Nos vies désaccordées

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Alors que je flânais dans les allées de la Fnac de Lille, je suis tombée par hasard sur ce petit livre. A la lecture du résumé, les mots clés me sautent aux yeux : piano, Schubert, histoire d’amour. Il n’en fallait pas plus pour me laisser tenter ! 

Bien m’en a pris, car ce roman est un petit bijou de sensibilité, porté par une belle écriture. 

François est un pianiste de renommée internationale. Il enchaîne les concerts dans les plus grandes salles du monde. Il y a quelques années, il a vécu une fulgurante et formidable histoire d’amour avec Sophie qui s’est achevée par une terrible rupture. 

Alors qu’il pensait avoir enfoui cette histoire, Sophie ressurgit de manière inopinée et dramatique dans sa vie : il apprend que celle-ci est internée dans le sud de la France dans un hôpital psychiatrique. Elle est plongée dans un mutisme depuis plusieurs années, avec comme seul compagnon l’écoute de disques de piano. 

Il quitte tout, annule son concert pour aller la voir. Le temps de ce voyage, il se replonge dans son passé, ses remords et sa culpabilité. 

Dommage que ce roman soit si court !

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Spirales

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Voici le 7ème roman de Tatiana de Rosnay, auteur que j’ai connue grâce au superbe « Elle s’appelait Sarah ». 

Ce roman, sans grandes prétentions et un poil cliché, reste quand même un agréable moment de lecture, mêlant suspense et psychologie. Ce n’est pas très poussé, certes, mais ça a le mérite d’accrocher suffisamment le lecteur pour lui donner envie de connaitre la suite. 

Hélène est une cinquantenaire séduisante et sans histoire. Elle a jusqu’à présent une vie plutôt lisse et confortable. 

Mais un jour, sur un coup de tête, elle trompe son mari avec un inconnu qui l’accoste dans la rue. Une folie qui aurait pu passer inaperçue si l’inconnu en question n’était pas mort dans ses bras ! Prise de panique, elle quitte l’appartement de cet homme…et oublie son sac à main. Autant dire qu’elle est dans la m----. 

Evidemment, la police va rapidement la convoquer, et elle va tout nier. Loin d’être débarrassée de cette histoire, Hélène va alors tomber dans une spirale infernale...

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Le Mystérieux Mr Kidder

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Joyce Carol Oates. Auteure archi-connue, extrêmement prolixe mais qui pourtant n’a rejoint ma bibliothèque qu’il y a très peu de temps ! 

Au hasard de ma balade hebdomadaire chez mon libraire, je suis tombée sur son dernier roman traduit en français (il date en fait de 2009, mais est sorti le mois dernier en France). Jolie couverture, titre accrocheur. Je me laisse tenter. 

Katya Spivak a 16 ans. Sous ses airs de lolita, c’est en fait une pauvre gamine comme on dit. Son père est parti quand elle était petite, sa mère ne s’en occupe guère et oscille entre jeu au casino et alcoolisme. 

L’histoire se déroule dans une ville huppée des Etats-Unis, en bord de mer, où elle a décroché un job de jeune fille au pair pour l’été. Le moyen de fuir son quotidien, pour quelques temps. 

Alors qu’elle se promène avec les deux enfants dont elle a la charge, elle se fait aborder par un vieux monsieur aux allures de gentleman d’un autre temps. Marcus Kidder. Il l’invite à venir chez lui. Katya reste sur ses gardes, mais est flattée que, pour une fois, quelqu’un semble s’intéresser à elle. 

Que cherche ce Mr Kidder ? Pourquoi s’intéresse-t-il à elle ? Simple amitié ou volonté plus perverse ? Katya n’aura de cesse de se poser la question mais se sent attirée tel un aimant vers cet homme, sa maison…et son argent. 

Ce roman est vraiment très étrange. Un peu à la manière d’un conte de fées, Joyce Carol Oates nous entraîne dans une histoire pas si simple qu’il n’y paraît. Moins de noirceur que ce à quoi je m’attendais (« connaissant » l’auteur) mais tant mieux. Plein de réflexions sur l’enfance, l’adolescence, la vieillesse, l’amour… 

Décidemment, un auteur qui me plait bien. La bonne nouvelle, c’est qu’elle a produit une petite centaine de romans, alors il y a de quoi faire ! 

A noter sur iTunes, l’application « iTunes U » (gratuite) donnant accès à des contenus universitaires, dont une conférence sur Joyce Carol Oates (UC Berkeley) In French, ça serait mieux, mais voilà peut-être une bonne occasion de travailler son anglais !

 

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Cet instant-là

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Je ne vais pas classer ce livre dans les grosses daubes, parce que certains passages m’ont quand même plu, mais franchement, on n’est pas passé loin… 

Je suis allée jusqu’au bout de ce trèèèèès long roman en faisant ce que j’appelle la lecture diagonale (choper quelques phrases au milieu d’une page pour continuer à suivre le fil de l’histoire en espérant revenir très rapidement sur des passages plus intéressants…) 

Berlin, 1984. Thomas, jeune écrivain américain, décide de partir en Allemagne pour s’imprégner de l’ambiance du pays, encore séparé par le Mur et en pleine guerre froide. Il espère en sortir un livre de voyage. Afin de gagner un peu sa vie sur place, il intègre une radio de propagande américaine où il fera lecture de ses récits et impressions d'américains à Berlin.

Il y fait la connaissance de Pedra, jeune réfugiée politique d’Allemagne de l’est. Un regard, et c’est le coup de foudre immédiat. Pedra lui confiera alors son histoire tragique. 

Commence alors la Love Story entre les deux personnages. Que c’est tartignole et attendu !! « Oh, je t’aime, tu es la femme de ma vie ! Oh, oui, je ne peux plus vivre une minute sans toi, chaque instant loin de toi est une souffrance ! » Ce n’est pas un extrait du livre, mais franchement, ça aurait pu l’être…Ca dégouline d’amour comme dirait la chanteuse Anaïs. 

Une histoire à l’eau de rose aux pétales défraîchies et des clichés à n’en plus finir sur cette époque… 

Soupir de déception. On espère que le prochain cru Kennedy sera un peu plus convainquant !

 

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Les vaisseaux du coeur

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Voici une magnifique histoire d’amour, qui date un peu (parution en 1990) mais qui vaut franchement le détour ! 

George (oui, c’est une femme) et Gauvin font connaissance alors qu’ils ne sont que des adolescents. Elle, la jeune fille parisienne, cultivée et féministe qui vient chaque année avec ses parents dans la maison de vacances en Bretagne. Lui, fils d’une famille modeste et un peu rustre qui se destine à une carrière de marin. 

Tout les oppose, mais l’appel du corps est le plus fort. Ils vont succomber l’un à l’autre lors d’un bal, en 1948. Cette union charnelle changera définitivement leurs vies. De 18 à 50 ans, ils ne cesseront de se croiser, de se retrouver, de se quitter. 

Cet amour provoquant est puissant, déroutant et dérangeant. 

Certains dirons que les personnages sont un peu caricaturaux, que Benoîte Groult est un peu trop féministe et qu’il y a quand même beaucoup de sexe dans ce roman, mais personnellement, ce livre m’a beaucoup touché et certains passages sont juste sublimes ! 

Je suis quasi certaine que je le relirai avec plaisir.

J'avais dix-huit ans quand Gauvain m'est entré dans le cœur pour la vie, sans que nous le sachions, ni lui, ni moi. Oui, cela a commencé par le cœur ou ce que je prenais pour le cœur à cette époque et qui n'était encore que la peau.

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Les souvenirs

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Je n’ai jamais été déçue par cet écrivain, et avec  « Les souvenirs », cela se confirme. C’est très bien écrit, frais et profond à la fois avec toujours la pointe d’humour qui va bien et qui nous ramène à notre propre histoire.

Bref, une nouvelle fois conquise. Néanmoins, lorsque ce roman est sorti en 2011, j’ai longtemps tourné autour parce que le résumé, le thème et le titre m’attiraient moyen. Ce côté « nombril de l’auteur » me semblaient peu intéressant… J’ai donc attendu la sortie en livre de poche pour prendre un risque (financier) moindre ;-)

J’ai envie de dire à notre cher David : « on ne badine pas avec la mort, le temps qui passe est plutôt un sujet d’angoisse que d’amusement ». Pourtant, avec la désinvolture qui le caractérise et le sens de l’humour et de la dédramatisation, l’auteur arrive à nous emporter là où on ne l’attend pas.

C’est l’histoire d’un jeune homme, qui ressemble à s’y méprendre à l’auteur lui-même, et qui aspire à devenir écrivain. Pour le moment, il est veilleur de nuit dans un hôtel, car il faut bien gagner sa vie.

Suite au décès de son grand-père, sa grand-mère est placée en maison de retraite, car tout le monde pense que c’est mieux pour elle que de rester seule dans sa maison. Trop dangereux. Mais alors que le jeune homme lui rend visite, il apprend que celle-ci s’est échappée. Elle a fugué de la maison de retraite, comme une adolescente ! Il va alors se mettre à la rechercher. Mais où retrouver une grand-mère que l’on ne connait pas si bien finalement ? Il faut alors se replonger dans les souvenirs pour essayer de capter le moindre indice, reconstituer l’histoire familiale.

S’ensuivent alors une foule de souvenirs, de petites histoires avec par moment un petit côté Amélie Poulain de la part de ce jeune homme.

Un sujet universel traité avec délicatesse !

 

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Providence

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A l’occasion de l’excellent salon du livre organisé dans ma ville le mois dernier, j’ai eu l’occasion de découvrir « en vraie » Valérie Tong Cuong qui se livrait à une séance de dédicace.

Je me suis laissée séduire non par son dernier roman (« L’atelier des miracles ») mais par ce livre de 2008 intitulé « Providence », sorti en livre de poche.

Petite dédicace fort sympathique au passage, mais malheureusement, je n’ai pas franchement pu échanger avec elle car tout simplement, je n’avais rien à lui dire, ne connaissant pas du tout son œuvre !! Dommage…

« Providence », c’est un livre comme je les aime, la petite gourmandise du dimanche après-midi. C’est éphémère certes (pas certaine de me souvenir de ce livre dans quelques semaines), mais qu’importe. Le plaisir de lecture y est !

Un peu dans la veine des romans d’Anna Gavalda (je sens que pour certains/certaines, j’ai probablement donné la référence qui fait mouche !), Providence est un roman choral.

Il y a Marylou la secrétaire exploitée, Albert le baroudeur rattrapé par un cancer, Tom, le cinéaste influent amoureux transis de la belle Libby, Prudence, la brillante avocate…

Tous ces personnages n’ont rien à voir entre eux mais le hasard de la vie en décidera certainement autrement. La fameuse Providence.

Alors oui, ça paraît cousu de fil blanc, les gentils gagnent et les méchants perdent, mais il faut se laisser porter par ce conte de fée des  temps moderne, et ça fait du bien !

 

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Profanes

par Virginie

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Profanes.jpgProfanes

Jeanne Benameur

 

 

Mon avis : 3-5-copie-1.gif

 

Voici un roman qui aurait pu mériter les 5 étoiles, mais qui pour une raison que je n’explique pas m’a un peu laissé sur le bord de la route, sans jamais réussir à m’emporter totalement.

 

Octave Lassalle, 90 ans, est un ancien grand ponte de la chirurgie cardiaque. La fin est proche, c’est une évidence, mais il a encore des choses à régler avec son âme et il lui faut trouver le chemin du repos.

 

Alors, il décide de passer une drôle de petite annonce pour recruter 4 accompagnateurs choisis avec soin. Cette « équipe » va se répartir la journée à ses côtés, avec chacun une tâche bien déterminée : le jardin, la toilette, le repas, la nuit…

 

Octave les a recrutés à l’instinct, avec la foi de l’homme en ses semblables. Ces quatre-là arrivent alors dans la grande maison du vieux monsieur avec le cœur chargé de passés pour la plupart lourds. 

 

Certainement s’est-il reconnu un peu en chacun d’eux. Il s’interroge, tel un profane, sur la manière de mener cette dernière étape de la vie, et cherche la réponse en observant ses semblables.

 

L’écriture de Jeanne Benameur sert très bien cette histoire. Des petites phrases ciselées donnant l’impression d’être sur une corde tendue toujours prête à se rompre, comme un souffle fragile.

C’est probablement cette écriture qui m’a finalement déconcertée et m’a laissée cette impression de ne pas entrer pleinement dans ce roman. Il faut je pense prendre le temps pour lire ce roman, le déguster par petite touches.

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En un monde parfait

par Virginie

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Laura Kasischke

 

 

Mon avis : 2-5.gif

 

Déception, déception…L’auteur, le thème, le résumé, tout portait à penser que ce roman allait être formidable ! Hélas, ce qu’il en ressort, c’est une sorte d’ennui latent et d’envie qu’il se passe autre chose…

 

Tout commence comme un conte de fée. Jiselle a la trentaine. Elle est hôtesse de l’air, jolie, intelligente, mais surtout célibataire.

Alors lorsque Mark le beau pilote de ligne veuf qui fait chavirer tous les cœurs la courtise et la demande en mariage au bout de 3 mois seulement, elle n’hésite pas une seconde.

 

Dans le panier de la mariée, elle récupère 3 enfants dont deux adolescentes plutôt odieuses…

 

Mark est tout le temps absent et la vie de « desperate housewifes » dans une banlieue aseptisée n’est pas franchement son truc, mais elle s'en accommode.

 

Ce qui fait l’intérêt du roman, c’est le glissement lent mais certain dans un univers « pré apocalyptique », un aujourd’hui réécrit.

 

Une sorte de grippe mutante se développe à Phoenix, du genre H1N1. Britney Spears succombe, mais ce n’est que le début d’une longue liste…

 

Les coupures d’électricité s’enchaînent (on ne sait d’ailleurs jamais pourquoi) et obligent la petite famille à s’adapter. Le personnage de Jiselle est bien insipide et on a envie de lui dire « allez, bouge-toi, fais quelque chose !!! ».

 

Laura Kasischke a quand même une jolie plume mais ce roman reste à mon goût trop superficiel alors que le thème donnait envie de « plus » (plus de noirceur, plus de rebondissements…)

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A moi pour toujours

par Virginie

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Laura Kasischke

 

 

Mon avis : 4.gif

 

Sherry Semour a la quarantaine. Elle est enseignante à l’université, son fils Chab vient de quitter la maison et avec son mari, c’est un peu la routine…

 

Un jour de Saint Valentin, Sherry trouve un message anonyme dans son casier au travail : « A moi pour toujours ». Elle est flattée, bien sûr, mais également très vite obsédée par cet admirateur secret. Un peu de piment dans sa vie !

 

L’intrigue est prenante dès les premières lignes. Là où tout commence de manière légère et anodine, Laura Kasischke nous emmène petit à petit dans une histoire beaucoup plus subtile et psychologique.

 

La vie bien rangée et proprette de Sherry va se fendiller au fur et à mesure. La femme mûre est prise dans l’étourdissement des émois dignes d’une jeune fille, incapable de réfréner son désir. L’adultère est tellement à portée de main…

 

Pléthore de scènes de sexe viennent agrémenter ce roman, et bien plus intéressantes que dans Fifty Shades of Grey…

 

Un livre écrit par une femme et pour les femmes !

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