Articles avec litterature etrangere

Les grand-mères

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

undefinedLes grand-mères
Doris Lessing
09/2007
94 pages

4ème de couverture : 
Sur la terrasse d'un café dominant la baie de Baxter's Teeth, deux familles, qui semblent n'en former qu'une, se prélassent au soleil. Roz et Lil, les grand-mères, restées belles, entourées de Tom et Ian, leurs fils, et de leurs petites-filles, semblent filer le parfait bonheur. Depuis toujours, Roz et Lil sont aussi inséparables que des sœurs jumelles, et l'affection qu'elles se portent s'est doublée peu à peu d'un amour pour le moins trouble de chacune pour le fils de l'autre. Mais, quand Mary, la femme de Tom, surgit, pleine de colère, l'ombre débarque dans ce tableau idyllique... Grâce à la légèreté de son écriture, Doris Lessing signe avec Les grand-mères un roman décapant sur les non-dits et la dissimulation.



Mon avis : 1.gif
J'ai été attirée par la couverture du livre qui présentait Doris Lessing comme le prix Nobel de Littérature 2007. Et bien ce roman, heureusement très court et pas très cher, est une vraie déception !! L'histoire est à peine crédible : deux amies d'enfance, devenues grand-mères, on en fait eu une liaison prolongée avec leurs fils réciproques, formant ainsi une sorte de "ménage à quatre"...
Au-delà tu thème qui ne m'a pas convaincu, j'ai trouvé l'histoire très répétitive. Il ne se passe rien. Les personnages sont très peu fouillés.
La seule chose intéressante et "drôle", c'est quand même de se dire que l'auteur avait 80 ans lors de l'écriture de ce roman. Une grande ouverture d'esprit pour cette mamie !!!
En tout cas, ce n'est probablement pas ce roman qui lui a permis de se hisser au grade de Nobel de la Littérature...

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Bruits du coeur

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

bruits-du-coeur.jpgBruits du coeur
Jens Christian Grondahl
Janvier 2004
322 pages

4ème de couverture :
Le narrateur, dont nous ne saurons jamais le nom, approche de la quarantaine. Il vit à Copenhague, où il gagne assez modestement sa vie en tant que spécialiste des estampes japonaises. Son ami d'enfance, Adrian, vit désormais à New York où il connaît une belle réussite sociale, et c'est une lettre de lui qui va tout déclencher. Car la lettre d'Adrian ne lui parvient que cinq jours après le décès de celui-ci, terrassé par une crise cardiaque. Décès qui lui est annoncé par Ariane, son ancienne maîtresse, qui est aussi la sueur d'Adrian.

Dans cette lettre, Adrian semblait évoquer un lourd secret, et le narrateur a le sentiment de n'avoir jamais été à la hauteur de l'amitié qu'Adrian avait pour lui. Mû par le remords et la culpabilité, il n'aura de cesse de découvrir quel est ce secret - retrouvant ainsi ses propres souvenirs et découvrant la vie réelle d'Adrian. À travers cette quête, le narrateur ne cherche au fond qu'une chose, sans le savoir : comprendre ces " bruits du coeur ", toutes les facettes de l'amour humain, à travers les questions de la gémellité, de l'inceste et de la difficulté d'être parent. Toute la construction romanesque repose sur un travail de souvenir déclenché par la mort, qui vise à comprendre le passé et à sonder l'âme humaine.

Mon avis : undefined
Lu dans le cadre de la préparation du swap "Littérature scandinave", ce roman est pour moi une belle découverte. 
L'écriture est très belle, toute en retenue. Le roman est d'une grande sensibilité et sous-entendus alors que l'on aurait très vite pu tomber dans le scandaleux.
Les histoires d'amour se mêlent à l'amitié masculine. La nostalgie et les non-dits forment la trame de ce roman.
Il n'y a pas beaucoup d'action mais on ne s'ennuie pas une minute.
Et puis une remarque particulière sur le titre : tellement beau lorsque l'on sait de quoi il s'agit. Enfin je vous laisse découvrir...

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Le livre de Noël

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

le-livre-de-noel.jpgLe livre de Noël
Selma Lagerlöf
10/2007
150 pages

4ème de couverture :
Au fil de ces récits, aussi charmants que des contes dits à la veillée, on fera la connaissance d'une petite fille suédoise qui reçoit un livre d'étrennes... en français. On découvrira l'origine de la légende de sainte Luce, très prisée en Suède. On saura ce que font les animaux durant la nuit de Noël et comment le rouge-gorge devint rouge. On apprendra qu'une mère peut être jalouse de sa propre fille. On lira l'aventure d'un colporteur, voleur et repenti. On assistera au dialogue entre un fossoyeur et le crâne d'un homme assassiné. Et l'on sera surpris par une confrontation inédite entre Jésus et Judas. De ce recueil, profondément empreint de foi religieuse mais aussi de chaleur et de philosophie, émane ce que l'on appelle volontiers la magie de Noël : un mélange de générosité et de mélancolie, de compassion et de joie, sublimé par le talent de conteuse de Selma Lagerlöf.


Mon avis : undefined

En vue de la préparation du swap "littérature scandinave", je suis aller fouiner à la Fnac et je suis tombée par hasard sur ce délicieux petit livre de contes.
Pour ceux qui ne le savent pas, Selma Lagerlöf est l'auteur du célèbre livre "Le voyage de Nils Olgersson".
Ici, il s'agit de petites nouvelles de quelques pages chacune, toutes très plaisantes. L'intitulé du livre correspondent en fait au titre de la 1ère nouvelle de cet ouvrage, mais les autres nouvelles s'inscrivent également bien dans l'esprit de Noël : froid, neige, générosité, leçons de vie...
Enfin une bien belle trouvaille qui trouvera très probablement sa place dans mon colis pour le swap...

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Harry Potter et les Reliques de la Mort

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

HP.jpgHarry Potter et les Reliques de la Mort
J.K.Rowling
10/2007
809 pages

4ème de couverture :
L’ambition de son projet est immense, folle… et représente dix sept ans d’élaboration, de rédaction, de concentration! Les six premiers volumes ont été lus, scrutés, analysés, par un nombre exceptionnel de jeunes et d’adultes… Chacun est suspendu aux révélations que le volume 7 va apporter. Dix-sept ans, c’est aussi l’âge que Harry va atteindre dans ce volume 7, l’âge de la majorité pour un sorcier, l’âge de la résolution de son destin. Même si l’on ne croit guère aux symboles, difficile d’ignorer le chiffre 7 qui est en filigrane de l’épopée de Harry Potter : c’est bien le septième mois de la septième année du siècle, en juillet 2007, que le septième et dernier volume des aventures de Harry va paraître dans sa langue d’origine, l’anglais – le 21 juillet. [...]
Pendant dix-sept ans, J. K. Rowling a cheminé vers ce dernier chapitre du septième volume qu’elle avait écrit dès l’origine : tel un phare au bout du tunnel de tous les doutes, de toutes les rumeurs, de toutes les fatigues. Je suis sûre que le voyage que nous ferons au cours des quelques centaines de pages qui nous conduiront, nous lecteurs, à ce dernier chapitre sera une expérience forte et profondément marquante. Une lecture épique à la hauteur de toutes nos attentes ! Il ne nous reste plus qu’à nous préparer à l’apprécier à sa juste valeur, en revisitant les six volumes précédents, où sont plantés les innombrables indices et mystères qui seront tous révélés dans Harry Potter 7 : Harry Potter et les Reliques de la Mort.

Mon avis : undefined
Et oui, Harry Potter, c'est fini... Avec ce dernier opus, J.K.Rowling signe la fin des aventures de notre jeune sorcier et ce à l'aube de sa vie d'adulte.
On retrouve avec plaisir les trois jeunes sorciers : Harry, Ron et Hermione, mais cette fois hors du contexte de Poudlard (dommage...) Ils ont décidé de ne pas poursuivre leurs études car une mission bien plus grande les attend : la quête confiée par Dumbledore pour retrouver les Horcruxes et battre celui-dont-on-ne-peut-pas-prononcer-le-nom.

Alors pour moi, il y a du très bon et du très mauvais dans ce roman.
Tout d'abord, le début : c'est très long et laborieux. L'action a du mal à démarrer. Et contrairement aux autres tomes, j'ai trouvé que cela manquait de rappels des évènements passés. J'étais un peu perdue au début car ayant lu le tome 6 il y a plus d'un an, tout n'était plus très frais dans ma mémoire.

Mais une fois l'action partie (après environ 200 pages quand même!) cela ne s'arrête plus. L'action est pleine de rebondissements et les révélations sont multiples.

Le roman est le plus sombre de tous les "Harry Potter". Les morts et les blessés sont en pagaille. Ca ne rigole plus !! A chaque page, on craint sincèrement pour la vie d'Harry.

Par contre, le dernier chapitre est vraiment consternant... Enfin, je vous laisse en juger, mais je pense que J.K.Rowling aurait pu trouver mieux !

L'épopée Harry Potter restera quand même un grand moment de lecture à conseiller à tous les grands enfants !

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Les filles de Hallows Farm

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

hallows-copie-1.jpgLes filles de Hallows Farm
Angela Huth
09/1997
556 pages

4ème de couverture :
Octobre 1941. Trois jeunes filles volontaires se retrouvent dans une ferme isolée du Dorset pour remplacer les hommes partis à la guerre : Prue l'effrontée, coiffeuse à Manchester ; Stella, la romantique, qui se croit amoureuse d'un enseigne de vaisseau ; Agatha, l'étudiante rêveuse de Cambridge.
Leur intrusion bouleverse la vie des fermiers - et notamment celle de Joe, leurs fils, réformé pour raison de santé et très officiellement fiancé à Janet qui travaille dans une usine d'armement.
Dans cet univers rustique déroutant, Prue, Stella et Agatha nouent entre elles et avec leurs hôtes des liens compliqués et intenses qui dureront toute la vie. Le décor d'une campagne apparemment paisible peut favoriser les jeux ou les feux de toutes sortes de passions.

Mon avis : undefined
Ce roman est basé sur un fait historique réel : le recours à des jeunes filles anglaises volontaires pour travailler dans les fermes afin de compenser le départ à la guerre des hommes et assurer ainsi la production de nourriture.
J'ai été très touchée par les 3 personnages principaux aux caractères tellement différents : l'effrontée, la romantique et l'étudiante un peu coincée sans parler de Joe, le troublion ! J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce roman. Ne cherchez cependant pas l'action, il n'y en a presque pas. Tout se passe au fil des journées harassantes que vivent les 3 filles, tellement habituées à leur confort citadin. Ce roman nous fait voguer au fil des états d'âmes des personnages et surtout de leurs amours. 3 filles et 3 approches totalement différentes de cet amour recherché à tout prix ! 
Le tout est tellement frais et agréable que je me suis laissée portée avec délice. La dernière page est arrivée bien trop vite... 

Merci à
Véronique de m'avoir fait découvrir ce roman dans le cadre du swap Thé et Littérature !

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Rafael, derniers jours

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

Rafael, derniers jours
Gregory Mcdonald
juin 2005
190 pages

4ème de couverture :
Il est illettré, alcoolique, père de trois enfants, sans travail ni avenir. Il survit près d'une décharge publique, quelque part dans le sud-ouest des États-Unis. Mais l'Amérique ne l'a pas tout à fait oublié. Un inconnu, producteur de snuff films, lui propose un marché : sa vie contre trente mille dollars. Il s'appelle Rafael, et il n'a plus que trois jours à vivre... Avec ce roman, Gregory Mcdonald n'a pas seulement sondé le coeur de la misère humaine, il lui a aussi donné un visage et une dignité.


Mon avis : undefined undefined

Voici un petit livre très noir qui frappe fort le lecteur. Dans l'espoir de sauver sa famille et sa communauté, Rafael va faire un pacte avec le diable, un producteur de snuff film : sa vie contre 30000 dollars. Nous vivons alors les 3 derniers jours de sa vie, qu'il va passer à rêver et à faire rêver sa femme et ses enfants.
Ce roman est triste, poignant, cruel. L'honnêteté et la naïveté de Rafael font mal. A lire de toute urgence, mais à éviter si l'on se sent un peu déprimé car ce roman est l'anti conte de fée par excellence !!

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Le secret

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

le-secret2.jpgLe secret
Anna Enquist
Octobre 2001
230 pages

4ème de couverture :
Très tôt bercée par la voix de sa mère et par le piano de son maître de chant, Dora Dirique n'a jamais vécu que pour la musique. Rêveuse, farouche, elle a fait du piano son confident et son porte-parole, jusqu'à ce que la maladie l'oblige à interrompre une carrière pourtant très prometteuse. Aujourd'hui elle affronte, pour la première fois depuis des décennies, un grand piano noir qu'elle a désiré installer dans sa nouvelle maison.
Des premières heures de sa vie à cette tentative de renaissance, son histoire se recompose peu à peu, au fil de courtes scènes dans lesquelles les moindres détails - un parfum trop appuyé, un plat qui glisse et tombe à terre - ont l'acuité d'une révélation. Dans la mélodie de ses souvenirs, ce sont les silences qui donnent le ton : la sombre réserve de son père, les secrets de sa mère, le mutisme de son frère handicapé, les soupirs du professeur de piano.
Mélancolique et passionnée, cette confession à la troisième personne parle de la puissance de la musique face à la vanité du langage, de la faiblesse humaine et du grand chagrin, de l'amour fou et du Concerto italien de Bach.

Mon avis : 3-5-copie-1.gif

Un roman agréable à conseiller aux passionnés de musique - de piano en particulier- et à lire en écoutant Bach.
L'histoire est globalement assez triste et " le secret " dont il est question dans le titre de l'ouvrage n'est pas vraiment le centre du roman. Ce n'est donc pas un livre à suspense !
Dans ce roman, 3 histoires s'entremêlent : l'histoire de Dora de nos jours, l'histoire de Dora durant son enfance et sa vie de jeune adulte et enfin l'histoire de Bau, son mari (allez, une analyse à 2 balles : une allusion aux fugues de Bach à 3 Voix ?!?)
Dora est une petite fille née en 1933 qui se révèle très rapidement douée pour le piano. Elle y trouvera petit à petit son refuge et son seul moyen de s'exprimer. Très peu douée pour les relations humaines, Dora est plutôt spectatrice de sa propre vie, sauf lorsqu'il s'agit de musique. Le tout se déroule sur fonds de seconde guerre mondiale.
Je reste quand même un peu mitigée sur ce roman car je ne me suis pas vraiment attachée au personnage de Dora, peut-être à cause de la distance que met l'auteur avec ses personnages, un peu comme Dora le fait avec son entourage. J'aurai aimé rentrer un peu plus dans la psychologie des personnages.
Cela me donne néanmoins envie de lire les autres romans de cet auteur néerlandais.

 

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Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux...

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

indien.jpgLes fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire
Vikas Swarup
Avril 2007
364 pages

4ème de couverture :
Quand le jeune Ram Mohammad Thomas devient le grand vainqueur de «Qui veut gagner un milliard de roupies ?», la production soupçonne immédiatement une tricherie. Comment un serveur de dix-huit ans, pauvre et inculte, serait-il assez malin pour répondre à treize questions pernicieuses ? Accusé d'escroquerie, sommé de s'expliquer, Thomas replonge alors dans l'histoire de sa vie... Car ces réponses, il ne les a pas apprises dans les livres, mais au hasard de ses aventures mouvementées ! Du prêtre louche qui laisse trop volontiers venir à lui les petits enfants à la capricieuse diva de Bollywood, des jeunes mendiants des bidonvilles de Bombay aux touristes fortunés du Taj Mahal, au fil de ses rencontres, le jeune homme va apprendre que la fortune sourit aux audacieux... 


Extrait :
"J'ai été arrêté. Pour avoir gagné à un jeu télévisé. On est venu me chercher tard dans la soirée, à une heure où même les chiens errants dorment déjà. Ils ont enfoncé ma porte, m'ont passé des menottes et m'ont escorté jusqu'à la jeep qui attendait en faisant tourner son gyrophare rouge."

Mon avis : undefined

Un livre très dépaysant dans l'Inde moderne. Beaucoup d'humour, de générosité, de cruauté et d'amour. On ne s'ennuie pas une seconde. J'ai beaucoup aimé la construction de ce roman.
Chaque chapitre correspond à une question du jeu "Qui veut un milliard de roupies?", l'équivalent de notre "Qui veut gagner des millions", avec le Jean-Pierre Foucault local, un brin mafieux.
Et on se rend compte que sans être allé à l'école, le jeune Ram s'est en fait cultivé au travers des différentes rencontres qui ont jalonné sa vie. 
Un très beau roman sur l'Inde des miséreux qui tentent par tous les moyens de survivre, abordé d'une façon très originale.

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La dernière valse de Mathilda

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

mathilda.jpgLa dernière valse de Mathilda
Tamara McKinley
Février 2005
567 pages

4ème de couverture :
Dans la chaleur étouffante du bush australien, Mathilda, treize ans, fait ses adieux à sa mère. Quelques voisins sont rassemblés autour de la tombe, pour rendre un der­nier hommage à cette femme courageuse.

Un peu à l'écart, le père de Mathilda n'a qu'une hâte : que tout cela se termine afin qu'il puisse vendre le domaine de Churinga. Mathilda, elle, comprend que les choses ne seront jamais plus comme avant...

Cinquante ans plus tard, Jenny découvre le journal intime de Mathilda. À mesure que progresse sa lecture, l'angoisse l'assaille... A-t-elle bien fait de venir s'installer à Churinga ?

Par son atmosphère envoûtante, la force de ses person­nages, cette saga australienne s'inscrit dans la lignée des chefs-d'oeuvre de Colleen McCullough.

Tamara McKinley a été élevée par sa grand-mère en Australie. Publié dans dix-sept pays, La Dernière Valse de Mathilda a enthousiasmé des centaines de milliers de lectrices. En Suède, ce roman a été élu «saga de l'année».

Extrait :
"L'horizon semblait vibrer, diluant l'ocre lumineux du désert dans le bleu immaculé de la voûte céleste. Autour de Mathilda résonnaient les sons au sein desquels elle avait grandi ; cet univers qui était le sien faisait entendre sa voix propre, dont les intonations familières lui apportaient  un réconfort inattendu.
Elle ferma les yeux. Aux geignements des moutons dans les enclos se mêlaient les cris des cacatoès querelleurs, aux crêtes couleur de soufre, le caquètement lointain des kookaburras rieurs, et les cliquetis des harnais. Dans l'épreuve la plus douloureuse de sa vie, le charme de Churinga opérait encore."

Mon avis : undefined

Une histoire de femme pour les femmes !
J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman australien. Ce n'est pas de la grande littérature, mais le charme opère quand même.
Le cocktail : amour, aventure, descriptions de paysages grandioses, vieilles histoires de famille.
On dirait la saga de l'été de TF1 !
Il m'a été difficile de lâcher cette histoire envoûtante et très dépaysante.
Seul petit bémol : le roman est quand même parfois un peu cousu de fil blanc.  

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Kafka sur le rivage

par Virginie Moret

publié dans Littérature étrangère

kafka.jpgKafka sur le rivage
Haruki Murakami
Décembre 2005
638 pages

4ème de couverture :
Kafka Tamura, quinze ans, s'enfuit de sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. De l'autre côté de l'archipel, Nakata, un vieil homme amnésique décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s'entremêlent pour devenir le miroir l'une de l'autre tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d'un murmure enchanteur. Les forêts se peuplent de soldats échappés de la dernière guerre, les poissons tombent du ciel et les prostituées se mettent à lire Hegel. Conte initiatique du XXIe siècle, Kafka sur le rivage nous plonge dans une odyssée moderne et onirique au coeur du Japon contemporain.

Extrait :
"- Nakata est désolé, mais il ne connaît pas ce monsieur.
- Ah bon? Tu ne connais pas la chaîne de fast-foods Kentucky Fried Chicken? C'est étonnant, de nos jours. Enfin, bref, peu importe. En fait, ce vieux est une idée abstraite. Ce n'est ni un homme, ni un dieu, ni un bouddha. C'est un concept, donc il n'a pas de forme. Mais comme il faut une apparence extérieure, il prend de temps en temps cette forme-là.
Nakata frotta sa chevelure poivre et sel d'un air embarassé.
- Nakata ne comprend pas bien ce que vous dites.
- Pour être franc, moi non plus, je ne comprends pas bien."

Mon avis  :undefined

Après n'avoir lu que des critiques élogieuses à l'égard de ce roman, j'avoue avoir été un peu déçue...J'ai eu beaucoup de mal à me laisser transporter dans l'univers de Murakami, auteur que je découvre. Ce roman nous fait voyager dans un univers onirique et mystérieux, où tout n'est que métaphore, allégorie et sens caché, le tout avec une écriture envoûtante.

En ce qui concerne l'histoire, la trame de fonds est le mythe d'Oedipe revisité à la sauce Murakami. Cependant, au fil des pages, l'auteur nous éloigne petit à petit de ce sujet de base. Le roman alterne entre l'histoire de Kafka, jeune adolescent fugueur, et Nakata, vieux monsieur simple d'esprit qui a perdu ses facultés mentales lors d'un étrange accident pendant la guerre. Tous les deux vont suivre leur propre chemin, attirés par une force qui les dépasse. Ils ne savent pas où ils doivent aller ni pourquoi. Lors de leurs quêtes individuelles, on rencontre alors des chats qui parlent, des sangsues et des poissons qui tombent du ciel et des être fantômatiques venus d'une autre époque. Rationnalistes s'abstenir !

Muraki est un auteur érudie. Les références à la culture occidentale sont nombreuses (à noter d'ailleurs que Muraki a beaucoup plus de succès à l'étranger que dans son propre pays).

Je pense que c'est un roman à relire plus tard car il est à mon sens difficile de tout saisir à la première lecture. J'ai un peu l'impression d'être passée à côté...


D'autres critiques plus enthousiastes:
http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-6067069.html
http://essel.over-blog.com/article-3365604.html

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