Puzzle

par rginie

publié dans Romans policiers

Mon avis : 

Aussitôt lu, aussitôt oublié...

Généralement, en ouvrant un roman de Franck Thilliez, on sait que ça ne va pas être de la grande littérature mais qu'au moins, on sera tenu en haleine jusqu'au bout.

Avez "Puzzle", j'ai envie de dire que c'est un peu raté. Dès le début, on comprend très vite quel sera le dénouement de l'histoire. Mais j'ai quand même continué, en me disant que cela serait probablement plus subtile que ce qu'on imagine...mais non !

Les ficelles de l'intrigue sont énormes, lu et relue, bien mieux ailleurs.

Illan et Chloé sont deux jeunes gens passionnés par les chasses aux trésor grandeur nature. La quête ultime : participer au jeu Paranoïa. Ils en connaissent l'existence et le nom. Reste à trouve la porte d'entrée pour y participer.

A force de résolution d'énigmes et de cogitation, ils y parviennent enfin et se retrouvent dans le jeu, dont le décors est un hôpital psychiatrique. La première règle du jeu arrive : "quoi qu'il arrive, rien de ce que vous allez vivre n'est réalité. Il s'agit d'un jeu". Un peu plus tard arrive la règle n°2 : "l'un d'entre vous va mourir".

Quitte à lire ce genre de roman et ce style d'univers, autant se tourner vers le très bon Shutter Island.

Voir les commentaires

D'autres vies que la mienne

par Virginie

publié dans Littérature française

Mon avis : 4-5.gif

Il y a des auteurs, allez savoir pourquoi, que nous n'avions jamais convié dans notre bibliothèque. Et puis un jour, à force d'en entendre parler autour de soi, on finit par se lancer.

Emmanuel Carrère en fait partie, et c'est une excellent découverte !

Déjà, ce titre ! J'avais souvent lu/entendu qu'Emmanuel Carrère était un auteur très narcissique (ce qui m'avait jusqu'alors freiné) Là, il annonce la couleur et je ne sais pas, peut-être une découverte pour lui que non, il n'est pas le centre du monde.

Il va en effet prêter sa plume à différents individus qu'il va croiser afin de se faire l'humble transcripteur de leur histoire.

Il y a d'abord cet évènement terrible qu'est le tsunami au Sri Lanka avec la disparition d'une petite fille de 4 ans. Il était lui-même en vacances et assiste, impuissant, au désastre et au cauchemar des parents. Quelques mois plus tard, de retour en France, c'est un autre drame auquel il va assister. La récidive du cancer de sa belle-soeur, âgée de 30 ans.

Pour des parents, comment survivre à la mort d'un enfant, et pour des enfants, comment survivre à la mort d'une mère. Tout cela est triste, très triste (les larmes ont coulé...) mais que c'est bien écrit !

 

 

« À quelques mois d’intervalle, la vie m’a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d’un enfant pour ses parents, celle d’une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu’un m’a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n’écris-tu pas notre histoire ? C’était une commande, je l’ai acceptée. C’est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l’amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d’un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s’occupaient d’affaires de surendettement au tribunal d’instance de Vienne (Isère). Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d’extrême pauvreté, de justice et surtout d’amour. Tout y est vrai. »

Voir les commentaires

Le cas Malaussène

par Virginie

publié dans Littérature française

Mon avis : ?!?

Bon, autant le dire tout de suite, j’ai détesté ce livre ! Je n’ai d’ailleurs pas réussi à aller au-delà de la moitié tant le style et l’histoire m’ont laissé perplexe. Je sais que Daniel Pennac est un auteur très largement mis en avant pour cette rentrée littéraire et qu’il est dans les finalistes du prix RTL-Lire, mais bon Dieu, pourquoi ?!? Un maison d'édition influente, peut-être...

Je n’ai pas lu les précédents romans de Daniel Pennac (La fée carabine, La Petite Marchande de Prose, Au bonheur des ogres…) donc forcément, ça n’aide pas. En effet, le roman commence par des références à tous les personnages qui ont gravité dans ces précédents ouvrages avec des allers-retours incessant vers un glossaire reprenant le qui est qui. Comme entrée en matière, on aura connu mieux ! Mais je me suis accrochée en attendant des pages meilleures.

Mais là pas moyen. L’univers et la verve de Daniel Pennac me dépassent totalement. C’est loufoque, fouillis, confus.

J’ai lu pas mal de critiques qui encensaient ce roman, le montrant comme le grand favori de cette sélection. Pour moi, c’est bien le bon dernier, de loin, parmi les 5 finalistes ! 

-Et comment elle t'a fait ça ?
- Les deux pieds dans la gueule, expliqua Manon. Deux fois en trois secondes.
- Karaté, conclut Titus. Nidan geri, si je me souviens bien. Niron geri, peut-être. Une caresse du genre.
- Ses godasses, c'est des fers à repasser ?
- Gnluibedraizarazeazetvigledegiene.
- D'accord, tu lui peteras sa race à cette fille de chienne.
Manin haussa les sourcils :
- Putain, vous apprenez vite, capitaine!

Voir les commentaires

Sous le compost

par Virginie

publié dans Littérature française

Mon avis :  undefined

Sous le compost, c’est l’histoire d’un trentenaire, Franck, marié, 3 filles.

Ecrivain raté, un peu fainéant sur les bords, écologiste convaincu. Chez lui, c’est sa femme, Gisèle, qui travaille. Elle est vétérinaire de campagne, avec des horaires de dingue.

Mais Franck se complait dans cette situation pépère, tout comme sa femme. Un jour, ce charme tranquille de la vie conjugale de campagne se rompt avec l’arrivée d’une lettre anonyme révélant l’infidélité de sa femme. La réaction de Franck est juste incroyable : pas d’énervement, pas de coup de sang. Non, juste une sorte de résignation et une conviction : hors de question de renoncer à ce bel équilibre, quelque soit la faute de sa femme.

Dans les jours qui suivent, l’épouse de l’associé de Gisèle à la clinique vétérinaire contacte Franck et lui déclare tout de go que c’est certain, sa femme a une aventure avec son mari. Les horaires à rallonge ne sont qu’un prétexte, il faut se rendre à l’évidence. Et voilà un été qui s’annonce pour le moins mouvementé ! La prise de distance de Franck par rapport à la dissolution de son couple est parfaitement retranscrite par l’auteur et le ton adopté fait du personnage de Franck un être aussi drôle qu’agaçant.

Mon impression : c’est divertissant, on accroche bien dès les premières lignes. J’ai cependant eu l’impression que l’auteur se cherchait un peu. Je n’ai pas compris le revirement que prend le roman dans le dernier tiers du livre. On bascule dans le « polar » mais était-ce bien nécessaire ? Tout comme je m’interroge sur la pléthore de scènes de sexe au début du roman.

Un premier roman pour l’auteur qui laisse entrevoir de belles perspectives mais qui pour moi n’est pas suffisamment cohérent malgré de très bonnes idées et une atmosphère très bien rendue.

Tant que le pire ne s'était pas produit, le meilleur pouvait encore arriver.

Voir les commentaires

Tout ce dont on rêvait

par Virginie

publié dans Littérature française

Mon avis :  4-5.gif

Tout commence dans les années 90 quand Justine, 25 ans, s’éprend d’Alex, un jeune homme fêtard et collectionneur de jupons.

Pourtant, on la retrouve quelques pages et années plus loin mariée à son frère Nicolas. Beaucoup plus rationnel qu’Alex et les pieds sur terre. Justine va s’accommoder de ce bonheur sans extase pendant plus de 20 ans, avec toujours l’ombre d’Alex et de cette passion avortée. Mère de deux enfants/ado, elle exerce le difficile métier d’infirmière en psychiatrie. Pas évident lorsqu’on a soi-même un grand nombre de failles, en partie liées à sa propre enfance.

Tout va basculer le jour où son mari, Directeur financier, perd son travail à un âge où le marché vous considère presque comme « périmé » alors que l’envie et l’enthousiasme son encore bien présents.

Perdre son statut social, c’est perdre son identité et ses repères. L’heure des remises en question a sonné au moment où on ne s’y attendait pas.

Qu’a-t-on fait de nos 20 ans, de nos rêves et de nos espoirs a-t-on envie de dire ?

Roman trans générationnel, terriblement actuel, qui à mon sens dépeint à merveille la société dans laquelle nous vivons.

Mon coup de cœur de cette sélection RTL-Lire 2017 !

On passe à côté de 95% de son existence, il faut juste arriver à profiter des 5% restants.

Voir les commentaires

Article 353 du code pénal

par Virginie

publié dans Littérature française

Mon avis : 

Sous un titre nébuleux et peu sexy se cache en fait un roman plutôt captivant aux allures de polar.

Tout commence dans le bureau du juge. Antoine Kermeur a été arrêté par la police, accusé du meurtre du promoteur immobilier Antoine Lazenec. Comment en est-il arrivé là ? C’est ce que va tenter de comprendre le juge, qui l’invite à retracer son parcours.

Au travers de cette longue confession, le lecteur découvre petit à petit l’enchaînement des faits sur base d’une vaste arnaque immobilière.

Antoine Lazenec, à ce moment-là fragilisé par un divorce, voulait finalement le meilleur pour l’avenir de son fils. Mais l’homme, après avoir perdu son travail et sa femme, et quelque part son fils, voit se profiler la perte de sa prime de licenciement.

La honte s’abat sur lui et l’engrenage vers la perte de dignité. On écoute, comme le juge, comment une banale histoire se métamorphose en drame.

Le texte est fort, captivant, parfaitement au service de ce huis-clos. Un conseil : surtout ne pas chercher à savoir en quoi consiste ce fameux article 353 car il représente la clé du dénouement final…

Finaliste prix RTL-Lire 2017

 

Peut-être même que l'enfance , ça n'existe pas. Peut-être qu'à n'importe quel âge, on encaisse le monde comme il va et puis c'est tout. Et seulement certaines heures en s'écoulant font comme des marques noires qui vous construisent.

Voir les commentaires

Une femme au téléphone

par irginie

publié dans Littérature française

Mon avis :  3-5-copie-1.gif

Charlène, 63 ans, alias « la femme au téléphone ». Elle est seule, passablement perturbée et passe son temps à téléphoner à sa fille ou à lui laisser des messages culpabilisants pour que celle-ci la rappelle.

Le lecteur suit tout le long du roman ces « conversations » avec l’idée plutôt originale de ne faire parler que la mère. On ne sait jamais ce que la fille répond ni comment elle réagit aux messages laissés, mais on le devine au travers des réponses de la mère.

Vrai-faux dialogue entre une mère envahissante et une fille qui prête une oreille plus ou moins attentive à ses supplications, ce drôle de roman se lit d’une traite. L’écriture est vive et percutante. J’ai quand même trouvé le dernier tiers du livre un peu moins intéressant.

Les pérégrinations de la mère sur les sites de rencontre ont un goût de déjà lu et n’apportaient pas grand-chose à l’histoire. Pour le reste, c’est une belle découverte !

 

Finaliste du prix RTL-Lire 2017

Alors ? Tu te sens comment ? Dire que tu vas avoir un enfant, tu te rends compte ? Tu vas être maman ! TU-VAS-ETRE-MAMAN ! Je n’arrive pas à y croire. Ah, non, c’est dingue, je ne peux pas m’y faire, pas du tout.

Voir les commentaires

Sur les chemins noirs

publié dans Littérature française

Mon avis : 

Le personnage de Sylvain Tesson m'a souvent intrigué, mais je n'avais jusqu'alors pas eu l'occasion de lire ses ouvrages.

Grand voyageur, Sylvain Tesson a eu un très grave accident en 2014 en tombant d'un toit. Il est en mille morceaux, à deux doigts de la mort. Mais il s'en sortira, rafistolé dans tous les sens, avec de lourdes séquelles.

Celui qui jusqu'alors arpentait le monde décide en août 2015 de partir à la conquête d'un pays qu'il avait à portée de main : la France ! Mais pas n'importe quelle France : celle de l'hyper-ruralité comme aime à dire nos politiques parisiens.

Durant 4 mois, il va traverser la France, du Mercantour au Cotentin en empruntant les chemins oubliés, les fameux "chemins noirs", la plus basse catégorie des cartes IGN.

Loin de l'agitation urbaine, Sylvain Tesson reprend confiance en son corps douloureux et en son âme fracassée.

De villages abandonnées en sentiers dont la nature à repris les droit, l'écrivain baroudeur nous livre une expérience que chacun devrait pouvoir faire une fois dans sa vie.

Certains passages sont magnifiques et pas mal de réflexions très pertinentes. Mais ce livre aurait néanmoins mérité un peu plus d'épaisseur et de développements. Peut-être dans un prochain roman?

Voir les commentaires

La route

publié dans Littérature étrangère

Mon avis :  5.gif

 

L'apocalypse a eu lieu, il y a déjà de nombreuses années. Que s'est-il passé? L'auteur ne nous le dit pas. Tout ce que l'on sait, c'est que le pays (les Etats-Unis) est dévasté et couvert de cendres. Le long de la route, les cadavres jonchent le sol.

Et le long de cette route, un homme et son fils. Ils sont sales, ils ont faim, ils ont froid. Mais ils avancent, en quête d'un supposé monde meilleur, près de la mer. Ils sont tout l'un pour l'autre, dernier espoir d'humanité. Leur vie n'est plus qu'une survie, à la recherche de nourriture et d'un lieu sécurisé pour dormir. Ils doivent se méfier en permanence des autres hommes qu'ils pourraient croiser car certains d'entre eux se sont transformés en cannibales

Un roman lugubre mais magnifique, qui a obtenu le prix Pulitzer en 2007. Seule l'ultime fin ne m'a pas convaincue, même si plusieurs interprétations sont possibles...

 

 

 

Voir les commentaires

Chanson douce

publié dans Littérature française

Mon avis : 5.gif

 

Lorsque Myriam, jeune mère de famille décide de reprendre sa carrière d'avocate, son mari émet d'abord quelques réserves. Mais devant l'insistance de sa femme et son indéniable mal être, il finit par se laisser convaincre.

Le couple se met alors en quête de la nounou idéale qui prendra soin de leurs deux bambins, non sans mal. Ils finissent néanmoins par tomber sur celle qui semble rassembler tous le critères, Louise. Elle se révèle être en tous points la nounou parfaite, adorée des enfants et chérie par les parents. Trop parfaite?

Le lecteur sait pourtant dès le début que tout cela va se terminer par l'effroyable meurtre des deux enfants...

Chose incroyable, Leïla Slimani arrive à tenir son lecteur en haleine en reprenant le fil de l'histoire à rebours pour arriver à l'horreur finale. Les éléments se mettent en place petit à petit dans une atmosphère à la fois envoûtante et glaçante. 

Un prix Goncourt qui allie à la fois une superbe intrigue et un très beau style que je recommande vivement !

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>