance de cette population qui enchaine les petites combines pour survivre.

Et puis il y a Daniel, personnage détestable, raciste, qui accuse ces "autres" de sa propre misère. Lorsqu’il se retrouve à la rue, il n’aura d’autres choix, selon lui, que de rallier le clan des clochards.

Une galerie de portraits et de personnages qui vont finir par se croiser, pensant tous ainsi régler leurs différents problèmes.

Un roman social noir dans lequel on se laisse assez facilement embarquer. Thierry Joncquet est un indéniablement un écrivain doué. J'avais quand même préféré son roman "Mygale".

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Kinderzimmer

publié dans Littérature française

 

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Voilà une critique qui n’est pas évidente à faire…Je ne saurais pas trop dire si j’ai aimé ou non ce livre. Une chose est cependant certaine, j’ai eu du mal à trouver du plaisir à cette lecture, le fond aussi bien que la forme m’ayant plutôt dérangé. Vous savez, un peu comme lorsqu’on tombe sur un truc moche à la télé et qu’on détourne la tête, tout en voulant quand même regarder les images du coin de l’œil…

L’histoire se passe pendant la seconde guerre mondiale, en 1944. Mila a 22 ans, et comme des milliers de femmes, elle se retrouve déportée (elle pour raison politique)  dans le camp de concentration de Ravensbrück.

L’entrée dans ce camp signe pour beaucoup la mort assurée et elle s’en rend assez vite compte. Sauf que pour elle, c’est un peu différent, car elle porte la vie en elle…Enceinte de quelques mois, elle trouvera la force de se battre et certaines de ses codétenues vivront au travers de ce miracle de la vie l’espoir qu’elles perdent peu à peu chaque jour.

On découvre alors un aspect des camps de concentration que pour ma part j’ignorais : les Kinderzimmer, cet espace réservé aux bébés nés dans les camps et dont l'espérance de vie dépasse rarement 3 mois.

 

Elle se demande de quoi elle accouchera vu sa minceur : un bébé chat ? Une salamandre ? Un petit singe ? Comment savoir si ce qui vient est un vrai enfant ou un produit de Ravensbrück, une masse pas regardable couverte de pus, de plaies d’œdème, une chose sans gras ? Elle n’ose pas en parler à Georgette, moins encore à Térésa : elle n’éprouve nul amour, nul désir, seule l’idée d’un espace dérobé à la vue des SS l’émeut un peu. Comment naît la tendresse ? Pendant la grossesse ? Avant l’accouchement ? Est-ce que la vue de l’enfant la déclenche ? Y a-t-il une évidence de l’amour maternel ou est-ce une invention patiente, une volonté ?

Rien n’est épargné au lecteur au niveau de la vie quotidienne, des maladies et des souffrances. Pourtant, c’est loin d’être ma première lecture sur cette période de l’histoire, mais j’avoue que celle-ci est particulièrement éprouvante (peut-être parce que je suis moi-même enceinte…) et le style haché contribue à rendre cette narration pénible.

J’ai été ravie de tourner la dernière page, en poussant un ouf de soulagement. Seulement, quelques jours plus tard, l’histoire me hante encore…Donc roman puissant et romancière douée, mais livre super dur !

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Derrière la haine

publié dans Littérature française

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D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain, de l’autre, Laetitia et David. Ils ont le même âge, ils sont voisins et très vite, ils deviennent inséparables. 

Toujours l’un chez l’autre à partager l’apéro ou les confidences. Les deux femmes vont tomber enceinte quasiment en même temps et elles donneront naissance chacune à un petit garçon. Milo et Maxime vont devenir eux aussi très proches, presque comme des jumeaux.

Mais un jour, un évènement tragique brise ce tableau idyllique. Cette proximité avec l’autre, le couple voisin, va devenir insupportable…

Ce roman est classé dans la catégorie « thriller psychologique » et il faut dire qu’il remplit plutôt bien son rôle. A mon goût, cela aurait pu être poussé encore plus loin (on est plus dans le drame psychologique que dans le thriller), mais l’envie de connaitre rapidement la suite est bien présente et la fin, sans être renversante, est quand même bien ficelée.

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Un avion sans elle

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Gros coup de cœur pour ce roman aux allures de thriller/polar (malgré le titre au jeu de mot douteux et le classement en librairie dans la catégorie roman…)

Il y a 18 ans, une petite fille de 3 mois fut la seule rescapée d’un tragique crash d’avion. Deux familles que tout oppose vont se disputer son identité et sa garde car justement, 2 bébés du même âge figuraient dans la liste des passagers. Est-elle Lyse-Rose ou Emilie ? Est-elle la descendance de Léon de Carville, riche industriel, ou celle des Vitral, famille modeste de Dieppe ? La justice tranche : elle est une Vitral. 

Mais les Carville ne comptent pas en rester là. Ils engagent à prix d’or un détective privé au nom improbable afin de faire la lumière sur cette histoire. Le détective mettra 18 ans pour comprendre la vérité, mais n’est-ce pas trop tard ?

La construction de l’histoire est surprenante et hyper prenante. Beaucoup de rebondissements qui donnent envie de découvrir la fin, même si on finit par se douter petit à petit de la vérité.

J’ai tellement aimé le style de l’auteur que j’enchaîne avec son roman « Nymphéas noirs » !

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La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi...

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Harold Fry est un retraité à la vie plus que plan plan. Avec sa femme Maureen,il ne partage plus rien si ce n’est une morosité quotidienne. 

Un jour, il reçoit une lettre qui va le bouleverser de la part d’une ancienne collègue, Queenie, qui lui annonce qu’elle a un cancer incurable et qu’elle est en fin de vie.

Cela faisait 20 ans qu’il n’avait pas eu de nouvelles. 

Il lui écrit donc un petit mot de réconfort, mais n’est pas très doué pour ce genre de choses. Il part poster sa lettre, mais une fois arrivé devant la boîte aux lettre, une idée folle et saugrenue lui traverse l’esprit : et s’il lui apportait en mains propres ? Il se met alors en route pour près de 1000km, chaussé de simples chaussures bateau et sans prévenir personne…La folie de sa vie !

Cette marche en forme de pèlerinage sera pour lui l’occasion d’un retour sur sa vie et les rencontres qu’il fera viendront agrémenter sa réflexion. 

Une seule conviction : temps qu’il marchera, Queenie vivra. 

De courts chapitres marquent toutes les étapes de son road movie au travers de l’Angleterre. 

J’ai trouvé le roman agréable et touchant, mais franchement, que de longueurs parfois ! Un côté rébarbatif qui m’a un peu gâché le plaisir de lecture. Cependant, l’impression générale reste bonne et la fin est plutôt réussie.

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L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

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Voici LE livre qui a attiré ma curiosité au milieu de la pléthore de romans de la rentrée littéraire. Un titre à rallonge hors normes et une couverture aux couleurs de l’enseigne suédoise, qu’est-ce donc que cet ovni ?

A la fois roman d’aventure, histoire d’amour, rencontres humaines en tous genres, mais surtout roman qui sort des sentiers battus, loufoque et drôle.

Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer,  «j'arrache ta charrue» ou «achète un chat roux»), est un fakir indien fraîchement débarqué à Paris avec comme objectif de voyage : aller chez Ikéa pour y acheter le dernier modèle de lit à clous…Mais rien ne se passe comme prévu car il va se retrouver coincé dans une armoire qui va être transporté dans un nouveau magasin en Angleterre. S’ensuit un voyage rocambolesque durant lequel notre Candide un brin arnaqueur des temps moderne nous fera sourire à de nombreuses reprises. Les jeux de mots sur les noms propres sont particulièrement réussis (même si un peu répétitifs au bout d’un moment)

Un roman fort sympathique et optimiste au style hors norme.

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La formule de Dieu

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Mon coup de cœur de l’été 2013 ! (même si ce roman date de l’été dernier…)

Un pavé passionnant de plus de 700 pages à mi-chemin entre le roman d’aventure, d’espionnage et le documentaire scientifique et religieux.

Il faut dire qu’il s’agit d’une thématique que j’apprécie particulièrement, à savoir le questionnement sur les origines du monde et sur Dieu. Mais je pense que je ne fais pas dans l’original, car qui ne s’interroge pas ? La preuve, plus de 2 millions d'exemplaires vendus...

 Nous sommes au printemps 1951. Ben Gourion, Premier Ministre israélien,  et Albert Einstein se rencontre pour discuter de l’arme nucléaire (enfin on pense) mais également de Dieu. Cette discussion a malheureusement été espionnée par des agents de la CIA.

50 ans plus tard, un manuscrit inédit d’Einstein refait surface à Téhéran et on suppose qu’il traite de cette fameuse formule pour construire une arme nucléaire bon marché.

Tomas Noronha, expert en cryptologie, est alors contacté par une mystérieuse femme iranienne afin de déchiffrer une partie du manuscrit restant jusqu’à présent obscure aux autorités. On ne lui propose pas moins de 100 000 dollars. Il se retrouve alors impliqué contre sa volonté dans un terrible jeu politique car cette formule menace de renverser l’ordre mondial.

Mais ses recherches vont l’amener à découvrir bien plus : la preuve scientifique de l’existence de Dieu !

J’ai envie de dire que cette histoire d’espionnage et d’aventure n’est finalement qu’un prétexte. Les dialogues entre les personnages sont très basiques et l’issue est cousue de fil blanc. On ne peut même pas parler de « style littéraire » car c’est plus que moyen.

Ce qu’il y a de plus intéressant dans ce livre, c’est l’exposé des théories scientifiques longuement développées et extrêmement vulgarisées sur les preuves de l’existence de Dieu. Einstein, Newton, Hawking n’ont plus de secrets pour moi (je plaisante…)

Les sciences physiques dont j’ai toujours eu horreur en étant lycéenne ont retrouvé grâce à mes yeux !

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