Articles avec litterature francaise

Pétronille

publié dans Littérature française

Mon avis :

 

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on ne peut y couper. Le nouveau cru de la Dame au Chapeau envahie les étals de nos libraires. Et comme chaque année depuis près de 20 ans (ah oui quand même !!), je me précipite pour l’acheter le jour de la sortie et consacre ma soirée à le savourer.Car il faut bien le dire, vous avez intérêt à savourer votre lecture car en 1h30, l’affaire est pliée…et il faut de nouveau patienter une année de plus !

Dans ce roman, il est essentiellement question de picole, et plus précisément, de champagne. Pour ceux qui connaissent la bibliographie d’Amélie Nothomb, on sait qu’il s’agit de son breuvage préféré. Mais quoi de plus triste que de boire seul ? Alors, l’héroïne du roman, qui n’est autre qu’Amélie elle-même, se met en quête d’un compagnon de beuverie qui apprécierait à sa juste valeur le champagne (qu’il est de bon ton de déguster à jeun afin d’en ressentir pleinement les effets…)

Lors d’une séance de dédicace, bingo. Elle jette son dévolu sur Pétronille !

Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans.

Les deux jeunes femmes vont se lier d’une amitié particulière avec comme point de connivence ce fameux breuvage à bulles mais également l’écriture. Un duo à la fois drôle, décalé et imprévisible.

Amélie Nothomb a vraiment une imagination débordante qui n’a pas son pareil dans la littérature française. On aime ou on n’aime pas…Autobiographie, fiction, un peu des deux ?

En refermant ce livre, je me suis dit une nouvelle fois qu’elle était vraiment déjantée et que ça ne devait pas toujours tourner très rond dans sa tête…mais que c’est jubilatoire !

Plus que 364 jours avant le Cru 2015...

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Pas son genre

publié dans Littérature française

pas-son-genre.jpg Mon avis : 3-5-copie-1.gif

 

François est un jeune bobo parisien. Professeur de philosophie inexpérimenté et sans attaches, il se retrouve muté contre sa volonté à Arras.

Amis du Nord, accrochez-vous, la description qui est faite de la région est pathétique !

Ciel gris, absence de culture des autochtones, morosité, ennui…Bref, des clichés à n’en plus finir.

 

Un petit extrait :

« Il est faux de dire qu'Arras est à moins d'une heure trente de Paris, en réalité, elle en est à des années. Ici, comme dans toute province, la lenteur prime. On prend son temps, ou plutôt c'est le temps qui nous prend. »

Après un premier chapitre un peu déstabilisant avec des élucubrations philosophiques sur l’amour et cette fameuse description du Nord, le roman prend une tournure plus agréable.

Sans trop savoir pourquoi (par désœuvrement ?), François se retrouve à draguer la petite coiffeuse, Jennifer, du très tendance salon Friselis. Tout les oppose : il est intellectuel et bourgeois, elle est frivole et légère, il lit de la grande littérature, elle lit les magazines people et l’astrologie. Elle n’est « pas son genre », mais ils vont quand même entamer une relation. Elle lui fait honte par sa vulgarité, mais quelque part, il ne peut pas se passer d’elle. De son côté, Jennifer ne cesse de se demander pourquoi il reste avec elle, se rendant bien compte comme on dit qu’il est « trop bien pour elle ».

Philippe Vilain écrit très bien et analyse très bien ce thème des différences de milieux sociaux. Il en ressort une grande mélancolie et une grande justesse, avec une fin bien pensée.

A noter que ce roman a été adapté au cinéma avec Emilie Dequenne dans le rôle de la coiffeuse.

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Demain

publié dans Littérature française

 
demain.jpgMon avis : 2-5.gif
 
 Après un accouchement et durant un congé maternité, il y a un étrange phénomène qui se produit : le sentiment de « perte de neurones » et de difficultés à se concentrer…  Alors, depuis quelques semaines, impossible d’accrocher au moindre roman ! J’accumulais les abandons. 

A la sortie du rayon couches de Carrefour, je tombe sur une nouveauté de Guillaume Musso parue en format poche. Jamais lu de roman de cet auteur parce que franchement, pour moi, c’est le degré 0+ de la littérature (le 0 étant le roman Arlequin…) à égalité avec Marc Lévy. Je tente quand même.

Emma, une jeune sommelière de 32 ans, habite à New York. Célibataire, elle est à la recherche du grand amour. Matthew, jeune professeur charismatique de philosophie, habite à Boston, avec sa petite fille. Il a perdu sa femme dans un terrible accident.

Lors d’une brocante, Matthew achète un ordinateur. En l’allumant, il découvre les photos d’une jeune femme alors qu’on lui avait certifié que l’ordinateur avait été vidé. Avant de les supprimer, il décide d’envoyer un email à sa propriétaire, Emma. S’engage alors entre eux un échange à distance vif et piquant et très vite né le désir de se rencontrer.

Mais sur le lieu du rendez-vous, rien ne se passera comme prévu. Ils entrent dans le restaurant le même jour à la même heure, mais pourtant ils ne vont pas se croiser…

Ce rendez-vous manqué  n’est peut-être pas un hasard. Va alors commencer la recherche du « pourquoi » en alternant les points de vue d’Emma et de Matthew.

J’ai lu sur pas mal de blog que Guillaume Musso avait pour habitude d’allier dans ses romans suspens, paranormal, amour et sentiments. Je confirme qu’on retrouve tout cela dans son roman « Demain ». Mais c’est justement ce qui m’a gêné. Outre le côté littérature « facile », j’ai eu l’impression que l’auteur appliquait une recette bien rodée et que tout ça donnait un ensemble bien artificiel.

Néanmoins, soyons honnêtes, la recette fonctionne puisque j’ai réussi à terminer ce livre et que j’y ai pris un certain plaisir. Je n’exclue pas d’emporter cet été un autre roman de Guillaume Musso. Au bord de la piscine ça sera parfait !

   

 

 

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Les dieux voyagent toujours incognito

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les-dieux-voyagent.jpg Mon avis: 3.gif

 

Nous sommes ici à la frontière entre le roman et l’ouvrage de développement personnel. C’est en tout cas dans cette optique qu’il faut à mon sens aborder Laurent Gounelle.

Alan Greenmore s’apprête à commettre l’irréparable du haut de la Tour Eiffel quand un homme surgi de nulle part lui sauve la vie. En échange, il doit accepter de faire tout ce que cet homme lui demandera. Un drôle de pacte qu’Alan, qui n’a plus rien à perdre, accepte. Cet homme, Yves Dubreuil, va alors lui dicter sa vie, l’obligeant à agir comme il n’aurait jamais osé le faire jusqu’à présent.

Pendant tout le roman, le lecteur se demandera donc qui est cet Yves Dubreuil et pourquoi il fait cela (ça c'est pour la partie romancée). Mais tout l’intérêt de cet ouvrage repose pour moi sur les réflexions que va être amené à faire Alan Greenmore par le biais de son nouveau « maître ». Oser dire non, oser s’affirmer, prendre sa vie en main, telles sont les leçons qu’Yves Dubreuil va tenter d’apprendre à son élève. Cet élève pourrait être chacun d’entre nous car il y a de grandes chances que vous vous retrouviez dans bon nombre de situations évoquées par l’auteur.

Je reste quand même mitigée sur ce roman car oui, la lecture est plaisante et on peut en ressortir avec quelques trucs et astuces applicables dans sa propre vie. Mais je trouve qu’il y a quand même un petit côté « psychologie de bazar » et conseils un peu trop faciles…Enfin ça se laisse lire !

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La tête de l'emploi

par Virginie

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la-tete-de-l-emploi.jpgMon avis : 4.gif

 

Retrouver la plume de David Foenkinos est toujours un réel plaisir. Une écriture fluide, légère, et bourrée d’humour !

Pourtant, le sujet est loin d’être drôle. Bernard, 50 ans, marié, un enfant, employé de banque, est le mec « normal » par excellence. Une vie plutôt planplan, avec un destin qui semblait pour lui tout tracé jusqu’à la fin de ses jours. Et puis il y a ce prénom. Bernard. 

Je ne résiste d'ailleurs pas à l'envie de vous mettre un petit passage du livre pour vous donner un peu le ton pour ceux qui ne connaissent pas l'auteur :

 

"le «Bernard» impose une sorte de familiarité tacite, pour ne pas dire immédiate. On n’a pas peur de taper dans le dos d’un Bernard. Je pourrais me réjouir de porter un prénom qui est une véritable propagande pour se faire des amis. Mais non. Avec le temps, j’ai saisi la dimension sournoise de mon prénom : il contient la possibilité du précipice. Oui j’ai toujours ressenti le compte à rebours de l’échec, dans cette identité qui est la mienne. Il y a des prénoms qui sont comme la bande-annonce de leur destin. A la limite, Bernard pourrait être un film comique. En tout cas, il était certain que je n’allais pas révolutionner l’humanité. »

En effet, l’histoire va dérailler et partir en vrille de tous les côtés, au point qu’il va être contraint de retourner vivre chez ses parents. Une situation qui ne sera bien sûre évidente pour personne mais qui va forcer notre Bernard à se remettre en question. 

Et bonne nouvelle pour les lecteurs : cette nouveauté est en vente au prix de 11 euros !

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Kinderzimmer

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kinderzimmer.jpgMon avis : 2-5.gif

 

Voilà une critique qui n’est pas évidente à faire…Je ne saurais pas trop dire si j’ai aimé ou non ce livre. Une chose est cependant certaine, j’ai eu du mal à trouver du plaisir à cette lecture, le fond aussi bien que la forme m’ayant plutôt dérangé. Vous savez, un peu comme lorsqu’on tombe sur un truc moche à la télé et qu’on détourne la tête, tout en voulant quand même regarder les images du coin de l’œil…

L’histoire se passe pendant la seconde guerre mondiale, en 1944. Mila a 22 ans, et comme des milliers de femmes, elle se retrouve déportée (elle pour raison politique)  dans le camp de concentration de Ravensbrück.

L’entrée dans ce camp signe pour beaucoup la mort assurée et elle s’en rend assez vite compte. Sauf que pour elle, c’est un peu différent, car elle porte la vie en elle…Enceinte de quelques mois, elle trouvera la force de se battre et certaines de ses codétenues vivront au travers de ce miracle de la vie l’espoir qu’elles perdent peu à peu chaque jour.

On découvre alors un aspect des camps de concentration que pour ma part j’ignorais : les Kinderzimmer, cet espace réservé aux bébés nés dans les camps et dont l'espérance de vie dépasse rarement 3 mois.

 

Elle se demande de quoi elle accouchera vu sa minceur : un bébé chat ? Une salamandre ? Un petit singe ? Comment savoir si ce qui vient est un vrai enfant ou un produit de Ravensbrück, une masse pas regardable couverte de pus, de plaies d’œdème, une chose sans gras ? Elle n’ose pas en parler à Georgette, moins encore à Térésa : elle n’éprouve nul amour, nul désir, seule l’idée d’un espace dérobé à la vue des SS l’émeut un peu. Comment naît la tendresse ? Pendant la grossesse ? Avant l’accouchement ? Est-ce que la vue de l’enfant la déclenche ? Y a-t-il une évidence de l’amour maternel ou est-ce une invention patiente, une volonté ?

Rien n’est épargné au lecteur au niveau de la vie quotidienne, des maladies et des souffrances. Pourtant, c’est loin d’être ma première lecture sur cette période de l’histoire, mais j’avoue que celle-ci est particulièrement éprouvante (peut-être parce que je suis moi-même enceinte…) et le style haché contribue à rendre cette narration pénible.

J’ai été ravie de tourner la dernière page, en poussant un ouf de soulagement. Seulement, quelques jours plus tard, l’histoire me hante encore…Donc roman puissant et romancière douée, mais livre super dur !

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Derrière la haine

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derriere-la-haine.jpgMon avis : 3-5-copie-1.gif

 

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain, de l’autre, Laetitia et David. Ils ont le même âge, ils sont voisins et très vite, ils deviennent inséparables. 

Toujours l’un chez l’autre à partager l’apéro ou les confidences. Les deux femmes vont tomber enceinte quasiment en même temps et elles donneront naissance chacune à un petit garçon. Milo et Maxime vont devenir eux aussi très proches, presque comme des jumeaux.

Mais un jour, un évènement tragique brise ce tableau idyllique. Cette proximité avec l’autre, le couple voisin, va devenir insupportable…

Ce roman est classé dans la catégorie « thriller psychologique » et il faut dire qu’il remplit plutôt bien son rôle. A mon goût, cela aurait pu être poussé encore plus loin (on est plus dans le drame psychologique que dans le thriller), mais l’envie de connaitre rapidement la suite est bien présente et la fin, sans être renversante, est quand même bien ficelée.

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Un avion sans elle

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un avion sans elleMon avis : 4-5.gif

 

Gros coup de cœur pour ce roman aux allures de thriller/polar (malgré le titre au jeu de mot douteux et le classement en librairie dans la catégorie roman…)

Il y a 18 ans, une petite fille de 3 mois fut la seule rescapée d’un tragique crash d’avion. Deux familles que tout oppose vont se disputer son identité et sa garde car justement, 2 bébés du même âge figuraient dans la liste des passagers. Est-elle Lyse-Rose ou Emilie ? Est-elle la descendance de Léon de Carville, riche industriel, ou celle des Vitral, famille modeste de Dieppe ? La justice tranche : elle est une Vitral. 

Mais les Carville ne comptent pas en rester là. Ils engagent à prix d’or un détective privé au nom improbable afin de faire la lumière sur cette histoire. Le détective mettra 18 ans pour comprendre la vérité, mais n’est-ce pas trop tard ?

La construction de l’histoire est surprenante et hyper prenante. Beaucoup de rebondissements qui donnent envie de découvrir la fin, même si on finit par se douter petit à petit de la vérité.

J’ai tellement aimé le style de l’auteur que j’enchaîne avec son roman « Nymphéas noirs » !

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L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

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fakir.jpgMon avis : 3-5.gif

 

Voici LE livre qui a attiré ma curiosité au milieu de la pléthore de romans de la rentrée littéraire. Un titre à rallonge hors normes et une couverture aux couleurs de l’enseigne suédoise, qu’est-ce donc que cet ovni ?

A la fois roman d’aventure, histoire d’amour, rencontres humaines en tous genres, mais surtout roman qui sort des sentiers battus, loufoque et drôle.

Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer,  «j'arrache ta charrue» ou «achète un chat roux»), est un fakir indien fraîchement débarqué à Paris avec comme objectif de voyage : aller chez Ikéa pour y acheter le dernier modèle de lit à clous…Mais rien ne se passe comme prévu car il va se retrouver coincé dans une armoire qui va être transporté dans un nouveau magasin en Angleterre. S’ensuit un voyage rocambolesque durant lequel notre Candide un brin arnaqueur des temps moderne nous fera sourire à de nombreuses reprises. Les jeux de mots sur les noms propres sont particulièrement réussis (même si un peu répétitifs au bout d’un moment)

Un roman fort sympathique et optimiste au style hors norme.

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Nos vies désaccordées

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nos-vies-desaccordees.jpgMon avis : 4.gif

 

Alors que je flânais dans les allées de la Fnac de Lille, je suis tombée par hasard sur ce petit livre. A la lecture du résumé, les mots clés me sautent aux yeux : piano, Schubert, histoire d’amour. Il n’en fallait pas plus pour me laisser tenter ! 

Bien m’en a pris, car ce roman est un petit bijou de sensibilité, porté par une belle écriture. 

François est un pianiste de renommée internationale. Il enchaîne les concerts dans les plus grandes salles du monde. Il y a quelques années, il a vécu une fulgurante et formidable histoire d’amour avec Sophie qui s’est achevée par une terrible rupture. 

Alors qu’il pensait avoir enfoui cette histoire, Sophie ressurgit de manière inopinée et dramatique dans sa vie : il apprend que celle-ci est internée dans le sud de la France dans un hôpital psychiatrique. Elle est plongée dans un mutisme depuis plusieurs années, avec comme seul compagnon l’écoute de disques de piano. 

Il quitte tout, annule son concert pour aller la voir. Le temps de ce voyage, il se replonge dans son passé, ses remords et sa culpabilité. 

Dommage que ce roman soit si court !

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