Articles avec litterature francaise

Magnus

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Magnus
Sylvie Germain
juin 2007
272 pages

4ème de couverture :

«D'un homme à la mémoire lacunaire, longtemps plombée de mensonges puis gauchie par le temps, hantée d'incertitudes, et un jour soudainement portée à incandescence, quelle histoire peut-on écrire?» Franz-Georg, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, «il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu'au jour de sa naissance». Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désapprendre ce passé qu'on lui inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche à l'oreille roussie : Magnus. Dense, troublante, cette quête d'identité a la beauté du conte et porte le poids implacable de l'Histoire. Elle s'inscrit au cœur d'une œuvre impressionnante de force et de cohérence qui fait de Sylvie Germain un des écrivains majeurs de notre temps.

Mon avis :

Que dire, que penser de ce roman...
Tout d'abord, une très belle plume ! Ensuite, de la surprise : les chapitres "principaux" sont entrecoupés de chapitres très courts écrits sous forme de poésie, réflexions, citations...C'est peut-être cet aspect là du roman que j'ai le moins aimé. Tout simplement parce que je n'ai pas toujours compris le lien...

Mais hormis ça, l'histoire de cet homme à la recherche de la mémoire perdue et de ses racines est très belle, vraiment bouleversante. Voici également un livre qui mêle la Grande Histoire à la petite histoire des hommes.

En lisant ce livre, j'ai eu comme l'impression de flotter, d'être perdue comme le héro. Enfin une sensation très difficile à décrire. On espère à chaque instant que la quête de cet homme va aboutir. Mais je vous laisse découvrir !

A noter que ce roman a été élu Prix Goncourt des Lycéens 2005.
Je suis d'ailleurs rarement déçue par les romans ayant été primés par les lycéens.

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Corpus Christine

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Corpus Christine
Max Monnehay
août 2006
240 pages

4ème de couverture :

Un homme vit en position horizontale, séquestré et affamé dans son propre appartement par sa femme. Il décrit son martyre, la longue horreur des jours passés à tenter d'attraper une bouchée de pain en rampant sur le ventre, à se suspendre à la poignée d'un placard pour se saisir d'un légume. Elle, obèse, l'affame à rythme contrôlé, distillant l'agonie, lui supprimant toute possibilité d'attenter à ses jours. Puis un jour, elle disparaît totalement et la haine qu'il ressentait, qui l'alimentait se mue en une docilité d'animal domestique à attendre sa pitance du Mac Do qu'elle lui apporte de temps à autre. Quand elle revient et change de stratégie pour réveiller en lui une cruauté assoupie, lui, le squelettique reprend goût à la vie par le seul sentiment qu'il lui reste, le désir de meurtre.


Mon avis :

Je suis plutôt mitigée sur ce roman...Autant j'ai beaucoup aimé le début, très déroutant et très bien écrit, autant je me suis ennuyée à partir de la moitié, très répétitive et je n'ai que moyennement apprécié la fin qui selon moi ne répond pas à toutes les questions soulevées.

Le sujet est très étrange : un homme se retrouve vivre allongé comme un animal, privé de la mobilité de ses jambes pour on ne sait qu'elle raison, et surtout séquestrée par son énorme femme depuis 4 ans, affamé par celle-ci.

Chaque page nous apporte un peu plus de monstruosité et de dégoût mais néanmoins, on a une envie presque malsaine de continuer. Et l'auteur s'en amuse beaucoup en nous interpellant parfois.
L'histoire, racontée par le protagoniste lui-même, est construite autour de flash-back sur la vie du couple.

Peut-être pas sur l'écriture mais en tout cas sur le thème choisi et le "bizarre", Amélie Nothomb a trouvé sa petite soeur (Max Monnehay est en effet une jeune femme)
Dès les premières lignes, j'ai pensé à elle. Mais qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête de ces écrivains pour imaginer des histoires aussi todues ???
Mais la comparaison s'arrête là. La plume n'est pas aussi brillante.

J'attends quand même de lire le second roman de cette jeune écrivain (si second roman il y a) car il faut bien l'avouer, cette histoire a au moins l'avantage de sortir de l'ordinaire même si elle ne m'a pas pleinement convaincue.

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Les trophées de Constance

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

Les trophées de Constance & autres objets de désir
Nathalie Cachin
129 pages
Janvier 2008


4ème de couverture :

Regarder les hommes vivre occupe une bonne partie de ma vie. Je m’attache aux détails, je les suis du regard, je m’accroche à leurs yeux, à leurs gestes, à leur corps, à leur démarche, à leur peau… Non, je ne m’accroche pas, je les aime libres.
Je les croise, je me mets, l'espace d'un instant, d'une heure, d'une nuit, à leurs côtés, parfois je ne les touche même pas vraiment, je les effleure, je les frôle.
Je ne leur cours pas après, je ne les vampe pas. Ils surgissent dans ma vie quand je ne les attends pas et ils y jettent le trouble.
Ces frôlements font trembler l’eau calme de ma vie de célibataire, puis ils disparaissent.


Mon avis :
Et bien, cela fait plaisir de découvrir des ouvrages comme celui-ci ! Les trophées de Constance, c'est un petit recueil de 18 nouvelles ayant pour thème central les rencontres hommes - femmes.
Un peu à la manière de tranches de vie sentimentales, parfois fleur bleues, parfois plus passionnelles, les objets de désir (autrement dit, les Hommes avec un grand H) de Nathalie Cachin s'enchaînent au fil des pages.
Si vous êtes une jeune femmes trentenaire, célibataire ou non, ce livre vous parlera forcément !
J'ai particulièrement apprécié l'écriture légère et enjouée. Et puis la ponctuation m'a également surprise. En effet, là où j'avais envie de mettre un point, la phrase rebondie à chaque fois avec une virgule, donnant ainsi un rythme des plus agréable. Enfin il faut lire les nouvelles pour comprendre !!
J'ai souvent regretté que la nouvelle s'achève déjà, triste de quitter l'héroïne de ces quelques pages...

Voilà pour le côté "littéraire" de la découverte !

L'autre point super important et qui pourra intéresser certains d'entre-vous, c'est que Nathalie Cachin a été révélée grâce à la "blogosphère".
Depuis un peu plus d'un an, elle tenait un blog dans lequel elle parlait d'elle et de sa vie parisienne. Chaque chronique avait ainsi un peu l'allure d'une nouvelle à elle seule.
Je vous laisse découvrir son blog : Chroniques parisiennes et d'ailleurs
Assurément, si vous lisez quelques chroniques (privilégiez les plus anciennes) et que vous souriez, vous aimerez Les trophées de Constance.
Elle a ensuite été repérée par un éditeur et le début de l'aventure commençait alors.

Pour parfaire la découverte, voici une interview de l'auteur faite par Anne-Sophie Demonchy de La Lettrine
Cliquer ici pour voir l'interview.

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Sainte Rita, patronne des causes désespérées

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

sainte-rita.jpgSainte Rita, patronne des causes désespérées
Claire Wolniewicz
110 pages
Août 2006

4ème de couverture :
Toute une galerie de truculents personnages peuple cet inattendu recueil de nouvelles: on y retrouve, entre autres, Josiane, éternelle célibataire qui, à quarante-sept ans, commence à se lasser de Raoul, son compagnon idéal, un chien ; le Couple Parfait, avec leurs dix ans de mariage, leurs trois charmants enfants et le vernis qui craque lors d'un dîner mondain ; monsieur Bernard, petite fourmi dédiant sa vie à la prospérité de son commerce, au détriment de son bonheur et des siens; ou encore cette jeune femme qui troque une histoire d'amour naissante contre un drôle de partenaire... Six percutants portraits tragi-comiques par une plume inspirée, à la fois cruelle, tendre et novatrice. 

Mon avis :undefined
Voici un petit livre contenant 6 nouvelles très agréables à lire. Je me suis régalée avec chacune d'entres elles et plus particulièrement avec les nouvelles intitulées "Le chat" et "L'enclave".
Concernant la 2ème, j'ai eu l'impression de me retrouver chez mon arrière grand-mère polonaise ! Un portrait très réaliste, ou pessimiste diront certains.
Juste un regret : que les nouvelles soient si courtes...

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Ni d'Eve ni d'Adam

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

nothomb.jpgNi d'Eve ni d'Adam
Amélie Nothomb
Août 2007
244 pages

4ème de couverture :
« Stupeur et tremblements pourrait donner l’impression qu’au Japon, à l’âge adulte, j’ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d’Ève ni d’Adam révélera qu’à la même époque et dans le même lieu, j’ai aussi été la fiancée d’un Tokyoïte très singulier. » Amélie Nothomb 

Extrait : (1ère page)
"Le moyen le plus efficace d'apprendre le japonais me parut d'enseigner le français. Au supermarché, je laissai une petite annonce: « Cours particuliers de français, prix intéressant ».
Le téléphone sonna le soir même. Rendez-vous fut pris pour le lendemain, dans un café d'Omote-Sando. Je ne compris rien à son nom, lui non plus au mien. En raccrochant, je me rendis compte que je ne savais pas à quoi je le reconnaîtrais, lui non plus. Et comme je n'avais pas eu la présence d'esprit de lui demander son numéro, cela n'allait pas s'arranger. « Il me rappellera peut-être pour ce motif », pensai-je.
Il ne me rappela pas. La voix m'avait semblé jeune. Cela ne m'aiderait pas beaucoup. La jeunesse ne manquait pas à Tokyo, en 1989. A plus forte raison dans ce café d'Omote-Sando, le 26 janvier, vers quinze heures.
Je n'étais pas la seule étrangère, loin s'en fallait. Pourtant, il marcha vers moi sans hésiter."

Mon avis : 2-5.gif

Mais où est donc passée l'Amélie Nothomb des Catilinaires, d'Hygiène de l'Assassin et de Cosmétique de l'ennemie ?
C'est quand même la 3ème année consécutive que je suis déçue par le cru Nothomb...mais malgré tout, je ne peux m'empêcher d'aller l'acheter dès sa sortie. Allez comprendre !

Pour son 16ème roman, Amélie nous fait partager un épisode de sa vie nippone, tout comme elle l'avait fait dans Stupeur et Tremblements. Cette fois-ci, c'est l'étrange expérience amoureuse de la belge et d'un tokyoïte, Rinri, qui nous est racontée. Cela donne lieu à un roman assez intimiste et personnel mais tellement plat par rapport à ses premiers romans ! J'ai quand même apprécié les notes d'humour sur la culture japonaise et les incompréhensions que cela engendre sur la jeune européenne. L'autodérision est toujours au rendez-vous.
Mais il manque à mon sens dans ce roman ce qui fait le charme d'Amélie : sa loufoquerie et son côté déjanté.
Ni d'Eve ni d'Adam reste un roman trop "sage" à réserver aux adeptes du personnage qui auront ainsi l'occasion d'en savoir un peu plus sur le passé de l'écrivain.

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J'ai renvoyé Marta

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

marta-copie-1.jpgJ'ai renvoyé Marta
Nathalie Kuperman
156 pages
août 2005

4ème de couverture :

" Voilà, j'avais une femme de ménage. L'idée d'une femme de ménage m'était venue soudainement, brutalement est un terme plus juste, c'était brutal : il manquait quelqu'un d'essentiel dans ma vie. Marta, ma grand-mère, n'avait jamais eu de femme de ménage, Isabelle, ma mère, n'avait jamais eu de femme de ménage, c'était de famille, pas de femme de ménage. On évitait les soucis. La vie facile, ce n'était pas très bien vu chez nous. "
Sandra engage une femme de ménage. C'est le début d'une descente aux enfers. 

Mon avis : 4-5.gif
Sandra décide d'embaucher une femme de ménage : Marta. Dès le début, comme le titre l'indique, on sait que Marta sera renvoyée.
Alors que la femme de ménage est sensée faciliter la vie de Sandra, c'est tout le contraire qui se produit. Comment dire à Marta que le travail n'est pas bien fait ? Que pense Marta du désordre de l'appartement ? Est-ce que Marta fouille dans les affaires ? Difficile d'accepter qu'une étrangère entre ainsi dans son intimité.
Commence alors pour Sandra le début de la psychose et peut-être même de la folie. Sandra va tendre des pièges pour tester l'honnêteté de Marta. Puis, par pudeur, Sandra va commencer à nettoyer avant l'arrivée de la femme de ménage. Puis ressalir car c'est quand même idiot de nettoyer quand on a une femme de ménage !
J'ai beaucoup aimé l'ambiance troublante et l'écriture originale de ce petit roman lu en moins de 2 heures.

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Les yeux jaunes des crocodiles

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

les-yeux-jaunes.jpgLes yeux jaunes des crocodiles
Katherine Pancol
667 pages
mai 2007

4ème de couverture :
Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie. 


Extrait :
"Elle avait besoin de pleurer. Elle ne savait pas pourquoi. Elle avait trop de bonnes raisons. Celle-là ferait l'affaire. Elle chercha des yeux un torchon, s'en empara et l'appliqua en garrot sur sa blessure. Je vais devenir fontaine, fontaine de larmes, fontaine de sang, fontaine de soupirs, je vais me laisser mourir. "

Mon avis : undefined 
J'ai beaucoup aimé cette saga romanesque, construite à la façon d'un téléfilm. C'est frais, c'est agréable. Ce n'est pas de la grande littérature mais c'est simple et efficace.
Ce roman m'a souvent fait pensé à "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda, l'émotion en moins.
Dans ce roman, il est question d'un côté de Joséphine, historienne du 12ème siècle, passionnée de recherche. Elle est mère de deux filles et est mariée à Antoine, au chômage depuis un an. D'un autre côté, sa soeur, Isis, tout son opposé. Superficielle, vivant au travers de son mari, brillant avocat. Elle mise tout sur sa beauté et ses "grands yeux bleus".
L'histoire débute avec le départ d'Antoine qui va quitter femme et enfants pour partir avec une esthéticienne. Commence alors le temps des remises en question pour Joséphine.
De son côté, Isis, pour briller en société, va s'inventer une vie qu'elle n'a pas.
Les deux soeurs vont se reprocher autour de son mensonge.
Et puis il y a l'entourage : la mère de Jo et Isis, surnommée le "cure-dent" par son mari Marcel. Josiane, la secrétaire et maîtresse de Marcel. Zoé et Hortense, les deux filles de Joséphine. Et il y a encore les voisins, les amis, les collègues...
Toute une série de personnages attachants qu'on aurait tout autant de plaisir à revoir peut-être dans une adaptation au cinéma !

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L'élégance du hérisson

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

L---l--gance-du-h--risson.jpgL'élégance du hérisson
Muriel Barbery
Parution mars 2007
359 pages

4ème de couverture
"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. " 


Extrait :

Mme Michel, elle a l'élégance du hérisson : à l'extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse, mais j'ai l'intuition qu'à l'intérieur, elle et aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont des petites bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégantes".

Mon avis : 4.gif

Un très bon roman, où il est question d'une concierge lettrée et autodidacte, Renée, et d'une jeune fille surdouée de 12 ans et demi, habitante du 5ème étage de l'immeuble, Paloma.
Le roman est rythmé par l'alternance de chapitres décrivant les réflexions de Renée, et les pensées de Paloma au travers de son journal des "Pensées profondes" et des "Mouvements du monde".
Subtil, drôle, émouvant, ce livre ne vous laissera pas indifférent. Un savant mélange de belle écriture et de philosophie.
Les premières pages peuvent être déroutantes, voire complexes, mais il faut persister!
Néanmoins (puisque j'aurai quand même une objection à formuler!) cette réflexion philosophique constante peu parfois être perçues comme un peu "too much" et n'apportant pas toujours au roman, surtout dans la première partie. Mais on comprend peu à peu que tout cela fait parti du personnage de Renée.
Au-delà de cela, les personnages sont très attachants, surtout Renée qui nous amène à réfléchir sur les apparences et les positions sociales. Que vaut une concierge, "petit personnel", au regard des riches habitants de cet immeuble ?
Quant à Paloma, malheureuse et incomprise, elle est effarée devant la vanité de sa famille et est convaincue du haut de ses 12 ans de l'absurdité de la vie. Elle prépare donc consciencieusement son suicide pour le jour de ses 13 ans.
Comment les destins des deux personnages principaux vont être amenés à se croiser ?  Je vous laisse le découvrir!


Site de l'auteur
http://muriel.barbery.net/

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Une pièce montée

par Virginie Moret

publié dans Littérature française

undefined Une pièce montée
Blandine Le Callet
Parution Avril 2007 - 252 pages

4ème de couverture
La pièce montée arrive, sur un plateau immense porté par deux serveurs. Vincent voit osciller au rythme de leur marche cette tour de Babel en choux à la crème, surmontée du traditionnel couple de mariés. Il se dit : C'est moi, ce petit bonhomme, tout en haut. C'est moi. Il se demande qui a pu inventer un gâteau aussi ridicule. Cette pyramide grotesque ponctuée de petits grains de sucre argentés, de feuilles de pain azyme vert pistache et de roses en pâte d'amandes, cette monstruosité pâtissière sur son socle de nougatine. Et ce couple de mariés perché au sommet, qu'est-ce qu'il symbolise, au juste ?

Extrait
"Ca doit être le plus beau jour de notre vie, Vincent, assène-t-elle en détachant les syllabes pour donner à ses paroles le poids nécessaire. C'est comme un spectacle, tu comprends ? Une pièce de théâtre. Nous sommes les personnages principaux, et les invités sont à la fois les figurants et les spectateurs. Pour que ça soit réussi, tout doit être réglé au millimètre!"

Mon avis :  undefined
Ce roman, dont le thème principal est le mariage, est construit sous la forme de portraits croisés. L'histoire raconte le mariage de Bérengère et Vincent, tous deux issus d'une famille "bien sous tous rapports". Chaque chapitre va nous apporter la vision d'un dès protagoniste : la demoiselle d'honneur, la tante, le curé, le marié...
Dans chaque portrait, on découvre ainsi les failles derrire les sourires parfois forcés qu'il est de bon ton d'afficher le jour d'un mariage.... La pièce montée n'est peut-être pas si parfaite qu'elle en a l'air!
Un roman très agréable à lire, dans lequel vous reconnaîtrez peut-être certains membres de votre propre famille.
Je le conseille vivement à toutes celles et à tous ceux qui ont vécu, de près ou de loin, l'organisation d'un mariage et plus généralement à ceux qui ont envie de passer un moment de lecture assez frais.
 

 

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