Articles avec litterature francaise

Un léger passage à vide

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

rey.jpgUn léger passage à vide
Nicolas Rey
182 pages
janvier 2010

4ème de couverture :

Camarade lecteur, amie lectrice, heureux de te retrouver. Franchement, si on m'avait dit que l'on se reverrait un jour, toi et moi. Bon, tu sais comment les choses se passent. Je ne vais rien t'apprendre. Entre notre date de naissance et notre date de décès, il y a quelques moments dingues, des mauvaises passes et puis tout le reste. J'ai retiré tout le reste pour t'offrir rien que des moments dingues et des mauvaises passes. Et des moments dingues, aussi. Et des mauvaises passes. Et ainsi de suite. Bien à toi. NR

Mon avis : 1.gif

Première entrée dans l'univers de Nicolas Rey...et probablement dernière !

En tête de gondole chez mon libraire, jolie couverture, premières pages qui m'interpellent...Et voilà comment je me suis retrouvée à débourser 17€ et à me précipiter chez moi, convaincue de passer un excellent moment de lecture...

Hélas non ! Ce livre est un condensé de tout ce que je déteste dans la littérature contemporaine.
Pas de véritable histoire, un héro/auteur névrosé évoluant dans un monde parisien où alcool et drogues dures son légion.

Il tente de s'en sortir avec l'arrivée de son premier enfant, cure de désintoxication, arrêt de l'alcool. Mais cet homme est déjà trop abimé par la vie.

Les chapitres d'à peine plus de deux pages s'enchaînent sans véritable logique ou progression, on titube, on se perd dans ces élucubrations égocentriques.

Quelques passage sont touchants, certaines phrases percutantes, mais globalement j'ai eu de la peine pour cet homme paumé incapable de prendre en main sa vie.

Le grand vide dans sa vie aboutit à un grand vide littéraire...

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L'enfance d'un chef

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

sartre2.jpgL'enfance d'un chef
Jean-Paul Sartre
130 pages
1939

4ème de couverture :

Fils de famille, Lucien Fleurier est à la recherche de lui-même : d'une enfance dorée et confortable aux révoltes de l'adolescence, de la bohème aux milieux d'extrême-droite, le jeune homme tente de connaître l'homme qui émerge en lui.

Mon avis : 4.gif

Cette nouvelle, écrite en 1939, est extraite du recueil "Le mur".

A la fois parodie du roman d'apprentissage typique de l'époque et véritable réflexion sur l'existence, nous sommes en plein dans le thème cher à Jean-Paul Sartre.

Nous suivons l'espace d'une centaine de page l'évolution du jeune Lucien de son enfance à son entrée dans l'âge adulte.

Il se questionne, doute, se perd. Qui est-il vraiment à part le fils unique d'un riche industriel ? Son destin est-il limité à la reprise de l'entreprise de son père ? A-t-il l'âme d'un chef ?

Lucien est plutôt un grand nigaud qui va passer son temps à se laisser influencer par les autres, par ses rencontres., se retrouvant même dans le lit d'un homme sans pour autant en éprouver le désir. Oui, mais pourquoi l'a-t-il fait ? Est-il certain de ne pas être homosexuel ?

Vient ensuite avec l'âge les questionnement politiques. Il décide, également suite à une rencontre, que pour exister, il faut dire que l'on n'aime pas les juifs.
A aucun moment on ne le sent convaincu de ses propres pensées, mais pour lui, penser c'est exister. N'est-ce pas cela le but de la vie ? Exister ?

Enfin, c'est du bon Sartre, facile à lire mais qui ne fait pas moins l'objet de questionnement personnels une fois le livre refermé.

Et pour 2€ aux éditions folio, pas de quoi s'en priver !

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L'échappée belle

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

l-echappee-belle.jpgL'échappée belle
Anna Gavalda
Novembre 2009


4ème de couverture :

Simon, Garance et Lola, trois frères et sœurs devenus grands (vieux ?), s’enfuient d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier dans un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s’offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d’adulte.
Léger, tendre, drôle, L’Échappée belle, cinquième livre d’Anna Gavalda aux éditions Le Dilettante, est un hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune.

Mon avis : 4-5.gif

Une très bonne petite nouvelle, parfaitement dans le style Anna Gavalda. Drôle, simple, tendre et émouvante.


Une petite gourmandise du dimanche après-midi à savourer avec le thé et les petits biscuits.

Trois frères et soeurs trentenaires doivent se rendre à un mariage mais une fois arrivés sur place, ils décident de ne pas y assister pour aller rejoindre le 4ème de la fratrie.

Une parenthèse enchantée va alors s'ouvrir pour ces quatre là l'espace d'une après-midi et d'une nuit, loin du quotidien et des préjugés.

Difficile d'en dire plus sans risquer de raconter toute la très courte histoire...Juste que la pharmacienne est à baffer !

De part le thème, cette nouvelle m'a un peu fait penser à "Une pièce montée" de Blandine le Callet. Il y avait aussi une Carine, une Lola, une Garance...

J'aurais juste aimé que la nouvelle se poursuive avec la réaction de la famille suite au retour de cette échappée, et tout particulièrement celle de Carine !

Je suis ainsi réconciliée avec Anna Gavalda qui si elle m'avait transportée avec "Ensemble c'est tout" m'avait profondément agacée avec "La consolante"...

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L'enfant de Noé

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

l'enfant
L'enfant de Noé

Eric-Emmanuel Schmitt
Avril 2004


4ème de couverture :

1942. Les rafles commencent. André, parce qu’il est juif, se trouve confié à des inconnus qui l’obligent à travestir la vérité. Virtuose du mensonge comme tous les enfants cachés, il apprend à taire son nom, son histoire, ses sentiments.


Mon avis : 3-5.gif

C'est avec joie que j'ai retrouvé un de mes auteurs chouchou. Ce court roman est dans la lignée parfaite d'"Oscar et la dame en rose".

Eric-Emmanuel Schmitt, au travers des yeux du petit André, aborde un sujet maintes fois traité dans la littérature : la 2de guerre mondiale, la traque des juifs et le rôle des"justes".

Le père Pons recueille au risque de sa vie des petits enfants juifs et les fait passer auprès de tous pour de "parfait petits catholiques". Il se donne en plus une mission de "sauvetage" de l'humanité en reprenant le principe de l'Arche de Noé en prévision d'une extermination totale des juifs.

Beaucoup de passages sont attendrissants (notamment la communion ou la douche) ainsi que la relation très particulière qui s'établit entre le prêtre et l'enfant.

Pourquoi par 5 étoiles alors ?
Et bien tout d'abord parce que le roman est trop court et reste un cran en dessous de tout ce que j'ai pu lire de cet auteur. Probablement un chouia de trop de bons sentiments et de prévisibilité.

Cela reste néanmoins un bon moment de lecture à conseiller !

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La trahison de Thomas Spencer

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

La trahison de Thomas Spencer
Philippe Besson
Janvier 2009
265 pages

4ème de couverture :

Ils ne sont pas frères, mais se disent jumeaux. Paul et Thomas sont, en effet, nés le même jour. Ce hasard les a rendus inséparables. Leur enfance se déroule à Natchez, dans le Sud des États-Unis, au fil de baignades inoubliables dans le fleuve Mississippi.
Les années 1950 sont, pour eux, un âge d or. La télévision, petite lucarne sur l extérieur, délivre les images toutes faites d une Amérique triomphante.
Les années 1960 ont le goût de la jeunesse. Paul et Thomas connaissent des heures inoubliables. Pendant longtemps, ils croient leur amitié inaltérable. Jusqu à leur rencontre avec Claire, une jeune femme libre. Donc dangereuse...


Mon avis :

Philippe Besson, bien que très connu, est pour moi une découverte. Un livre bien écrit, simple et prenant à la fois.
Nous suivons Paul et Thomas durant 30 ans, en filigrane de l'histoire des Etats-Unis durant cette même période.

Comme le titre l'indique, point de suspence : Thomas va trahir Paul. Et c'est justement cette quasi connaissance de l'inéluctable  qui rend d'autant plus forte cette histoire d'amitié masculine.

On pourra reprocher à l'auteur quelques facilités en reprenant comme trame de fond l'histoire des Etats-Unis et surtout la guerre du Vietnam, déjà tant traitée par de multiples auteurs et cinéastes. De ce point de vue, cela m'a un peu rappelé le film Forrest Gump...Mais ma foi, cela reste plaisant.

Une belle découverte qui me donne grandement envie de connaître le reste de l'oeuvre de Philippe Besson.

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Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi
Mathias Malzieu
Mars 2005
169 pages


4ème de couverture :
Mathias, un jeune homme d'une trentaine d'années, vient de perdre sa mère. Sur le parking de l'hôpital, il rencontre un géant qui l'aide à accepter de vivre malgré cette disparition et l'invite à un voyage fantastique dans le pays des morts. Cette évasion dans l'imaginaire lui permettra de passer d'un monde enfantin peuplé de super héros rassurants au monde plus cru et cruel des adultes.

Mon avis :

Les critiques de ce roman, écrit par le chanteur de Dionysos, sont excellentes partout (Fnac, Amazon, blogs...). Cependant, je n'ai franchement pas trouvé de réel plaisir à la lecture de cet ouvrage.

L'histoire est triste et lugubre au possible et jamais on n'en sort. La libraire m'avait pourtant prévenue, mais là c'est trop.

Je m'attendais à me retrouver plongée dans un roman magique dans l'esprit "Edward aux mains d'argent", mais en fait non...Nous sommes bien dans un roman à cheval entre imaginaire et réalité avec l'intervention du géant mais dans un thème bien trop grave et triste pour me faire rêver.

L'écriture est cependant très poétique et très belle, pleine de métaphores pour exprimer la douleur de la perte d'un être cher.

Comme cette écriture m'a quand même interpellée, je lirai probablement plus tard le second roman de Mathias Malzieu "La mécanique du coeur", en espérant qu'il soit moins déprimant !

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Elle s'appelait Sarah

par Virginie Moret

publié dans Littérature française


Elle s'appelait Sarah
Tatiana de Rosnay
2006
404 pages

4ème de couverture :

Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv.
Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.
Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.
Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans vingt pays.


Mon avis :

ENORME coup de coeur pour ce roman ! Sensibilité, émotion, Histoire, rythme, culture...Tout y est.

Le roman est construit avec une alternance de chapitres narrant l'histoire de la petite Sarah, déportée en 1942 avec ses parents, et de Julia, journaliste américaine en charge de couvrir la commémoration de cette rafle, la rafle du Vél d'Hiv. Impossible de lacher cette histoire, à la fois si captivante et si effroyable.

Pour ma part (honte à moi...) je ne savais pas ce qu'était le Vél d'Hiv...Et bien il s'agit en fait du Vélodrome d'Hiver, à Paris, où la police française a parqué les juifs dans l'attente de les envoyer dans les camps de concentration.
Les conditions inhumaines nous sont décrites au travers des yeux de la petite Sarah, qui ne comprend absoluement pas la tragédie qui est en train de se jouer.
L'accent n'est cependant pas mis sur la vie des camps de concentration, comme c'est souvent le cas dans les romans traitant de cette période.
Je dirais que le roman est plutôt orienté sur le devoir de mémoire. Je me suis quand même posé une question en lisant ce roman : pourquoi n'ai-je pas appris ce passage de l'histoire de la France lors de mes cours d'histoire à l'école? Certes, ce n'est pas très glorieux pour l'état français... Mais d'autant plus ! Il faut que les gens se souviennent. J'avais vraiment l'impression d'être comme cette journaliste américaine qui découvre toute l'histoire et s'étonne que les français ne sachent rien.

Ce roman m'a vraiment donné envie d'en savoir plus sur cet évènement et la petite Sarah du roman m'a vraiment bouleversé. Ce livre devrait être conseillé au lycéens de terminale lorsqu'ils abordent la seconde guerre mondiale dans leur programme d'histoire...

Le site du roman : http://www.sarahskey.com/

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Où on va, papa?

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Où on va, papa?
Jean-Louis Fournier
Août 2008
150 pages

4ème de couverture :
Jusqu à ce jour, je n'ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ?
J'avais honte ? Peur qu'on me plaigne ?
Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c'était pour échapper à la question terrible : « Qu'est-ce qu ils font ? »
Aujourd'hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j'ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu'on ne les oublie pas, qu'il ne reste pas d'eux seulement une photo sur une carte d'invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n'ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d'ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d'une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d'eux avec le sourire. Ils m'ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j'ai eu des avantages sur les parents d'enfants normaux. Je n'ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n'avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu'ils feraient plus tard, on a su rapidement ce que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j'ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.

Mon avis :

Ce roman est un concentré d'émotions et d'humour. Noir, forcément...

Jean-Louis Fournier a joué à la loterie de la génétique comme il aime à le dire, et il a perdu. Deux fois.

D'abord avec Mathieu, son premier fils, diagnostiqué handicapé après quelques mois, puis avec Thomas, son deuxième fils handicapé également. Comment le sort peut-il s'acharner autant sur une même personne? Telle est la question que se pose sans cesse le papa de ces deux petits garçons qui ne liront jamais Tintin, qui ne se marieront jamais, qui jamais ne feront d'études ou ne joueront du piano.

Jean-Louis Fournier ne sombre cependant pas dans la pitié ou le misérabilisme. Non, il a choisi l'humour comme arme ultime à ce coup du destin. Au début, on se demande si on peut rire d'une telle histoire. Et puis oui, finalement, pourquoi ne pas en rire ? L'impertinence de l'auteur nous y invite sans aucun malaise pour le lecteur.  

Un très beau roman, très court, qui permet de relativiser beaucoup de choses...

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Le fait du prince

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Le fait du prince
Amélie Nothomb
169 pages
août 2008

4ème de couverture :

« Il y a un instant , entre la 15ème et la 16eme gorgée de champagne où tout homme est un aristocrate ».


Mon avis :

Chaque rentrée de septembre depuis 15 ans, je m'adonne à deux rituels : l'achat de mon nouvel agenda de l'année et l'acquisition du dernier Amélie Nothomb.
Si ces dernières années, les proses nothombiennes m'avaient plutôt laissées de marbre, je retrouve cette année - enfin - l'Amélie que j'aime tant : déjantée à souhait ! Je rapprocherais cet opus des Catilinaires

Nous ne sommes plus cette fois-ci dans le domaine autobiographique (quoique...) comme c'était le cas dans le cru 2007 mais plutôt dans le domaine de la fable romanesque.

Nous retrouvons un des thèmes cher à l'écrivain, à savoir le rapport de l'homme à la nourriture et l'identité.
Le roman démarre très fort. Un homme sonne à la porte de Baptiste Bordave, prétexte une panne de voiture, passe un coup de téléphone et meurt sur le canapé ! L'occasion est trop belle pour Baptiste Bordave : il va changer son identité avec ce mystérieux cadavre.

Et à partir de là, l'imagination d'Amélie Nothomb va bon train. On frise le surréalisme à maintes reprises, le tout avec une espèce de suspense et de mystères autour des personnages.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce roman, à la fois drôle et décalé. Par contre, la fin m'a un peu laissé perplexe...D'ailleurs, à bien y réfléchir, les romans d'Amélie Nothomb sont souvent comme ça : une entrée fracassante et une fin où l'on a envie de se dire : tout ça pour ça...

Mais qu'importe, les 169 pages sont quand même un petit délice ! Et comme le suggère l'écrivain dans son interview à La grande Librairie sur France 5, si les romans sont si courts, c'est justement pour inviter à la relecture. Effectivement, la curiosité passée, je pense qu'il est intéressant de parcourir à nouveau le roman pour en déceler toutes les subtilités et références...

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Les tribulations d'une caissière

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Les tribulations d'une caissière
Anna Sam
mars 2008
190 pages

4ème de couverture :

Que voit-on du monde et des gens quand on les voit du point de vue d’une caissière de grande surface ? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que nous posons ? Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d’une licence de lettres et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre.

Mon avis :

Vous avez sûrement entendu parler de cette jeune femme de 28 ans, agrégée de lettres modernes et malgré tout caissière. Elle s'est faite remarquer par le biais de son blog dans lequel elle racontait avec humour ses aventures de caissière de supermarché.
http://caissierenofutur.over-blog.com/

Bon, soit, c'est drôle par moment. Que vous ayez été un jour dans votre vie caissière, comme moi, ou alors que vous soyez simple client de supermarché, vous allez sûrement vous reconnaître dans ces petites brèves de comptoir.
Qui n'a en effet pas connu le client qui essaie de passer à la caisse moins de 10 articles alors qu'il a un caddy plein ? Ou alors la cliente qui se présente avec une pile de bons de réductions ou de 100% remboursé ? Et si vous avez été caissière, comment optimiser les 20 minutes de pause généreusement octroyées après 6 heures de travail ? Et les pauses pipi ??

Le livre, quoique rapide, reste somme toute assez répétitif. J'ai eu une impression de remplissage par moment, ce qui gache le reste à mon sens.

J'ai découvert son blog a posteriori, mais finalement, on y retrouve déjà pas mal d'anecdotes de son bouquin.

Bref, un engouement médiatique (je me souviens avoir vu la demoiselle à différentes émissions TV, genre Ruquier) encore une fois largement surfait... 

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