Articles avec litterature francaise

Spirales

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spirales-2.jpgMon avis : 3.gif

Voici le 7ème roman de Tatiana de Rosnay, auteur que j’ai connue grâce au superbe « Elle s’appelait Sarah ». 

Ce roman, sans grandes prétentions et un poil cliché, reste quand même un agréable moment de lecture, mêlant suspense et psychologie. Ce n’est pas très poussé, certes, mais ça a le mérite d’accrocher suffisamment le lecteur pour lui donner envie de connaitre la suite. 

Hélène est une cinquantenaire séduisante et sans histoire. Elle a jusqu’à présent une vie plutôt lisse et confortable. 

Mais un jour, sur un coup de tête, elle trompe son mari avec un inconnu qui l’accoste dans la rue. Une folie qui aurait pu passer inaperçue si l’inconnu en question n’était pas mort dans ses bras ! Prise de panique, elle quitte l’appartement de cet homme…et oublie son sac à main. Autant dire qu’elle est dans la m----. 

Evidemment, la police va rapidement la convoquer, et elle va tout nier. Loin d’être débarrassée de cette histoire, Hélène va alors tomber dans une spirale infernale...

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Les vaisseaux du coeur

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les-vaisseaux-du-coeur.jpgMon avis : 4-5.gif

 

Voici une magnifique histoire d’amour, qui date un peu (parution en 1990) mais qui vaut franchement le détour ! 

George (oui, c’est une femme) et Gauvin font connaissance alors qu’ils ne sont que des adolescents. Elle, la jeune fille parisienne, cultivée et féministe qui vient chaque année avec ses parents dans la maison de vacances en Bretagne. Lui, fils d’une famille modeste et un peu rustre qui se destine à une carrière de marin. 

Tout les oppose, mais l’appel du corps est le plus fort. Ils vont succomber l’un à l’autre lors d’un bal, en 1948. Cette union charnelle changera définitivement leurs vies. De 18 à 50 ans, ils ne cesseront de se croiser, de se retrouver, de se quitter. 

Cet amour provoquant est puissant, déroutant et dérangeant. 

Certains dirons que les personnages sont un peu caricaturaux, que Benoîte Groult est un peu trop féministe et qu’il y a quand même beaucoup de sexe dans ce roman, mais personnellement, ce livre m’a beaucoup touché et certains passages sont juste sublimes ! 

Je suis quasi certaine que je le relirai avec plaisir.

J'avais dix-huit ans quand Gauvain m'est entré dans le cœur pour la vie, sans que nous le sachions, ni lui, ni moi. Oui, cela a commencé par le cœur ou ce que je prenais pour le cœur à cette époque et qui n'était encore que la peau.

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Les souvenirs

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les-souvenirs.jpgMon avis : 4-5.gif

 

Je n’ai jamais été déçue par cet écrivain, et avec  « Les souvenirs », cela se confirme. C’est très bien écrit, frais et profond à la fois avec toujours la pointe d’humour qui va bien et qui nous ramène à notre propre histoire.

Bref, une nouvelle fois conquise. Néanmoins, lorsque ce roman est sorti en 2011, j’ai longtemps tourné autour parce que le résumé, le thème et le titre m’attiraient moyen. Ce côté « nombril de l’auteur » me semblaient peu intéressant… J’ai donc attendu la sortie en livre de poche pour prendre un risque (financier) moindre ;-)

J’ai envie de dire à notre cher David : « on ne badine pas avec la mort, le temps qui passe est plutôt un sujet d’angoisse que d’amusement ». Pourtant, avec la désinvolture qui le caractérise et le sens de l’humour et de la dédramatisation, l’auteur arrive à nous emporter là où on ne l’attend pas.

C’est l’histoire d’un jeune homme, qui ressemble à s’y méprendre à l’auteur lui-même, et qui aspire à devenir écrivain. Pour le moment, il est veilleur de nuit dans un hôtel, car il faut bien gagner sa vie.

Suite au décès de son grand-père, sa grand-mère est placée en maison de retraite, car tout le monde pense que c’est mieux pour elle que de rester seule dans sa maison. Trop dangereux. Mais alors que le jeune homme lui rend visite, il apprend que celle-ci s’est échappée. Elle a fugué de la maison de retraite, comme une adolescente ! Il va alors se mettre à la rechercher. Mais où retrouver une grand-mère que l’on ne connait pas si bien finalement ? Il faut alors se replonger dans les souvenirs pour essayer de capter le moindre indice, reconstituer l’histoire familiale.

S’ensuivent alors une foule de souvenirs, de petites histoires avec par moment un petit côté Amélie Poulain de la part de ce jeune homme.

Un sujet universel traité avec délicatesse !

 

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Providence

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providence.jpgMon avis : 4-5.gif

 

A l’occasion de l’excellent salon du livre organisé dans ma ville le mois dernier, j’ai eu l’occasion de découvrir « en vraie » Valérie Tong Cuong qui se livrait à une séance de dédicace.

Je me suis laissée séduire non par son dernier roman (« L’atelier des miracles ») mais par ce livre de 2008 intitulé « Providence », sorti en livre de poche.

Petite dédicace fort sympathique au passage, mais malheureusement, je n’ai pas franchement pu échanger avec elle car tout simplement, je n’avais rien à lui dire, ne connaissant pas du tout son œuvre !! Dommage…

« Providence », c’est un livre comme je les aime, la petite gourmandise du dimanche après-midi. C’est éphémère certes (pas certaine de me souvenir de ce livre dans quelques semaines), mais qu’importe. Le plaisir de lecture y est !

Un peu dans la veine des romans d’Anna Gavalda (je sens que pour certains/certaines, j’ai probablement donné la référence qui fait mouche !), Providence est un roman choral.

Il y a Marylou la secrétaire exploitée, Albert le baroudeur rattrapé par un cancer, Tom, le cinéaste influent amoureux transis de la belle Libby, Prudence, la brillante avocate…

Tous ces personnages n’ont rien à voir entre eux mais le hasard de la vie en décidera certainement autrement. La fameuse Providence.

Alors oui, ça paraît cousu de fil blanc, les gentils gagnent et les méchants perdent, mais il faut se laisser porter par ce conte de fée des  temps moderne, et ça fait du bien !

 

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Profanes

par Virginie

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Profanes.jpgProfanes

Jeanne Benameur

 

 

Mon avis : 3-5-copie-1.gif

 

Voici un roman qui aurait pu mériter les 5 étoiles, mais qui pour une raison que je n’explique pas m’a un peu laissé sur le bord de la route, sans jamais réussir à m’emporter totalement.

 

Octave Lassalle, 90 ans, est un ancien grand ponte de la chirurgie cardiaque. La fin est proche, c’est une évidence, mais il a encore des choses à régler avec son âme et il lui faut trouver le chemin du repos.

 

Alors, il décide de passer une drôle de petite annonce pour recruter 4 accompagnateurs choisis avec soin. Cette « équipe » va se répartir la journée à ses côtés, avec chacun une tâche bien déterminée : le jardin, la toilette, le repas, la nuit…

 

Octave les a recrutés à l’instinct, avec la foi de l’homme en ses semblables. Ces quatre-là arrivent alors dans la grande maison du vieux monsieur avec le cœur chargé de passés pour la plupart lourds. 

 

Certainement s’est-il reconnu un peu en chacun d’eux. Il s’interroge, tel un profane, sur la manière de mener cette dernière étape de la vie, et cherche la réponse en observant ses semblables.

 

L’écriture de Jeanne Benameur sert très bien cette histoire. Des petites phrases ciselées donnant l’impression d’être sur une corde tendue toujours prête à se rompre, comme un souffle fragile.

C’est probablement cette écriture qui m’a finalement déconcertée et m’a laissée cette impression de ne pas entrer pleinement dans ce roman. Il faut je pense prendre le temps pour lire ce roman, le déguster par petite touches.

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06h41

par Virginie

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Blondel.jpg06h41

Jean-Philippe Blondel

 

Mon avis : 3.gif

 

06h41, c’est l’horaire du train qui relie Troyes à Paris un lundi matin. Bondé, comme d’habitude.

 

Cécile Duffaut, 47 ans, revient d’un week-end chez ses parents. Elle est fatiguée de ces visites bi-mensuelles qu’elle effectue désormais seule, son mari et sa fille ayant finalement toujours mieux à faire que d’aller s’ennuyer à Troyes.

 

Dans ce même train, Philippe Leduc. Il n’y a plus qu’une seule place libre dans le train, et c’est à côté de Cécile. Il s’installe donc à côté d’elle. « Oh non, pas lui ! » s’exclame intérieurement Cécile. « Mais c’est Cécile ! », s’exclame intérieurement Philippe.

 

27 ans. 27 ans qu’ils ne se sont pas vus. A l’époque, ils ont été amants, quelques mois seulement, mais assez pour avoir été un épisode marquant de leur vie tellement ce fut un fiasco mais également un tournant.

 

Que vont-ils faire ? S’ignorer et feindre de ne pas se reconnaitre ? Se parler mais se parler de quoi, après autant de temps 

 

Les chapitres vont alors alterner les monologues intérieurs entre Elle et Lui, l’occasion de revenir sur leurs vies respectives, leurs évolutions professionnelles et sentimentales. Revenir sur l'époque de leurs 20 ans.

 

Je suis peut-être un peu jeune pour pouvoir m’identifier pleinement aux personnages, mais je trouve qu’on ne peut que se retrouver dans ce « que sont-ils devenus ? », « jamais je n’aurais imaginé ça d’untel ou untel quand nous étions à l’école » et surtout ces curiosités du destin et du « et si nous avions continué ensemble, où en serions-nous aujourd’hui » ?

 

Ce n’est pas un gros coup de cœur, mais une histoire agréable, banale sans être terne et dans laquelle on retrouve forcément une partie de soi.

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Petit traité d'intolérance

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Une bonne dose de rire pour 3 euros, ça vous tente ?  

Voici un livre que je n’aurais franchement pas eu l’idée d’acheter si je n’avais pas entendu une critique élogieuse sur France Inter. 

Charb, c’est un dessinateur satirique et le directeur de la publication de Charlie Hebdo, autant dire un univers que je fréquente très peu… 

Et bien je dois avouer que c’est finalement une très bonne découverte ! 

60 billets d’humeurs très courts (un page) sur tout ce qui l’énerve dans les petites choses du quotidien et qui lui donnent des envies de meurtre.  

 Chaque chapitre commence par « Mort à… », et cela va de « Mort à tu veux boire quekchose ? » à « Mort aux tongs » en passant par « Mort aux dessins d’enfants au bureaux » et « Mort aux serveurs sexistes ». 

C’est très acide, légèrement vulgaire mais la plupart du temps très drôle. J’étais sans arrêt en train de me dire « ah oui, ça c’est vrai ! ». 

Un petit extrait pour vous donner le ton :

Mort à « Tu veux boire quekchose ? » :


Cette formule obligatoire que prononce la personne qui vous reçoit chez elle est déjà insupportable. « Tu veux boire quekchose ? » Vous avez à peine franchi la porte, vous avez encore le manteau sur le dos que votre hôte vous demande si vous voulez boire quekchose […] On a toujours l’impression à ce moment-là qu’on vous prendre pour quelqu’un d’autre. Vous êtes un grand explorateur et vous venez de traverses à pied et sans une goutte de flotte le désert de Gobi. Pourtant, non, vous venez de trois rues de là, vous buvez consciencieusement vos deux litres de Contrex chaque jour et même ce midi vous avez pris un quart de rouge…

Si cet extrait pour a donné envie d’en lire plus, c’est que vous allez aimer le reste !

Juste pour info, ce livre était rangé au rayon « Sociologie » de mon libraire préféré…étrange !

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La double vie d'Anna Song

par Virginie

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anna-song.jpgLa double vie d’Anna Song

Minh Tran Huy

 

Mon avis : 3-5-copie-1.gif

 

Musique et surtout piano : ce livre était fait pour moi !

 

L’histoire commence par un article de presse, publié quelques jours après la mort d’Anna Song.

 

Elle laisse derrière elle une œuvre considérable, 102 enregistrements, méconnus jusqu’il y a peu du grand public.

 

Quelques temps avant qu’Anna soit emportée à 49 ans par un cancer des ovaires, son mari, Paul Desroches, décide d’envoyer pudiquement quelques enregistrements aux plus grands critiques avec comme simple mot « Dites-moi ce que vous en pensez ».

 

L’engouement médiatique ne se fait pas attendre : Anna Song « la plus grande pianiste vivante dont personne n’a jamais entendu parler » ! Ou alors, la plus grande imposture musicale…En effet, il ne faudra pas beaucoup de temps pour se rendre compte qu’elle n’est pas la véritable interprète de ces œuvres…

 

La Songmania se transforme en quelques semaines en Annagate ! Mais pourquoi une telle supercherie ? Quel secret se cache derrière cela ?

 

Véritable hymne à l’amour dont la musique sera le trait d’union entre ces deux êtres. Une magnifique et troublante histoire sur fond de quête des origines et de passion.

 

Un roman qui plaira particulièrement aux mélomanes mais qui je pense peut toucher tout le monde.

 

Ce roman est inspiré d’une histoire vraie, celle de la pianiste Joyce Hatto : http://fr.wikipedia.org/wiki/Joyce_Hatto

Prix Drouot et le prix Pelléas en 2006

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L'amour sans le faire

par Virginie

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joncour.jpgL’amour sans le faire
Serge Joncour
Mon avis : 4.gif
L’amour sans le faire, et surtout l’amour sans le dire. Quoi de plus difficile que d’évoquer ses sentiments à l’égard de ses proches…
Voici un roman polyphonique à l’atmosphère feutrée, pudique, teinté de nostalgie et de regrets, mais néanmoins tourné vers l’avenir.
Tout commence par un coup de téléphone. Après 10 ans de brouille avec ses parents agriculteurs, Franck décide de les appeler. Il tombe alors sur un petit garçon prénommé Alexandre. Etrange et troublante coïncidence : son frère décédé portait le même prénom. Cet enfant résonne comme une voix d’outre-tombe et fait resurgir un passé qu’il avait enfoui.
En parallèle, nous découvrons Louise, jeune femme au destin pas très gai…Elle a perdu son mari et survit grâce à un boulot à mi-temps à l’usine. L’usine tourne au ralenti, mais heureusement, les collègues sont là. Mais jusqu’à quand ?
Comme ce n’est pas un roman à suspense, ce n’est pas déflorer l’intrigue que de vous dire que les destins de Franck et Louise vont se croiser. Ils arrivent chacun de leur côté avec le fardeau de leur vie et leurs renoncements, un peu comme des boulets que l’on traine derrière soi. Et au milieu l’enfant, plein de vie, avec sa naïveté et son espièglerie.
C’est donc un livre plein d’humanité que j’ai découvert avec Serge Joncour. C’est vrai, c’est authentique et ça fait du bien de trouver ce genre de lecture. Et puis cette lecture vient juste après celle de « Cinquante nuances de Grey »…Alors c’est un peu comme passer du Mac Do au restaurant étoilé…
 
« Pas de cri, pas de souffle, pas d’éternité, on s’aime et on s’en tient là, l’amour sans y toucher, l’amour chacun le garde pour soi, comme on garde à soi sa douleur. »
 
Ce livre m’a été offert par Priceminister dans le cadre de l’opération « Les Matchs de la rentrée littéraire 2012 ». Je lui attribue la note de 16/20.
 
 

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Les oubliés de la lande

par Virginie

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Les-oublies-de-la-lande.jpgLes oubliés de la lande

Fabienne Juhel

 

 

Mon avis : 3-5.gif

 

Imaginez un village inconnu de tous, qu’aucune carte de mentionne, auquel aucun chemin ne mène.

Imaginez un endroit où la mort n’existe pas, où personne n’est jamais malade et où personne ne vieilli.

Le rêve que tout le monde a déjà fait au moins une fois dans sa vie.

 

Une trentaine d’âmes ont trouvé refuge dans cette étrange contrée, dans ce « No death’s land ».

Mais un jour, aux portes du village, Tom, le plus jeunes d’entre eux, découvre un homme sans vie. La grande Faucheuse semble avoir trouvé le chemin des oubliés de la lande, faisant ainsi ressurgir les peurs de chacun et des passés plus ou moins avouables.

 

Le roman est construit un peu à la manière d’un roman policier : on mène l’enquête, on accuse, on trouve des indices…le tout dans une atmosphère onirique, hors du temps et de l’espace.

 

Une idée très originale de la part de l’auteur mais qui me laisse un peu sur ma faim. Si j’ai passé un très bon moment de lecture, j’aurais cependant aimé peut-être plus de réponses, plus d’analyse.

 

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