Articles avec litterature francaise

Juste une ombre

publié dans Littérature française

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Une histoire simple, une écriture simple, mais un thriller terriblement efficace qu'il est difficile de lâcher.

Cloé est une jeune femme très ambitieuse. Sa vie professionnelle n'est qu'un enchaînement de réussites et elle est à deux doigts de la gloire finale : décrocher le poste de présidente dans son agence de publicité.  

Mais un soir, au détour d'une rue, Cloé se sent suivie. Une ombre s'approche, indéterminée. Juste une ombre, et le début d'un cauchemar pour la jeune femme. 

Des objets commencent à bouger chez elle, ce sentiment permanent qu'il y a quelqu'un. Mais lorsqu'elle en fait part à son entourage, personne ne la croit. Fatigue, alcool, drogue, délire paranoïaque? Toutes les hypothèses vont bon train.

Elle qui était si forte, si sûre d'elle, commence à perdre pied petit à petit.

En parallèle, nous découvrons le personnage d'un flic border-line, Gomez. Le lecteur ne voit pas tout de suite le lien entre ces deux personnes, mais les pièces du puzzle se mettent en place au fur et à mesure.

Karine Giebel ne laisse aucun répit à son lecteur, et ce jusqu'à la dernière ligne, avec une fin que j'ai trouvé particulièrement réussie !

 

 

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Les quatre saisons de l'été

publié dans Littérature française

Mon avis : 

 

Quatres saisons de la vie, quatre couples d'âge différent, quatre histoires d'amour. Un seul lieu commun : la plage du Touquet, une seule date, le 14 juillet 1999.

Grégoire Delacourt parle ici avec beaucoup de délicatesse et de tendresse de ces sentiments amoureux qui relient les hommes et les femmes, ces destins qui se nouent et se dénouent.

C'est une histoire très simple mais pas simpliste comme j'ai pu le lire parfois.Le roman et les personnages auraient mérité un peu plus d'étoffe, peut-être. Il en ressort néanmoins une jolie impression de lecture.

Le décors du Nord (les Flandres et la côte) n'est pas sans ajouter au charme de ce roman (le Nord décrit sous le soleil en plus...)

 

 

 

On ne doit pas redonner vie à nos amours d'enfance. On doit les laisser là où elles sont: dans l'obscurité confortable des souvenirs. Là où les promesses ébauchées, les caresses imaginées, oubliées, la nostalgie des peaux, des odeurs, là où les rêves enfouis se bonifient et écrivent la plus belle histoire.

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Amours

publié dans Littérature française

Mon avis : 

 

Nous sommes en 1908, dans une maison bourgeoise du centre de la France. Victoire est mariée depuis 5 ans à Anselme, l'archétype du notable provincial. Un mariage de convenance et arrangé, comme cela se faisait beaucoup à l'époque. L'amour qu'on lui a promis ne vient pas, tout comme l'enfant tant attendu...

Mais un jour, la petite bonne de la maison, Céleste, tombe enceinte. Impossible pour elle de garder cet enfant car cela signifierait perdre son travail. Cependant, Victoire et Anselme vont décider d'un tout autre avenir pour cet enfant : il sera le leur, l'héritier tant attendu.

Dans ce huis-clos d'un autre temps aux allures de "Madame Bovary", l'arrivée de cet enfant va chambouler toutes les convenances et le destin de ces deux femmes. 

Un bien beau roman à l'atmosphère intimiste servi par une écriture précise et délicate

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En attendant Bojangles

publié dans Littérature française

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A 35 ans, on peut dire qu'Olivier Bourdeaut, qui a longtemps hésité à se lancer dans l'écriture, fait une entrée magistrale dans la littérature de ce début d'année !

Un succès de librairie amplement mérité pour ce livre "fell good" intelligent et touchant.

Un petit air de Boris Vian et d'Alexandre Jardin dans ce roman doucement déjanté.

Sous le regard attendri et émerveillé de leur fils, un couple fantasque décide de faire de leur vie une fête permanente. Ils ne peuvent s'empêcher de danser encore et encore sur la musique si douce de Nina Simone, "Mister Bojangles".

On part à l'improviste à la recherche d'un château en Espagne, l'école du fils, jamais le matin car il faut profiter des fêtes jusqu'au bout de la nuit.

Le récit alterne entre la narration du fils avec sa touchante naïveté et ses fausses interprétations d'enfant qui nous font sourire et la narration du père, épris d'un amour fou pour cette femme hors du commun.

Mais une ombre pointe petit à petit son nez dans ce tableau idyllique : la maladie mentale dont commence à souffrir la mère. Face à ce "déménagement" dans la tête, la famille est prête à toute, y compris les pires folies...L'amour fou n'aura jamais aussi bien porté son nom !

 

Un homme chapeauté d'un suppositoire qui moule grossièrement ses bourses dans un collant fluorescent pour gravir une côte à bicyclette n'a certainement plus toute sa tête.

Cette folie, je l'avais accueillie à bras ouverts, puis je les avais refermés pour la serrer fort et m'en imprégner, mais je craignais qu'une telle folie douce ne soit pas éternelle. Pour elle, le réel n'existait pas. J'avais rencontré une Don Quichotte en jupe et en bottes, qui, chaque matin, les yeux à peine ouverts et encore gonflés, sautait sur son canasson, frénétiquement lui tapait les flancs, pour partir au galop à l'assaut de ses lointains moulins quotidiens.

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Le début des haricots

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Mon avis : 

 

Voilà une belle découverte à côté de laquelle je serais totalement passée si je n'avais pas été contactée directement par l'écrivain.

Ce roman est paru en autoédition au format ebook sur Amazon. Et dans ce cas, c'est bien évidemment l'auteur qui se charge de son auto-promo. 

Je reçois régulièrement des sollicitations de la part d'écrivains qui sont dans ce type de démarche, mais j'avoue que c'est bien la première fois que j'accepte...Un petit mail sympa, un livre qu'elle qualifie de "comédie romantique, roman léger et drôle". Piquée par la curiosité, envie de ressortir ma Kindle reçue à Noël, me voilà partie pour cette nouvelle lecture.

Anna est une jeune femme trentenaire médecin urgentiste dans un hôpital parisien. Elle est brillante et son avenir est tout tracé. Son père, grand ponte de la médecine dans ce même hôpital, la pousse en tout cas avec autorité dans ce sens.

Comme chaque année, Anna se rend à San Francisco pour un prestigieux congrès de médecine afin d'y présenter les derniers travaux de son père.

Mais après une nuit de garde qui vire au cauchemar, Anna ne sait plus sur quel pied danser. Arrivée à l'aéroport, elle décide de sécher ce congrès et se laisse attirer par un autre rassemblement aux allures de secte : un stage "thérapeutique" sur le thème du courage...

L'histoire, bien qu'un peu convenue dans son déroulement, n'en demeure pas moins hyper agréable à lire. J'ai vraiment passé un très bon moment de lecture en compagnie d'Anna et de son groupe de méditation-végétario-bobo !

Si vous avez une Kindle, un roman frais et moderne à télécharger sans réserve (2.99€) !

 

 

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Le livre des Baltimore

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J'avais adoré "La vérité sur l'affaire Harry Québert" sorti en 2012. J'ai également adoré ce dernier roman de l'écrivain suisse Joël Dicker.

On y retrouve Marcus, le personnage central de son précédent roman, quelques années plus tôt.

L'histoire, c'est celle d'un Drame familial, dont on nous parlera tout au long du roman sans pour autant savoir de quoi il s'agit. Il y a d'un côté les Goldman-de-Montclair, famille de classe moyenne dont est issu Marcus. De l'autre, les Goldman-de-Baltimore. La réussite à l'américaine, les grandes maisons, le luxe. Durant toute son enfance, Marcus vouera un véritable culte et une admiration sans borne à la vie de ses cousins.

8 ans après le Drame, Marcus décide de prendre la plume et de nous raconter l'histoire de sa famille.

Le roman est construit sous forme de flash-back habillement menés avec en toile de fond ce "Drame" dont on présent la gravité.

Difficile de lâcher ce roman captivant. Alors oui, comme j'ai pu le lire dans certains articles, Joël Dicker reprend un peu les ficelles de son précédent roman, oui, c'est parfois un peu poussif et caricatural, oui l'écriture est plutôt simple. Mais franchement, quel plaisir de lecture au final ! Les personnages sont attachant, le roman est très visuel et le dénouement de fait pas "flop".

 

 

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Charlotte

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David Foenkinos est un auteur que j'apprécie particulièrement. Son style, son humour font mouche.

Lors de la sortie de son dernier roman, "Charlotte", j'ai longtemps tourné autour sans passer le pas. Le thème ne m'emballait pas du tout. Qui était donc cette fameuse "Charlotte Salomon" artiste peintre autour de laquelle l'auteur avait bâti son roman? Et puis pourquoi cette écriture en vers comme une poésie sans rime? J'attendais la sortie en poche...

Et puis au moment de Noël est sortie l'édition illustrée avec les oeuvres de cette fameuse Charlotte Salomon (suis-je la seule à ne pas la connaître au fait??)

Le Père Noël ayant bien fait son job, il a attéri au pied du sapin. Un très bel ouvrage !

David Foenkinos est ainsi parti sur les trace de cette artiste peintre, juive allemande née en 1917 et morte à Auschwitz en 1943.

Il y a d'abord cette tragédie familiale avec ces suicides à répétition et cette mélancolie qui ne quitte par Charlotte. Elle parle peu. Son moyen d'expression privilégié : la peinture. Elle est douée, remarquée par son entourage puis par des professeurs à l'école des Beaux-Arts.

Mais dans le milieux des années 30, la montée du nazisme va l'empêcher d'exprimer son art. Au moment où elle vit une passion amoureuse à Berlin, elle est contrainte à l'exil en France, pour pense-t-elle échapper au destin funeste des juifs en Allemagne.

C'est durant cette période qu'elle élabore son oeuvre picturale autobiographique (que l'on retrouve en extrait dans ce livre).

Vraiment un très beau roman. Je ne peux que conseiller de le lire dans sa version illustrée car c'est un vrai plus pour marcher dans les pas de l'artiste.

 

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Profession du père

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Mon avis : 

 

Au début des années 60, Emile Choulans, un jeune garçon d'une dizaine d'années vit seul avec ses parents. Chaque rentrée scolaire, lorsqu'il faut remplir la fiche de renseignement Nom, Prénom..., Emile bloque sur "Profession du père"...Que fait réellement son père? Tantôt chanteur, footballeur, parachutiste, espion ou même conseiller du Général de Gaulle.

Un père peu ordinaire donc, probablement mythomane. Avoir un père aussi fantasque pourrait être génial aux yeux de cet enfant. Mais grosse ombre au tableau : la violence du père, les coups qui pleuvent sans cesse, l'armoire transformée en "maison de correction". Et surtout cette mère passive, résignée et complétement soumise.

Mais malgré cette situation, Emile fait tout pour plaire à son père et s'embarquera dans une aventure rocambolesque avec un camarade de classe sur fond de guerre d'Algérie. Il est évident que son père sera fier de lui.

Cette histoire, c'est celle de l'auteur lui-même. Un roman donc très personnel mais qui reste abordé sans pathos.

C'est le second roman de Chalandon que je découvre (après "Le quatrième mur") et une nouvelle fois, je trouve qu'il s'agit d'un roman très marquant. La violence des actes derrière la douceur des mots.

 

 

Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider.
Je n’avais pas le choix.
C’était un ordre.
J’étais fier.
Mais j’avais peur aussi…
À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet.

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Je vais mieux

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Un petit livre qui se lit bien, qui fait du bien, mais qu'on oublie très vite je pense. Nous avons été habitué à mieux de la part de cet auteur, même si cela reste très honnête.

Notre héros a une vie on ne peu plus classique : la quarantaine, une épouse, 2 enfants qui viennent de quitter le nid, un job moyen dans un cabinet d'architecte.

Un jour, sans aucune raison apparente, il est pris d'un mal de dos inexpliqué et violent lors d'un dîner avec des amis.

Les examens médicaux ne donneront rien, mais pourtant, il a toujours aussi mal.

Et si l'origine de ce mal était psychologique? Et si l'expression "en avoir plein le dos" prenait ici tout son sens?

Alors, pour dénouer les noeuds qui lui bloquent le dos, il décide de dénouer sa vie : ses relations au travail, ses relations avec sa femme et ses enfants, ses relations avec ses parents...

Et petit à petit, les choses s'améliorent.

Notre personnage trouve bien vite les solutions et les chemins qui le mènent au prétendu bonheur. Bon, d'un autre côté, ce n'était pas bien compliqué non plus...mais c'est justement ce côté un peu trop "simpliste" qui m'a un peu laissé sur ma faim.

 

 

 

 

 

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Heather Mallender a disparu

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Mon coup de coeur de l'été 2014 !

L'intrigue démarre en Grèce, sur l'île de Rhodes. Harry Barnett, la cinquantaine désenchantée et l'alcool un peu facile, y habite dans la villa d'un ami, célèbre homme politique britannique.

Quand débarque Heather Mallender, amie de la famille venue se ressourcer dans la villa, Harry se sent très vite attiré par cette jeune femme et se lie d'amitié avec elle.

Mais lors d'une balade en sa compagnie sur le mont Prophitis Ilias, Heather disparait mystérieusement. Harry ayant été le dernier à l'avoir vue, il se retrouve accusé de sa disparition. Faute de preuves suffisantes, il est rapidement relâché, mais Harry va décider de mener l'enquête de son côté à l'aide d'une précieuse piste : les 24 dernières photos prises par Heather.

Photo après photo, il va remonter le fil de l'histoire, espérant ainsi retrouver Heather. Mais il n'est pas au bout de ses peines, car l'histoire s'avère bien plus compliquée qu'il n'y paraît.

Dans son enquête pour retrouver Heather, Harry reproduisait fidèlement les mouvements de la jeune fille et par là même, sans doute aussi ses erreurs. S'il suivait les mêmes indices qu'elle, il y avait de grandes chances pour que leur destin soit le même.

Entre Rhodes et l'Angleterre, le lecteur ne s'ennuie pas une minute. L'intrigue est extrêmement bien ficelée et l'auteur nous balade d'une main de maître. Rebondissements et fausses pistes sont au rendez-vous. Et la fin est tout simplement géniale !

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