Articles avec litterature francaise

Barbe bleue

par Virginie

publié dans Littérature française

barbe-bleue.jpgBarbe bleue

Amélie Nothomb

 

Mon avis : 3-5.gif

 

Amélie Nothomb, le marronnier de la rentrée depuis presque 20 ans…

 

Et oui, quand sonne la fin des vacances, il est temps d’accomplir le rituel de la rentrée : aller chez son libraire préféré et acquérir le dernier opus de la dame au chapeau noir.

 

Comme chaque année, on se retrouve avec dans les mains un ouvrage pas bien épais dont la quatrième de couverture est aussi laconique qu’énigmatique.

 

Comme chaque année, on se demande si la cuvée sera bonne. Va-t-on ENFIN retrouver ce qu’on avait adoré dans « Les Catilinaires » ou « Mercure » ?

 

Et bien oui, plutôt! Dès les premières pages, j’ai été contente de retrouver ce qui m’avait tant plu chez Amélie Nothomb. Son style, son imagination, l’incongruité des situations, tout est là (même les mots qu’on ne comprend qu’à l’aide d’un dictionnaire !) Bien sûr, on reste sur sa fin (comme souvent) mais dans l'ensemble, c’est plutôt pas mal.

 

Comme le titre l’indique, il s’agit d’une réécriture du conte de Perrault « Barbe bleue ».

Une jeune femme, Saturnine, répond à une annonce pour une colocation. Plusieurs femmes se présentent, mais plus par curiosité. En effet, une rumeur court sur le fait que ce riche propriétaire a multiplié les colocations avec des jeunes filles mais que celles-ci ont disparu les unes après les autres ! Alors elles veulent voir à quoi il ressemble. C’est Saturnine qui est finalement retenue par le propriétaire et elle accepte de vivre sous son toit, malgré ce qu’on raconte sur cet homme.

 

Commence alors un huis-clos entre ces deux personnages, avec des dialogues cinglants et fantasques. On se laisse porter par cette histoire surprenante, facile à lire.

 

Du Nothomb pur jus !

 

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L'écrivain de la famille

par Virginie

publié dans Littérature française

l-ecrivain.jpgL’écrivain de la famille

Grégoire Delacourt

 

 

Mon avis : 5.gif

 

Mon seul regret avec ce livre : Grégoire Delacourt n’a écrit que 2 livres, et je viens d’achever le 2ème

 

Cet ouvrage est en fait le 1er écrit par l’auteur, mais j’ai découvert Grégoire Delacourt grâce à l’excellent opus « La liste de mes envies ».

http://www.leslecturesdevirginie.com/article-la-liste-de-mes-envies-100457667.html

 

Ce livre m’ayant apporté une telle dose de bonheur que j’ai eu envie de lire autre chose de cet auteur. Expérience concluante, car dans un genre un peu différent, c’est également un gros coup de cœur pour moi !

 

Nous sommes dans les années 70, Edouard a 7 ans et après avoir écrit un petit poème enfantin de 4 rimes, se voit affublé du titre d’ « écrivain de la famille » ! Il n’en fallait pas plus pour sceller le destin du jeune garçon. Tout le monde croit en lui, d’abord ses parents, puis son épouse. Edouard, tu as un don, il faut écrire, écrire un roman. L’écriture est porteuse d’espoir pour ses parents et de gloire pour sa jeune épouse…

 

Les années passent, l’inspiration ne vient pas mais la vie, elle, continue. Edouard trainera cette impression d’avoir déçu tout le monde, de ne pas être à la hauteur. Ecrire des slogans publicitaires, ce n'est pas comme écrire un roman.

 

Les amours se délitent, les couples se rabibochent, les petits bonheurs croisent les grandes souffrances un peu à la manière d’une Anna Gavalda.

On est à Lille, au Touquet, à Valenciennes ou à Paris. On rit, on pleure. Les mots que l’on destine à ses proches sont parfois encore plus difficiles à dire qu’à écrire…

 

Un roman vraiment très touchant sur fond autobiographique, très bien écrit, en tout cas un auteur à découvrir ! J’espère qu’il ne s’arrêtera pas en si bon chemin et qu’il nous livrera rapidement un 3ème ouvrage !!

 

L’écrivain de la famille a obtenu le prix Marcel Pagnol en 2011, le prix Rive Gauche à Paris 2011 et le prix Cœur de France 2011.

 

Un petit lien vers son site web http://www.gregoiredelacourt.com/

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La vie d'une autre

par Virginie

publié dans Littérature française

la-vie-d-une-autre.jpgLa vie d’une autre

Frédérique Deghelt

 

 

Mon avis : 3.gif

 

En 1988, Marie a 25 ans, l’insouciance de la jeunesse et la vie devant elle. Elle vient de décrocher son 1er job et décide d’aller fêter cela avec un groupe d’amis.

Lors de cette soirée arrosée, son regard croise celui du bel argentin Pablo. Coup de foudre réciproque…ils termineront la nuit ensemble.

 

Le lendemain matin, à son réveil, Pablo est à ses côtés. Jusque là, tout va bien, à un détail près : Pablo semble un peu plus vieux que la veille…Normal, nous sommes 12 ans plus tard !! Marie ne se souvient de rien, trou noir !

 

Mais que se passes-t-il ? Quelle est cette mauvaise blague ? Comment peut-on s’endormir à 25 ans et se réveiller à 37 ans, mariée et mère de 3 jeunes enfants ?

 

Marie décide de ne rien dire à personne de cette perte de mémoire (un peu gros quand même à mon sens…).

Elle va ainsi mener l’enquête sur sa propre vie, dans l’espoir de comprendre l’origine de son amnésie soudaine. A l’aide de photos, courriers, rencontre d’anciennes copines, famille, Marie tente de comprendre qui elle est devenue. Pas simple de reconstituer le puzzle de 12 ans de vie !

 

Le roman est plutôt original dans son idée, mais je trouve qu’on tourne souvent en rond. On se doute quand même plus ou moins de ce qui a pu lui arriver et j’ai trouvé parfois que c’était sens surprise.

On se laisse quand même entrainer dans l’histoire et certains passages sont très émouvants (notamment lorsqu’elle cherche les souvenirs de la naissance de ses propres enfants)

 

Ce roman a été adapté au cinéma par Sylvie Testud avec Juliette Binoche dans le rôle de Marie. La bande annonce qui me donne bien envie :

 

http://www.cinemovies.fr/fiche_multimedia.php?IDfilm=21453

 

 

 

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La liste de mes envies

par Virginie

publié dans Littérature française

la-liste-de-mes-envies.jpgLa liste de mes envies

Grégoire Delacourt

Février 2012

 

 

Mon avis : 5.gif

 

Enorme coup de coeur !!! Ah, qu'est-ce que ça fait du bien de trouver un petit livre comme celui-ci...surtout quand il est acheté totalement par hasard et quand personne n'en parle ! Et puis ça se passe dans le Nord (et même qu'il y a souvent du soleil, si si !!)

 

Jocelyne, dite Jo, habite dans le Nord. A 20 ans, elle rêvait d'être styliste à Paris. Mais la vie en a décidé autrement, et elle est mercière à Arras.

 

Elle rêvait de rencontrer un homme qui lui parlerait d'amour comme dans les romans, mais elle a épousé un homme qui boit des bières et qui est très peu bavard.

 

Pourtant, elle l'aime son homme; sa vie aussi, malgré tout. Jocelyne fait partie de ces personnes qui se réjouissent des petits riens.

 

Oui mais voilà, un jour, elle gagne au loto. Et pas qu'un peu : 18 millions d'euros !!

 

Jocelyne n'ose rien dire. Que faire avec cet argent, tant d'argent ? Pourquoi vouloir changer une vie qui vaut ce qu'elle vaut, mais qui lui plaît ?

 

Jocelyne va alors commencer sa "liste des envies", des grandes choses et des petites choses...avant de décider ce qu'elle souhaite faire de cet argent.

 

Un livre malheureusement beaucoup trop court, à savourer comme un mets d'exception. Une heure de bonheur !

 

 

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Eux sur la photo

par Virginie

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eux.jpgEux sur la photo

Hélène Gestern

Août 2011

 

 

 

Mon avis :4.gif

 

L’histoire commence comme une bouteille à la mer : Hélène, dont la maman est décédée lorsqu’elle avait 3 ans, cherche à en savoir plus sur cette femme dont personne ne parle.

Son seul indice : une photo d’un match de tennis publiée dans un journal local sur lequel elle figure.

 

Plusieurs semaines plus tard, un homme, Stéphane, lui répond. Non, il ne connait pas cette femme. Par contre, l’homme qui se tient à côté d’elle est son père…

 

Commence alors des échanges épistolaires entre Hélène et Stéphane. Ils vont peu à peu tenter de comprendre ce qui relie leurs deux familles. Le lecteur suit alors l’évolution de leurs investigations, leurs hypothèses échafaudées à partir des photos de familles retrouvées de part et d’autre.

 

La recherche de la vérité fera avancer leurs propres vies d’adulte, remplir le vide des secrets trop longtemps gardés.

 

Une belle histoire d’amour, une structure romanesque dynamique qui happe le lecteur dès la première page.

 

Même si l’impression de lecture est très positive, il manque juste ce je ne sais quoi pour en faire un livre excellent !

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Rien ne s'oppose à la nuit

par Virginie

publié dans Littérature française

rien-ne-s-oppose.jpgRien ne s’oppose à la nuit

Delphine de Vigan

Août 2011

 

Mon avis : 3-5.gif 

 

Difficile de passer à côté de ce livre phare de la rentrée littéraire, qui fut sélectionné sur la liste des nominés au Goncourt.

 

Delphine de Vigan s’attaque à un vaste sujet personnel : sa mère, Lucile. Il s’agit d’une biographie romancée de la vie de cette femme fragile, qui n’aura trouvée d’issue que dans le suicide.

 

La construction du « roman » est très intéressante : on assiste en « live » à sa construction, avec les doutes et difficultés de l’auteur, les réticences à témoigner de cette famille meurtrie.

 

L’histoire de cette famille est en effet très dure, parsemée de drames et de secrets.

 

Lucile est un personnage attachant, à part, d’une beauté inouïe. C’est elle qui se trouve en photo sur la couverture du livre. Mais Lucile va sombrer petit à petit dans la drogue et dans la folie, sous les yeux de l’auteur et de sa petite sœur. L’anti mère parfaite, mais qui a fait de son mieux d’après ses propres termes.

 

Ce qui est le plus troublant dans cette histoire, c’est justement de se dire que c’est une histoire vraie. J’ai maintes fois regardé la photo de la couverture, à la recherche d’indices sur cette femme, ce qu’elle pouvait penser, ce à quoi elle pouvait rêver.

 

Alors je dirais que Delphine de Vigan se sort très bien de cet exercice littéraire et intimiste. J’ai longtemps hésité à acheter ce roman dont tout le monde parlait pour le simple fait que je me disais « mais qui ça intéresse l’histoire de famille de Delphine de Vigan ??? », cela doit être très voyeur, très Paris-Match larmoyant.

Finalement, non, c’est très prenant et très bien écrit, malgré je trouve quelques longueurs vers la fin. En tout cas, un bel hommage à sa maman.

 

Delphine de Vigan n’a pas eu le Goncourt, mais vient d’obtenir le prix du roman Fnac.

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Un heureux évènement

par Virginie

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un-heureux-evenement.jpgUn heureux évènement

Eliette Abécassis

Février 2007

 

 

Mon avis : 4.gif

 

 

Dans mes lectures percutantes sur le « devenir maman », il y eu d’abord « Le conflit » d’Elisabeth Badinter, documentaire sur les difficultés à concilier le statut de femme et celui de mère.

Il y a désormais l’ouvrage d’Eliette Abécassis. Il n’est pas nouveau, mais il est remis en tête de gondoles du fait de la sortie de son adaptation cinématographique avec Louise Bourgoin dans le rôle principal.

 

Ce n’est probablement pas un grand roman, c’est probablement hyper pessimiste, mais j’ai eu l’impression que j’aurais pu en écrire bon nombre de passages !!

 

C’est l’histoire au combien banale d’un couple trentenaire, Barbara et Nicolas, qui donne naissance à une petite fille, désirée, attendue. Mais cet « heureux évènement » va transformer de manière radicale la vie du couple, les nuits écourtées, les cris, la fatigue, le poids de la responsabilité, cette impression que « plus jamais rien ne sera comme avant »…sans pour autant imaginer désormais la vie sans ce petit être.

 

J’ai trouvé ce livre très juste sur bien des points, sans tabous, et on se sent presque rassurée de le lire.

 

Je ne sais pas par contre s’il est à conseiller aux filles enceintes (elles ne vont plus vouloir accoucher !!)

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Du domaine des murmures

par Virginie

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domaine-murmure.jpgDu domaine des murmures

Carole Martinez

Août 2011

 

 

Mon avis : 4.gif

 

Carole Martinez s’est fait connaitre en 2007 avec son ouvrage (que je n’ai pas encore lu) « Le cœur cousu » mais dont j'avais entendu beaucoup de bien.

 

Elle revient ici avec un livre dont l’histoire se déroule au Moyen-Age.

Esclarmonde, jeune fille de 15 ans, refuse le mariage qui lui est imposé par son père.

Seulement, à cette époque, on ne refuse pas un mariage, sauf si on décide de se vouer à Dieu.

 

C’est le choix que fera Esclarmonde, du haut de ses certitudes de jeune fille. Elle demande à se faire emmurer vivante dans une pièce de 4 mètres carrés au sein du château familial afin de se consacrer à la prière jusqu’à la fin de sa vie (pratique courante à l'époque paraît-il!!)

 

Son seul lien avec l’extérieur : une petite fenêtre à barreaux, à travers laquelle de nombreux pèlerins vont venir se confesser.

 

Mais Esclarmonde va grandir, mûrir, et les évidences de la Vie vont petit à petit remettre en cause son choix.

 

Carole Martinez a un vrai talent littéraire pour réussir à ne pas nous ennuyer par l’histoire de cette femme recluse.

 

L’histoire est belle, à la fois douce et violente et j’ai sincèrement été touchée par le destin de cette femme.

 

A noter que ce roman fait partie de la sélection pour le Goncourt 2011.

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La Ballade de Lila K

par Virginie

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LilaK.jpgLa Ballade de Lila K

Blandine Le Callet

 

 

Mon avis : 4-5.gif

 

Blandine Le Callet, je l'ai découverte avec l'irrésistible et jubilatoire "Une pièce montée". Je la redécouvre ici avec un roman qui pour le coup n'a franchement rien à voir, ni dans le style, ni dans le ton.

 

Nous sommes aux alentours de 2100, dans un monde assez proche du notre, à quelques détails près...

 

Lila, l'héroïne, vit dans une sorte d'internat, un Centre à mi chemin entre l'univers carcéral et l'hôpital psychiatrique. Enfant, elle a été arrachée à sa mère, sans en connaître les raisons et en ne gardant que de vagues souvenirs de cette période.

 

Dans le monde de Lila K, les livres sont considérés comme potentiellement dangereux et le papier toxique, nos anciennes banlieues ghettos d'hier, se sont transformés en "Zone", sorte de jungle urbaine. Tous les individus sont filmés en permanence même à leur domicile, on veille à ce que vous mangez. Refuser les injections de Botox désormais imposées par le gouvernement vous fait passer pour un dangereux provocateur...Bref, une projection bien pessimiste et froide de notre monde mais qui semble à la fois assez plausible.

 

Lila n'est cependant pas une petite fille comme elle autre. Elle est très intelligente mais aussi très perturbée. Elle n'a qu'une seule obsession : retrouver sa mère et comprendre d'où elle vient. Au fil des pages, nous suivons donc sa quête, jalonnée de rencontres déterminantes.

 

On pense bien sûr à « 1984 » d’Orwell ou à « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury pour cette vision du monde surveillé et policé.

 

Attention, c'est un livre très addictif ! J'ai littéralement dévoré ce roman, sans voir passer les pages. A conseiller vivement si vous souhaitez un livre « qui change ».

 

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Tuer le père

par Virginie

publié dans Littérature française

tuer le père

 

 

Tuer le père    

Amélie Nothomb

150 pages

Aoît 2011

 

 

Mon avis : 3-5-copie-1.gif

 

Comme chaque année, la rentrée littéraire ne peut se faire sans le nouveau "Nothomb", et comme chaque année, telle une lectrice addict, je me précipite le jour de la sortie du livre pour l'acheter. 15 ans que ça dure cette histoire de tic de la rentrée !!

20ème roman de notre belge loufoque préférée, quand même !

 

Cette fois-ci, je pense que le charme à un peu opéré sur moi. En effet, voilà quelques années que les crus nothombiens étaient plus que décevants, pour ne pas dire nuls (cf cru 2010...)

 

Tuer le père, c'est une histoire un peu tordue à la Nothomb, avec un personnage central, Joe, mis dehors par sa mère à l'âge de 15 ans. Ce qui le sauvera, c'est sa passion pour la magie. Un homme, éminent magicien, va le prendre sous son aile et le considérer petit à petit comme son fils...Difficile d’en dire plus sans révéler trop de chose de cette (courte) histoire aux accents freudiens.

 

Mais pour ma part, j’ai trouvé ça plutôt sympathique. C'est bien ficelé et on a envie de connaître la chute. On retrouve bien le style de l’auteur, ses touches d’humour, mais je trouve qu’elle s’est considérablement assagie (ou affadie ?) avec les années

 

 

 

 

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