Articles avec litterature etrangere

La septième vague

par Virginie

publié dans Littérature étrangère

septieme-vague.jpgLa septième vague

Daniel Glattauer

Avril 2011

348 pages

 

Mon avis : 4.gif

 

"La Septième vague" est la suite de "Quand souffle le vent du nord", grand succès d'il y a un peu plus d'un an de l'auteur Allemand, Daniel Glattauer.

 

Ecrire une suite à un grand succès, pas évident ! Mais le pari est réussi à mon sens !

 

On retrouve tous les ingrédients du précédent roman : des personnages toujours aussi attachants et irrésistibles, une histoire simple mais efficace et une envie de connaître la suite à chaque page !

 

C'est sûr que "Quand souffle le vent du nord" nous avait un peu laissé sur notre faim...

On avait envie que cette romance épistolaire des temps modernes entre Leo et Emmi ne s'arrête jamais...

 

Alors ici on reprend l'histoire plusieurs mois plus tard, lorsque Leo rentre des Etats-Unis. D'abord quelques mots échangés, puis des révélations, des aveux, des je t'aime moi non plus...Et la rencontre, cette fameuse rencontre ? Ne risque-t-elle pas de briser l'idylle épistolaire?

 

Un petit bémol pour la fin, qui sans être décevante, et un peu surprenante...

 

Mais franchement, un très bon livre qui vous décroche de nombreux petits sourires et qui sera d'autant plus apprécié pour ceux qui ont déjà entretenu ce genre de relation par messageries interposées .

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Auprès de moi toujours

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

ishiguro.jpgAuprès de moi toujours

Kazuo Ishiguro

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Nous sommes en Angleterre, dans les années 90. La narratrice, Kath, nous raconte alors son enfance et adolescence dans un pensionnat "idyllique" avec ses deux amis proches, Ruth et Tommy.

 

Dans ce pensionnat, les enfants sont sur protégés et leur bien-être prime avant tout. Ils sont décrits et considérés comme des êtres à part. Mais le lecteur le devinne rapidement, il y a quelque chose qui cloche dans tout ça.

 

Qui sont ces enfants? Pour quelle raison les a-t-on réunis là?

 

Difficile d'en dire plus sans dévoiler le fond de l'histoire, qui nous sera révélé petit à petit, par petites touches.

 

Ce n'est pas du tout un roman construit comme un livre à suspens, mais à chaque page, j'ai été avide de connaître la suite.

 

Il y a finalement peu d'action, mais on ne s'ennuie pas une seconde.

 

Le livre est extrêmement bien écrit et la construction mêlant flash back, reconstitution de la mémoire et vie actuelle est admirable.

 

On en sort quand même pas mal dérouté, perplexe devant cette vision de l'Homme qui nous est exposée.

 

A noter que si l'auteur porte un nom japonais, il rien a rien de japonais dans ce roman puisque l'écrivain est un pur produit britanique.

 

Un film a également été adapté de ce roman sous le titre de "Never let me go".

 

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Apprendre à prier à l'ère de la technique

publié dans Littérature étrangère

Apprendre-a-prier-a-lere-technique.jpgMon avis : 5.gif

 

Grand auteur, grand roman, grande découverte ! Surtout ne pas se fier au titre pas très fun et encore moins à la quatrième de couverture.

Tavares est quasi inconnu en France, si ce n’est par ce roman, qui a obtenu le prix du meilleur livre étranger Hyatt Madeleine  2010. Et chez les deux principaux libraires lillois, il faut soit le commander soit faire preuve d’une très grande souplesse dorsale pour trouver le précieux tout en bas des rayons…

 

« Apprendre à prier à l’ère de la technique », est en fait le dernier tome d’une quadrilogie intitulé « Le Royaume », mais l’on peut tout à fait lire ce roman sans connaître les autres, ce qui est mon cas.

Un mot me vient après cette lecture : saisissant !

Lenz Buchmann est chirurgien dans un pays non identifié (Allemagne ?) à une époque non précisée (probablement au 20ème siècle). Mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est Lenz lui-même, homme froid, largement dépourvu de sentiments, avec des comportements hors de toute « bonne » morale. Il opère avec sa main sacrée, mais ne venez pas lui parler de remerciement de patient lorsqu’il a sauvé une vie. Opérer, c’est pour lui un acte purement technique, le corps est une machine qu’il arrive à dominer avec jubilation.

Et puis un jour, à un enterrement, une évidence lui saute aux yeux : le maire de la ville est une personne hautement respectée, à qui tout le monde va serrer la main, qui d'office se place au-dessus des autres. C’est décidé : il fera de la politique. Le corps deviendra le peuple et il se lancera dans une stratégie minutieuse pour arriver à ses fins.

L’image du père militaire servira de guide, ne pas être faible comme son frère aîné ou sa mère sera ce qu’il faudra bannir. Etre au dessus du lot, être digne de porter le nom des Buchmann.

Seules la technique et la maîtrise ont grâce à ses yeux ; mais la nature n’est cependant jamais loin…

Tavares a le génie de contenir cette violence latente, de placer le lecteur en spectateur sans jamais juger. Seuls les titres de chapitre, sous forme d’aphorisme, nous orientent vers un commentaire possible.

Un livre d’une construction étonnante, qui se laisse lire très facilement et qu’on ne peut lâcher. Mais surtout un roman qui amène à réfléchir et que je considère un peu comme un OVNI littéraire !

En cours de lecture, le précédent roman de cet auteur : « Jérusalem »

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L'annulaire

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

l-annulaire.jpgL'annulaire

Yoko Ogawa

95 pages

 

 

Mon avis :4.gif

 

Une bien étrange nouvelle autour du thème du souvenir, de la soumission et du fétichisme.

Une jeune femme, la narratrice, se promène dans la rue lorsqu’elle tombe sur une petite annonce affichée sur une porte :

 

Recherchons employée de bureau
aide à la fabrication de spécimens
expérience, âge indifférents
sonnez ici.

 

Venant de quitter son emploi précédent dans une usine à la suite d’un léger accident (à l'annulaire), elle frappe à la porte à tout hasard.

M Deshimaru, le responsable du laboratoire lui ouvre, lui  fait visiter et l’embauche, sans plus de protocole. Elle sera chargée d'accueillir les clients et de discuter un peu avec eux.

Le récit, court, nous entraine alors dans un univers clos avec des personnages énigmatiques. M Deshimaru est en fait une sorte de taxidermiste du souvenir qui se propose de vous « libérer » en créant un spécimen, matériel ou immatériel, de ce qui vous tracasse. Mouais mouais, bizarre tout ça ! Loufoque en tout cas.

Ce qui est toujours frustrant chez Ogawa, mais qui du coup en fait son charme, ce sont ces innombrables non-dits. On ne sait pas grand-chose de la narratrice et beaucoup de questions restent en suspens.

Au final, une lecture courte et envoûtante avec une auteure à découvrir qui sort de l’ordinaire

 

A noter que cette nouvelle a été adaptée au cinéma

 

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Un soupçon légitime

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

un-soupcon-legitime-copie-1.jpgUn soupçon légitime

Stefan Zweig

publié en 1987, traduit en français en 2009

 

Mon avis : 3-5-copie-1.gif

 

Une nouvelle de Zweig inédite, en tout cas en France.

 

La version qui nous est proposée intégre une première partie en français, une deuxième partie en allemand et en troisième partie une biographie de l'auteur, le tout pour 5,50 euros (un soupçon légitime de remplissage? je doute effectivement qu'un grand nombre de lecteurs lise Zweig dans le texte...m'enfin)

 

Zweig est indéniablement un nouvelliste hors pair, et il le prouve une nouvelle fois. 

 

La narratrice, une dame vivant tranquillement avec son mari dans une jolie maison près de Bath, en Angleterre, nous relate la vie de ses nouveaux voisins, les Limpley. Ils sont jeunes, charmants, polis, mais le mari a une sorte de trop plein d'énergie ! Un passionné un peu fatiguant pour son entourage.

 

Comme à son habitude, Zweig décrit très bien les sentiments des uns et des autres (et même les pensées d'un chien...)

 

On se doute dès les premières lignes que quelque chose de grave va se passer et Zweig a le don de "faire monter la sauce".

 

Alors pourquoi pas 5 étoiles ?

Et bien tout simplement à cause de l'éditeur (le même qui fait du remplissage...) Le suspense est pour le moins ruiné :

 

- par la couverture du livre (ça vous n'y échapperez pas...)

- par la 4ème de couverture qui dit...tout !!!

 

Donc de grâce, si vous voulez apprécier à sa juste valeur : ne lisez pas cette maudite présentation de l'éditeur !!!

 

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Le lièvre de Vatanen

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

vatanen.jpgLe lièvre de Vatanen

Arto Paasilinna

 

 

Mon avis : 4.gif

 

Alors, la première réflexion qui me vient après la lecture de ce livre est : "Mouhahaha" !

 

En général, j'ai un peu de difficultés à apprécier les livres "décalés" ou tout du moins avec une intention humouristique. Le lièvre de Vatanen fait exception.

Ce n'est pas non plus un livre à pleurer de rire, mais plutôt à décrocher de multiples sourires. Et c'est déjà pas mal !

 

Vatanen, journaliste blasé à la vie personnelle un peu râtée, rentre en voiture un dimanche soir avec un ami photographe.

 

Tout d'un coup, ils heurtent un lièvre. Vatanen, passablement éméché, sort de la voiture à la recherche de ce lièvre estropié.Il retrouve sa trace et va le suivre, encore et encore, sans raison particulière, à travers toute la Finlande. L'occasion de changer de vie dont il rêvait.

 

Les aventures vont s'enchaîner durant 24 courts chapitres, aventures parfois loufoques, parfois dramatiques, mais la plupart du temps très drôles.

 

Les personnages sont attachants, le cadre "nature" est très plaisant. Des lacs, des forêts, des ours...Aux antipodes de son ex-vie...et de sa vie avec son ex-femme !

 

Ce livre est un best-seller dans les pays nordiques et on dit qu'Arto Paasilinna a inventé un nouveau genre littéraire : le roman d'humour écologique.

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La petite pièce hexagonale

par Virginie Moret

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la petite pièceLa petite pièce hexagonale

Yoko Ogawa

2004

110 pages

 

Mon avis : 3.gif

 

Peut-être à cause de la couverture du livre, peut-être à cause du titre de ce court roman, je m'attendais à autre chose. D'où une légère déception...bien que le roman reste somme toute très agréable et surprenant.

 

Dans les vestiaires d'une piscine, une jeune femme se trouve sans explication attirée par une inconnue qui attend une vieille femme qui prend un temps infini pour se préparer.

 

Quelques jours plus tard, elle croise de nouveau ces deux femmes dans un supermarché et se met sans raison à les suivre. Sa filature la mène dans un étrange endroit,  une loge de gardien au milieu d'un parc dans laquelle se trouve la petite pièce à raconter...

 

Plein de mystère, des personnages énigmatiques, une atmosphère particulière au coeur du thème de l'introspection.

 

J'ai tout de même bien envie de continuer ma découverte de cet écrivain à l'écriture poètique !

 

En stock dans ma PAL L'annulaire, La piscine, L'abeille et la Grossesse.

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Quitter le monde

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

quitter le mondeQuitter le monde

Douglas Kennedy

Mai 2009

 

Mon avis :3-5.gif

 

Douglas Kennedy, où le romancier maître du héros-pas-de-bol avec une descente aux enfers sans fin. On pense que le personnage a touché le fond, mais non, il peut encore tomber plus bas. Le destin qui s’acharne en quelque sorte…

 

Plonger dans un roman de Douglas Kennedy, c’est presque toujours l’assurance de passer un agréable moment de lecture (je dis presque, car j’exclue La Femme du Vème).

 

Quitter le monde, c’est l’histoire de Jane qui a grandit au milieu de parents qui se déchirent, avec un père qui claque la porte du jour au lendemain et avec une mère qui n’aura de cesse de faire porter la responsabilité à sa fille. Et c’est parti pour le cercle vicieux de la culpabilité, thème réccurent de ce roman.

 

Jane grandit, devient malgré tout une brillante étudiante de Harvard et ensuite une enseignante reconnue en littérature (l’univers décrit de ce microcosme universitaire m'a par moment fait pensé à du David Lodge).

 

Mais tout ce que touche Jane finit par lui échapper, et souvent de la manière la plus brutale qui soit. On suit avec avidité les rebondissements de sa vie, les coups dans le dos que son entourage lui fait. Peut-être un peu trop caricatural je pense : Jane la gentille droite dans ses bottes, le reste du monde contre elle.

 

Un petit bémol pour la dernière partie « policière » du roman qui aurait largement pu ne pas exister et qui m’a semblée un peu incongrue…Quel est le rapport avec le reste ? Où l’auteur veut-il nous mener ?

 

En conclusion, oui, Kennedy est un auteur dit « facile », mais Quitter le monde un peu moins que les autres, plus fouillé probablement. On frise peut-être parfois les réflexions « café de commerce », les facilités narratives et rebondissements « gros sabots », mais on se laisse néanmoins emporter très facilement, pour peu qu’on n’en attende pas plus qu’un agréable moment de lecture.

 

 

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La fin des temps

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

fin-temps-2.jpgLa fin des temps

Haruki Murakami

626 pages

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Ah, Murakami ! Génial Murakami ! 3ème livre que je lis de cet auteur, et une fois de plus, la magie opère. Et c'est avec un grand regret que j'ai tourné la dernière page. J'avais plaisir à retrouver ce petit rendez-vous quotidien, loin du réel, dans cet univers à la fois proche du notre et pourtant si éloigné...

 

"La fin des temps", c'est un roman hors catégorie, qui ne resemble à aucun autre mais dans lequel on retrouve le charme et le style propre à l'auteur : onirique, poètique, irrationnel, étrange, envoûtant...Un univers sans limite dans lequel tout semble possible, où l'on bascule l'air de rien du réalisme à l'absurde.

 

Le narrateur, un informaticien de haut vol, se fait convoquer chez un vieux savant afin de travailler sur le brouillage de données très confidentielles. Mais pour arriver sur le lieu de son rendez-vous, il doit emprunter un ascenseur, tellement lent qu'on ne sait pas s'il monte ou s'il descend, sans indication d'étages. Nous sommes au Pays des Merveilles sans merci.

 

Parallèlement à ce récit, une deuxième histoire se déroule, celle d'un homme devant se séparer de son ombre pour entrer dans une ville. Cette ville est peuplée de licornes et une fois franchie l'enceinte de la ville, plus personne ne peut en sortir. C'est tout ce que l'on sait. Voici la Fin du Monde.

 

Hum hum...Bon, il faut le lire, c'est tout. C'est magique !  Un des rares livre que j'ai envie de relire une deuxième fois et qui me donne envie de lire tout Murakami.

 

P.S : Murakami, je pense qu'on adore ou on déteste, mais ça vaut le coup d'essayer, au moins une fois.

 

 

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Le mec de la tombe d'à côté

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

le-mec.jpgLe mec de la tombe d'à côté

Katarina Mazetti

Février 2010

 

Mon avis :5.gif

 

Comme il est agréable de tomber sur ce genre de petite pépite !

 

J'ai longtemps vu ce livre sur les étals de mon libraire, mais à vrai dire, le titre ne m'inspirait guère...

Et puis un jour une collègue m'en parle sous des terme très élogieux, c'est génial, tu devrais le lire, je suis certaine que tu mettrais plein plein d'étoiles à ce bouquin...Me voilà conquise !

 

Une fois le livre en main, je ne l'ai pas lâché d'une seconde durant tout un week-end

 

Un roman très drôle, à double voix, plein de fraîcheur, de tendresse et de petits moments cocasses.

 

Elle vient sur la tombe de son mari, lui sur celle de sa mère. Ils sont voisins de tombe, mais là s'arrête leurs points communs ! Elle est bibliothécaire, trentenaire citadine, lui, agriculteur, le même âge mais à des années lumières de l'univers de Désirée ! Les vaches, la terre, voilà ce qui intéresse Benny...alors que Désirée s'intéresse à l'opéra, la culture et ne sait pas cuisiner...Un roman cliché ? Peut-être, mais cela fonctionne !

 

L'Amour est dans le pré à la sauce suédoise !

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